Deux ans après le début de la catastrophe de Fukushima, 40 militants Greenpeace ont réussi à déjouer la sécurité de la centrale nucléaire d'Embalse, en Argentine. Entrés sans violence dans l'enceinte de la centrale, ils ont déployé une bannière le long de la façade du bâtiment du réacteur  avec l'inscription "Stop au danger nucléaire".

"Cette action démontre la vulnérabilité des réacteurs nucléaires face à l'imprévu", déclarait Mauro Fernandez, en charge de la campagne nucléaire pour Greenpeace en Argentine. "Cette centrale doit être mise à l'arrêt immédiatement. La durée d'exploitation prévue initialement a été dépassée et l'installation se trouve sur une faille sismique." Les militants exigent la sortie du nucléaire pour l'Argentine. Un pays où cette forme dépassée de production d'électricité couvre environ 9% de l'approvisionnement.  "Une catastrophe comme celle de Fukushima peut se produire sur tous les réacteurs de la planète. Il est urgent d'ouvrir un débat public sur l'énergie avec la population."

Les 40 militants impliqués dans l'action ont été arrêtés et emmenés vers le tribunal de Rio Cuarto. Les forces de l'ordre on malheureusement eu la main lourde et de nombreux militants ont été brutalisés. Un photographe, blessé à la jambe, a dû être évacué vers l'hôpital de Calamuchita.

Mathias Schlegel est porte-parole de la campagne Climat & Energie de Greenpeace Suisse