Greenpeace est incontestablement une organisation qui pose beaucoup de questions gênantes aux gouvernements, aux entreprises, aux institutions. Il arrive que ces interlocuteurs choisissent de ne pas répondre. Espérant sans doute qu’après un délai "raisonnable" Greenpeace laissera tomber. Mais c’est sans compter sur notre ténacité, et sur celle des citoyens!

Herakles Farms pense que mettre la tête dans le sable est une bonne attitude face aux questions posées par Greenpeace, par d’autres ONG et par de nombreux opposants du Cameroun au projet d’Herakles Farms. Bruce Wrobel, son président, ne semble pas avoir envie de s’expliquer sur le projet de plantation de palmiers à huile au Cameroun.

Mais Greenpeace aime poser des questions et en soulève de nouvelles dans le dernier rapport publié par Greenpeace Etats-Unis : Herakles Farms au Cameroun: contre-exemple pour l’huile de palme. Cette étude relève les points cruciaux sur lesquels Herakles Farms doit se justifier:

  • les millions de tonnes de carbone que le projet va émettre;
  • la destruction d’un corridor écologique primordial;
  • le mépris affiché face au mécontentement des populations;
  • la poursuite des travaux sur le terrain en violant la loi camerounaise.

Greenpeace continuera à donner, ici et ailleurs, une voix aux résistants. Une manifestation de soutien a eu lieu à Paris le 2 février dernier. Aujourd’hui, nous souhaitons qu’Herakles réponde.

C’est pourquoi Greenpeace a réclamé l’arrêt du projet et a transmis ses questions directement à New York , siège d’Herakles Farms. Deux militants environnementaux et des dirigeants d’Organisations non gouvernementales camerounaises étaient également présents lors de la conférence du 19 février dernier.

Aidez-nous à obtenir des réponses. Ensemble, nous pouvons relayer la voix des populations menacées et réprimées au nom du seul profit d’Herakles.

Françoise Minarro est porte-parole de la campagne Biodiversité & Toxiques de Greenpeace Suisse