Substances chimiques

Un futur exempt de cocktails toxiques

Greenpeace revendique depuis longtemps l'interdiction de substances chimiques dangereuses - et a pu ainsi déjà fêter quelques victoires. Mais, de manière toujours renouvelée, l'industrie cherche à se défiler de ses responsabilités.

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Substances chimiques

Pour un avenir sans toxiques

Les industries chimiques continuent de produire et de disséminer quotidiennement des milliers de composés chimiques, sans aucune évaluation sérieuse, ou si peu, et sans compréhension des impacts sur les populations et l'environnement. L'objectif général de la campagne contre les substances toxiques est de parvenir à une gestion de la production, de l'utilisation et de l'élimination des substances chimiques qui soit écologiquement rationnelle, c'est-à-dire sans atteintes à l'intégrité et à la pérennité des hommes et des écosystèmes.

Nous sommes actuellement confrontés à une crise chimique sans précédent. La production mondiale de substances chimiques est passée de 1 million de tonnes en 1930 à plus de 400 millions de tonnes aujourd'hui. Certaines de ces substances ont la particularité d'être à la fois bioaccumulables (accumulation dans les tissus vivants et dans la chaîne alimentaire), peu biodégradables et potentiellement toxiques.

Bon nombre d'analyses scientifiques indiquent que des substances particulièrement préoccupantes s'accumulent dans notre environnement ainsi que dans notre corps. Des études ont aussi montré que certains de ces composés sont capables d'affecter les systèmes nerveux ou hormonaux, d'accroître les risques de cancers ou de réduire la fertilité. Ces mêmes substances sont utilisées dans la plupart de nos biens de consommation courants.

Au niveau mondial, nous constatons aujourd'hui une forte progression de la consommation de biens électroniques et électriques contenant des produits toxiques, des substances chimiques persistantes et des métaux lourds. Parce qu'ils ont été fabriqués en utilisant ces substances, les produits ne peuvent pas être éliminés ou recyclés sans risque.

Chaque année, des centaines de milliers d'ordinateurs et de téléphones portables usagés sont déversés dans des décharges ou brûlés dans des fonderies. Des milliers d'autres sont exportés, souvent illégalement, des pays industrialisés vers l'Asie ou l'Afrique. Les populations locales sont ainsi exposées à un cocktail de substances chimiques toxiques.

Ces montagnes de produits électroniques obsolètes se développent à une vitesse très inquiétante. Si les groupes électroniques qui tirent profit de la fabrication et de la vente de ces appareils n'assument pas leurs responsabilités, la situation ne fera qu'empirer. Pourtant, il est possible aujourd'hui de fabriquer des produits propres et durables qui peuvent être recyclés, mis à jour ou éliminés en toute sécurité.

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