Page - 7 juillet, 2010
L’écosystème océanique risque de basculer. Si les hommes ne cessent pas de déverser leurs poubelles dans le biotope fascinant qui les entoure, celui-ci ne sera bientôt plus qu’un cloaque.
Débris plastiques sur la plage d'Honolulu. (Hawaï/USA) ©Greenpeace/Hofford
«Si nous empoisonnons les océans, nous nous empoisonnons nous-mêmes; nous devons les sauver. L’instinct de survie, propre à toute forme de vie, devrait nous forcer à modifier notre manière de vivre.».
Elisabeth Mann Borgese (1918–2002), Professeur de droit des mers
Les océans recouvrent deux tiers de la planète. Ils sont le ‘berceau de la vie’. Ils abritent en effet d’innombrables plantes et animaux. L’écosystème marin est cependant en danger. C’est la faute aux poisons chimiques et aux métaux lourds résultant de l’activité industrielle, au pétrole provenant des plateformes de forage et des accidents maritimes, aux déchets radioactifs provenant des essais de bombes atomiques et du retraitement du combustible nucléaire irradié: on déverse tout dans la mer, à ‘bon marché’.
Les impacts sont effrayants. La chaîne alimentaire véhicule de dangereux polluants organiques persistants (POP) qui contaminent humains et animaux. Les POP perturbent les systèmes immunitaire et hormonal, provoquent le cancer et nuisent à la fertilité. Il est connu que les corps des phoques, des baleines et de nombreux poissons emmagasinent tellement de POP qu’il faut les éliminer comme déchets spéciaux!
Les mers ne doivent pas devenir des poubelles. Greenpeace revendique catégoriquement que le déversement de polluants soit immédiatement réduite au minimum et cesse complètement à moyen terme.