Succès

Nos victoires de 1972 à 2011

Page - 15 octobre, 2010
Les premières actions de Greenpeace concernaient la lutte contre le nucléaire et la protection des océans. Greenpeace a ensuite élargi son combat: contre les dérèglements climatiques, contre la pollution par les produits toxiques, contre la déforestation et la lutte contre la dissémination des OGM. Depuis près de quarante ans, Greenpeace et ses bureaux nationaux et régionaux ont ainsi contribué à d'importants changements à travers le monde et remporté de nombreux succès.

De Bob Hunter (à droite) à Kumi Naidoo (à gauche): 40 ans de lutte au service de l'environnement.

2011

Toxiques
L’industrie textile s’engage à ne plus participer à la pollution des rivières chinoises. Puma, Nike, Adidas, Lacoste, H&M s’approvisionnaient auprès de fournisseurs chinois déversant leurs rejets chimiques dans les eaux des rivières. La campagne "Detox!", portée par les consommateurs, les force à faire pression sur leurs prestataires pour mettre fin à ces pratiques. Puma a été la première entreprise à céder à la pression de Greenpeace en s’engageant à détoxiquer l’ensemble du cycle de vie de ses produits et toute sa chaîne d’approvisionnement d’ici à 2020. Nike a réagi le 18 août – un autre succès majeur de la campagne. Succès auquel la missive que Roger Federer a adressée à la direction de l’entreprise n’est pas complètement étrangère. Avec l’engagement d’Adidas fin août, nos actions ont finalement atteint tous leurs objectifs. Il s’agit d’un succès indiscutable pour les efforts de Greenpeace en faveur de la protection de l’eau et d’un avenir sans produits toxiques.

Nucléaire
L’Allemagne, l’Italie et la Suisse disent non au nucléaire. En amont de ces décisions historiques, Greenpeace a largement fait campagne pour informer sur les dangers de l’atome et mobiliser en faveur de la transition énergétique. Greenpeace a mené campagne en Suisse pour que l’abandon du nucléaire devienne au plus vite une réalité et poursuivra ces prochaines années son engagement en faveur d’un approvisionnement énergétique sans nucléaire.

Forêts
Mattel refuse d’utiliser du bois issu de la déforestation Le géant du jouet s’engage à ne plus se fournir auprès d’APP, entreprise qui pratique la déforestation en Indonésie. Plusieurs autres entreprises du secteur – Lego, Hasbro, Disney – lui emboitent le pas.

Énergie
Au Danemark, la totalité de l’énergie proviendra des énergies renouvelables d’ici à 2050. Toute sa production électrique sera d’origine renouvelable dès 2035. C’est le premier pays au monde à prendre un tel engagement, qui fait suite à une forte campagne de Greenpeace.

Greenpeace
A l’occasion de notre 40e anniversaire, nous avons baptisé le troisième Rainbow Warrior près de Brême. Premier navire construit sur mesure pour Greenpeace, il est à la pointe de la technologie et répond aux normes environnementales les plus strictes. La construction du Rainbow Warrior III a été financée à l’aide de plus de 100'000 dons individuels. Au total, le projet a coûté environ 23 millions d’euros. Pour remercier ses donatrices et donateurs, le Rainbow Warrior III a commencé par longer la côte européenne et s’est notamment arrêté dans les ports de Hambourg, Amsterdam, Londres, Stockholm, Copenhague et Palma de Majorque. Pas loin de 20'000 personnes ont visité le navire jusqu’à fin 2011.


2010

Le géant de l'agroalimentaire Nestlé annonce qu'il renonce à utiliser l'huile de palme issue de la déforestation tropicale en Indonésie, et annule des contrats avec Sinar Mas, le premier producteur indonésien d'huile de palme et de papier. Dans le même temps Carrefour, Burger King, Unilever et Auchan rompent eux aussi leurs contrats avec Sinar Mas.

L'initiative citoyenne européenne contre les OGM recueille 1 million de signatures. 1 million d'Européens signent la toute première initiative citoyenne européenne. Ils réclament l'interdiction des OGM jusqu’à ce que soient améliorées les procédures d’évaluation et d’autorisation en Europe.

Le projet de construction d'une troisième piste d'atterrissage à Heathrow est abandonné. 90'000 personnes en Grande Bretagne ont été impliquées dans cette campagne. La concrétisation de ce projet aurait entraîné une forte augmentation du trafic aérien et donc, des émissions de gaz à effet de serre.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique a annoncé le plan de conservation pour la forêt du Grand Ours. Il s’agit de l’un des programmes les plus rigoureux en matière de protection de la forêt en Amérique du Nord. Cette réussite est le résultat direct d’une lutte de dix ans menée par Greenpeace, une des plus longues de l’histoire de l’organisation. Ce système préserve 50% du niveau naturel de forêt ancienne dans la région, c’est-à-dire 700'000 hectares supplémentaires de forêt soustraits à la coupe.


