Page - 7 juillet, 2010
Ceux qui aiment le poisson devraient prêter attention aux méthodes de pêche: un nombre croissant de bateaux usine ramassent tout ce qui se vend sans se soucier des pertes engendrées.
Le chatulier Marshal Vasilevskiy dans les eaux africaines. ©Greenpeace/Åslund
«Dans la branche alimentaire et cela depuis dix ans, tout tourne autour du poisson. La consommation mondiale augmente sans cesse. En Suisse, l’augmentation a été de 15% entre 2001 et 2005. Dans le monde, celle-ci a été multipliée par six depuis 1950.».
Das Magazin, Tages-Anzeiger du 10 février 2007
Le poisson, c’est sain. Mais pour nos enfants et petits-enfants, le poisson pourrait devenir une délicatesse inabordable. La surpêche a déjà décimé les espèces les plus appréciées, le thon, l’espadon, la morue, le flétan ou le flet: depuis les années 1950, 90% des stocks ont déjà disparus. Et les braconniers ne respectent pas les quotas de pêches ou les moratoires.
Entre-temps, l’armada de pêche internationale se sert dans les stocks de poisson encore intacts, comme dans le Pacifique Sud ou en Afrique de l’Ouest. Le traitement des "prises annexes" est particulièrement choquant: on rejette tout bonnement par dessus bord ce qui a été pris accidentellement au cours du chalutage de fond et qui ne rapportera rien. La pêche à la crevette occasionne ainsi jusqu’à 90% de prises annexes. Aujourd’hui encore, la perte de millions d’oiseaux de mer, de requins ou de tortues constituent les "effets secondaires involontaires" de la pêche industrielle au thon.
Les consommatrices et consommateurs peuvent contribuer à la sauvegarde des mers en achetant consciemment: si les poissons indigènes ne posent pas de problèmes, le poisson pané, les filets gourmets, les surimis ou le requin proviennent de la pêche industrielle destructrice.