L'attentat du Rainbow Warrior

On ne peut pas couler un arc-en-ciel

Page - 2 juillet, 2010
Le 10 juillet 1985, les services secrets français minent et coulent le bateau amiral de Greenpeace dans le port de Auckland.

Le premier Rainbow Warrior coulé dans le port d'Auckland en 1985. ©Greenpeace/Miller

Le bateau était sur le point de prendre le large pour aller protester contre les essais nucléaires français. Le photographe de Greenpeace Fernando Pereira, 35 ans et père de deux enfants, n’a plus le temps de quitter le bateau. Il est tué dans l’attentat.

Alors, tout comme aujourd’hui, Greenpeace revendiquait une résistance civile non violente. Les premiers ‘Greenpeaciens’ s’étaient trouvés dans le cadre des protestations contre la folie de la course à l’armement et des essais nucléaires. La colombe blanche de la paix à la proue du ‘Rainbow Warrior’ et la grande bannière portant le slogan «Nuclear free Pacific» stipulaient clairement que le ‘Rainbow Warrior’ était un symbole de paix.

Par le passé les ‘Greenpeaciens’ avaient déjà dû constater que le gouvernement français n’hésitait pas à employer la violence. En 1972 déjà, le voilier ‘Vega’, posté dans les eaux internationales au large de l’atoll de Moruroa, est abordé et endommagé par un navire de guerre français. Le bateau est tellement abîmé qu’il doit être remorqué par les Français.

En 1973, l’équipage de Greenpeace navigue à nouveau sur le ‘Vega’ réparé en direction de Moruroa. Le bateau est à nouveau abordé par les soldats français et les deux Greenpeaciens McTaggart et Nigel Ingram se font tabasser au point que McTaggart a failli y perdre un oeil. Dans la prise de position du gouvernement français, il est question d’un accident. Des photos des faits, passées en fraude, démontrent le contraire. La France continue ses essais nucléaires jusqu’en 1985, puis les reprend en 1995-1996.

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