De nouvelles preuves de l’inquiétude de Shell concernant l’exploitation pétrolière en Arctique sont apparues ces derniers temps. Le mois dernier, lors d’une conférence intitulée "L'avenir de l'Arctique" à Bruxelles, Robert Blaauw, Conseiller principal de la compagnie pour l’Arctique, a réalisé une présentation des projets de Shell. Il a d’abord mentionné, au cours de son intervention combien il était épuisant d’avoir des "comités d’accueil" partout où Shell apparaissait en public. Le comité d’accueil, c’est vous, c’est nous, lorsque nous agissons partout dans le monde.

Puis, déroulant les images de sa présentation, il a montré celle-ci:

Une image qui présente les principaux défis que Shell doit affronter pour forer en Arctique. Mais que voit-on en bas à droite de cette image? La page internet de la campagne de Greenpeace "Save The Arctic", présentée comme l'un des obstacles principaux qui se dressent sur la route de Shell dans son aventure industrielle. Soutenue par plus de 2 millions de personnes, ce mouvement est aujourd'hui une voix qui compte dans le débat sur l'Arctique et une sérieuse épine dans le pied de Shell.

Shell l'admet dans cette présentation. Le soutien de ces 2 millions de personnes - votre soutien - nous aide à avoir un réel impact sur le géant pétrolier. Shell a de gros moyens, techniques, financiers, mais nous avons, de notre côté, la passion, et la volonté de protéger ce lieu magique et ses populations, humaines et animales. Shell sait qu'à nous tous, nous constituons une menace pour leurs projets de forage, et c’est d'ailleurs pour cela que les avocats de la compagnie font tout ce qu'ils peuvent pour nous réduire au silence.

Il semblerait donc que notre mouvement ait été remarqué. L’année prochaine, nous voulons que M. Blaaw nous cite à nouveau dans sa présentation. Mais cette fois pour expliquer les raisons pour lesquelles Shell a décidé de quitter l’Arctique, définitivement.