2009

La révision de la légalité des titres forestiers en République Démocratique du Congo s'achève par l'invalidation de 12 millions d'hectares.

Nike, Timberland, Carrefour et Wal-Mart s'engagent à refuser le cuir et la viande issus de la déforestation amazonienne. Quelques semaines plus tard, quatre des plus grands noms du commerce de viande et de cuir (Bertin, JBS-Friboi, Marfrig et Minerva) annoncent qu'ils ne se fourniront plus auprès d'élevages brésiliens établis sur des terrains issus de la déforestation.

Philips reconnaît que le recyclage des produits électroniques ne doit pas être seulement à la charge du consommateur, mais être pris en compte dès la production.


2008

Greenpeace dénonce l'existence d'un trafic de viande de baleine au Japon.

Unilever s'engage dans la préservation de la forêt tropicale indonésienne. Celle-ci est sacrifiée au profit de plantations de palmiers à huile. L'entreprise fait partie des plus grands consommateurs de palme au monde, et la moitié des quantités utilisées provient d'Indonésie.


2007

Depuis 2006, Greenpeace publie régulièrement un «Guide pour une électronique responsable» qui a eu des effets positifs sur le comportement des fabricants. Ceux-ci sont de plus en plus disposés à régler le problème des composants toxiques et du recyclage de leurs produits. D’autres campagnes de Greenpeace ont également enregistré des succès.

Suite à d’importantes actions de Greenpeace, la Nouvelle-Zélande a renoncé en mars à la construction d’une nouvelle centrale à charbon. Un pas de plus vers une meilleure protection du climat.

En réponse à une campagne Internet de Greenpeace en mai, le président d’Apple, Steve Jobs, promet pour bientôt une pomme plus verte. Jusqu’à présent, ses ordinateurs au design élégant arrivaient presque toujours en queue du classement de Greenpeace pour une électronique responsable. La campagne «Green My Apple» a produit ses résultats. Le fabricant d’ordinateur a annoncé qu’il allait bannir de ses produits d’ici 2008 les substances chimiques les plus toxiques comme les retardateurs de flamme bromés (RFB) et le polychlorure de vinyle (PVC).

Depuis le mois de septembre, le chalutage de fond est interdit dans le Pacifique Sud. De l’équateur à l’Antarctique et de l’Amérique du Sud à l’Australie, une zone-tampon de cinq milles doit désormais être respectée autour de toutes les zones menacées au-delà des eaux territoriales.

Toujours en septembre, notre campagne contre les décharges chimiques a obtenu une avancée majeure. Novartis a en effet annoncé la création d’une fondation pour financer l’assainissement de ses décharges dans la région bâloise. Comparés aux sept petits millions de francs prévus par Roche pour l’assainissement de la décharge de Hirschacker, les 200 millions de Novartis constituent un montant plus réaliste. Les autres groupes chimiques Syngenta, Ciba, Roche et Clariant doivent maintenant eux aussi passer aux actes et verser chacun à la nouvelle fondation une contribution au moins aussi importante.

Avec le concours d’autres organisations de défense de l’environnement, Greenpeace a récolté 1,5 millions de signatures et obtenu ainsi l’adoption de la première loi de protection de la forêt en Argentine. Cette loi introduit un moratoire d’une année sur les coupes de bois dans les forêts vierges. Cette période sera mise à profit pour l’adoption de nouvelles directives sur l’exploitation de la forêt et pour la réalisation d’études sur les conséquences de l’exploitation extensive. Ces mesures doivent également nous aider à protéger l’environnement traditionnel des peuples indigènes.


2004-2006

Le gouvernement brésilien protège 2 millions d'hectares de forêt pluviale amazonienne. Un an plus tard, d’autres zones, immenses, sont mises sous protection, et ce jusqu’en 2006, où la protection de 6,5 millions d’hectares est dépassée. Après des négociations avec Greenpeace, l'association faîtière des fabricants de portes déclare renoncer à utiliser à l'avenir des bois tropicaux provenant du pillage des forêts anciennes.

En 2005, la coupe de bois dans les forêts anciennes a cessé provisoirement en Finlande et, en Argentine, 22'000 hectares de forêts anciennes ont été protégés contre les brûlis en faveur de cultures de soja.

Le peuple suisse a accepté en 2005 l’initiative sans OGM – avec un pourcentage de oui étonnamment haut. Un signe de plus pour signifier que la population suisse ne désire pas d’alimentation transgénique (génétiquement manipulé, GM). Dans le cadre de sa campagne contre la dissémination des OGM et grâce à une action, Greenpeace a obtenu que Migros ne vende désormais plus que des produits carnés d’animaux nourris sans OGM.

