Page - 7 juillet, 2010
Seveso, Bhopal, Schweizerhalle: diverses catastrophes chimiques lourdes ont eu lieu au cours des 30 dernières années. Les personnes touchées en souffrent encore aujourd'hui.
15.06.2001 (Bhopal/Inde) ©Greenpeace/Rai
Dans les usines chimiques, nous ne produisons pas de petits ours en gomme gélifiée. Les produits et des installations de production auxquels nous avons à faire comportent un certain potentiel de danger et, ça, nous devons y faire face ouvertement.
Dr. Hans-Georg Klose, société Clariant
Prenons l'exemple de Bhopal. Dans la nuit du 3 décembre 1984, une installation chimique explose dans la capitale de l'Etat indien du Madhya Pradesh. Près de 8'000 personnes meurent immédiatement après avoir été exposées aux émissions d'un mélange de gaz hautement toxique. D'après les estimations, 200'000 personnes subirent des lésions graves avec effets chroniques. A Bhopal, les gens souffrent encore aujourd'hui, car le site de l'usine de pesticides n'a jamais été décontaminé. Dow Chemical, propriétaire actuel après avoir absorbé Union Carbide, refuse d'assumer ses responsabilités.
Les grandes et petites catastrophes chimiques sont récurrentes, en Suisse et à l'étranger. Les conséquences subies par les hommes et l'environnement sont des plus graves et leur portent préjudice pour des années. Les catastrophes chimiques ne peuvent être enrayées que lorsque des organes indépendants de l'industrie contrôlent efficacement la production et l'utilisation des produits chimiques dangereux.
C'est pourquoi Greenpeace revendique un cadre législatif ferme et international que les entreprises chimiques se doivent de respecter et qui les oblige à endosser leurs responsabilités envers tout homme ou femme et tout site environnemental ayant subi un dommage.