L’invention par Greenpeace du réfrigérateur sans CFC porte ses fruits: de grandes entreprises comme Unilever et Coca-Cola adoptent la technologie ‘Greenfreeze’ dès 2004. Greenpeace soutien par ailleurs l’initiative Avanti avec succès: il n'y aura pas de second tunnel routier au Gothard.


2000-2003

En juillet 2000, le gouvernement turc renonce à construire la première centrale nucléaire (CN) du pays à Akkuyu, sur la côte méditerranéenne. Ce renoncement est consécutif à une campagne et à une série d’actions menées par Greenpeace et des groupes locaux de protection de l’environnement pendant une année.

En 2001, le soutien de Greenpeace permet aux Deni, des habitants indigènes de l’Amazonie, d’obtenir la reconnaissance formelle de leurs droits sur 1,5 millions d’hectares de forêt pluviale. Cette partie de l’Amazonie est désormais à l’abri de la destruction par l’industrie du bois. La conférence internationale sur la protection des espèces (CITES) adopte des mesures de protection nettement améliorées pour l’acajou, espèce d’arbre fortement menacée. Cette victoire historique vient couronner dix ans de travail de campagne de Greenpeace. En 2003, Greenpeace s’engage avec succès pour la sauvegarde des forêts anciennes. C’est ainsi qu’un total de 3'172'000 hectares, la plus grande à ce jour, est désormais protégée du pillage. Grâce à des actions directes sur place et à des négociations avec les autorités et les importateurs de bois, Greenpeace obtient de cas en cas l’arrêt de l’abattage, un moratoire, voire même un futur statut de parc national.


1997-1999

En 1997, avec une campagne contre les jouets en PVC mou, Greenpeace obtient dans plusieurs pays européens, le retrait du commerce les jouets contenant un dangereux plastifiant. Un laboratoire mandaté par Greenpeace a prouvé que les phtalates, employés comme plastifiants dans les jouets pour les rendre mous, se dégazent en grande quantités. Les enfants absorbent ainsi directement ces substances cancérigènes lorsqu’ils sucent ou mordillent les jouets.

En 1999, Greenpeace soutient en Amazonie des projets caoutchoutiers respectueux de l’environnement. Greenpeace dénonce aussi le trafic illégal de bois et contribue à ce que le Brésil adopte des sanctions dissuasives en matière de crimes environnementaux.


1992-1995

En 1992, une interdiction mondiale de la pêche avec des filets dérivants géants en haute mer entre en vigueur. Dès 1986, les pays industrialisés ont tenté de se débarrasser de près de 200 millions de tonnes de déchets hautement toxiques: au moins 10 millions de tonnes en ont effectivement passé les frontières. En mars 1994, la persévérance dans le travail de campagne de Greenpeace est récompensée par un gros succès: les signataires de la Convention de Bâle réunis à Genève décident d’interdire sans exception de transférer des déchets toxiques des pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) vers de pays non-OCDE.

En 1995, Greenpeace et le mouvement écologiste remportent un succès jusque-là sans précédent: impressionné par une puissante campagne de protestation, la société Shell annonce qu’elle revient sur sa décision de saborder sa  plateforme pétrolière de stockage désaffectée ‘Brent Spar’ dans l’Atlantique Nord. Suite à l’introduction, en 1998, d’une interdiction absolue de saborder des plateformes pétrolières, Shell démantèle ‘Brent Spar’ dans un fjord norvégien et l’élimine à terre.


1980-1991

En 1983, la ‘London Dumping Convention’ décide un moratoire sur le déversement de déchets radioactifs en mer. Greenpeace célèbre un de ses plus grands succès de campagne le 4 octobre 1991, lors de la ratification du Protocole au Traité sur l’Antarctique, relatif à la protection de l’environnement – ou  Protocole de Madrid. Celui-ci interdit l’exploitation industrielle des matières premières minérales pour les 50 années à venir. En 1988, la 'London Dumping Convention' interdit (dès 1994) l'incinération de déchets spéciaux en haute mer pour finalement statuer progressivement sur une interdiction complète de l’évacuation de déchets industriels en haute mer et dans les fonds marins.


1972–1980

En 1972, les fondateurs de Greenpeace ont obtenu un premier succès avec l’interruption des essais souterrains de bombes atomiques menés jusque là par les USA à Amchitka, au large de l’Alaska. Il a ensuite encore fallu des années de lutte pour faire cesser les essais atmosphériques de bombes atomiques menés par la France dans le Pacifique Sud (Moruroa). En 1982, la Commission baleinière internationale (CBI) décrète un moratoire illimité sur la chasse commerciale à la baleine, ce qui n’incombe certainement pas en dernier lieu au rôle d’observateur 'actif' que  Greenpeace a obtenu en 1977.

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