Pétrole et nucléaire: des énergies à risque

Greenpeace propose une [r]évolution énergétique

Document - 15 août, 2010
Les terribles catastrophes pétrolières qui se déroulent actuellement dans le golfe du Mexique et en Chine, nous montrent clairement que l'humanité doit définitivement se détourner des sources d'énergie destructrices que sont le pétrole, le charbon, le gaz et l'énergie nucléaire.

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1989 - Alaska (États-Unis d'Amérique) Le pétrolier «Exxon Valdez»

Le pétrolier «Exxon Valdez» s’est échoué en 1989 sur la côte riche en biodiversité de l’Alaska, et 40'000 tonnes de pétrole brut ont pollué 2'000 kilomètres de côtes. Au cours d’une succession de procès marathon, Exxon Mobil Corporation, l’entreprise responsable, a continuellement fait baisser les dédommagements qu’elle devait verser.

Actuellement - Province de l’Alberta (Canada) Sables bitumineux

L’exploitation des sables bitumineux détruit d'importantes surfaces forestières. Il ne reste ensuite que des paysages lunaires, des lacs toxiques et des taux de cancer anormalement élevés.

2010 - Golfe du Mexique (États-Unis d'Amérique) Explosion de «Deepwater Horizon»

Jusqu’à 16 millions de litres de pétrole par jour se déversent en mer depuis l’explosion de la plateforme «Deepwater Horizon» en avril 2010. Cette pollution massive tue des oiseaux, des tortues, des poissons et des mammifères marins. BP a utilisé du Corexit, un produit chimique hautement toxique, pour tenter d’éviter que le pétrole atteigne les côtes. Les dégâts que le pétrole et le Corexit provoquent aux écosystèmes marins et côtiers sont immenses.

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Actuellement (Equateur) Forêts anciennes

L’industrie pétrolière détruit les forêts anciennes équatoriennes depuis les années 1960 et pollue les eaux avec ses effluents toxiques. Les populations amérindiennes souffrent de nombreux problèmes de santé et d’atteintes à leurs droits d’humains.

Actuellement (Mer du Nord) Plateformes pétrolières

En mer du Nord, l’exploitation normale des près de 400 plateformes pétrolières et gazières provoque une pollution rampante. Chaque année, des dizaines de tonnes de pétrole sont déversées en mer avec les «eaux industrielles». Des nappes de pétrole flottent autour de la plupart des plateformes.

2002 - Océan Atlantique (Portugal/Espagne) Naufrage du «Prestige»

Le «Prestige», un pétrolier bon pour la ferraille affrété par une entreprise pétrolière basée à Zoug, s’est brisé au large de la Galice en 2002. Le pétrole lourd qui s’en est échappé a pollué des milliers de kilomètres de côtes et tué au moins 250'000 oiseaux.

1950/Actuellement - Delta du Niger (Nigéria) Destruction de la biodiversité

Cela fait plus de 50 ans que l’industrie pétrolière détruit la riche biodiversité du delta du fleuve Niger. Les personnes qui s’opposent à la destruction de leur environnement vital sont régulièrement victimes d’infractions aux droits humains.

2003 (Irak) La guerre du pétrole

Les Etats-Unis bombardent Bagdad en 2003 pour ensuite occuper l’Irak avec leurs alliés. Pour y parvenir, ils ont utilisé différents prétextes: terrorisme, armes chimiques, démocratie. En réalité, il s’agissait de contrôler d’énormes réserves de pétrole.

1999/Actuellement - Sakhaline (Russie) Baleines grises

Du pétrole et du gaz sont extraits depuis 1999, au large de l’île de Sakhaline, ce qui menace la survie des 100 dernières baleines grises du Pacifique occidental.

2010 - Dalian (Chine) Explosion d'oléoducs

Après l'explosion de deux oléoducs dans la ville portuaire de Dalian, près de 90'000 tonnes de pétrole se sont déversées en mer.

Actuellement (Arctique) La course aux matières premières

Ce sont justement les changements climatiques provoqués par les humains qui rendent les forages pétroliers plus probables dans l’écosystème arctique hautement sensible. Les pays riverains revendiquent déjà les précieuses matières premières. En 2007, la Russie avait préventivement déposé son drapeau au fond de l’eau, à 4'000 mètres de profondeur, au pôle Nord.

Actuellement (Australie) La course aux matières premières

De nombreuses plateformes sont actives au large des côtes australiennes. En automne 2009, une fuite a causé le déversement de pétrole en mer pendant dix semaines. Le gouvernement australien ne tire aucune conclusion de tels accidents et de la catastrophe pétrolière en cours dans le Golfe du Mexique, et continue d’accorder des licences pour des forages en eaux profondes.

Actuellement – Océan Atlantique (Brésil) Forages pétroliers

Le groupe pétrolier brésilien Petrobras veut forer au large, encore plus profondément que BP avec sa plateforme accidentée «Deepwater Horizon». Le fond marin se trouve à 2'000 mètres de profondeur et le pétrole à 5'000 mètres sous ce fond marin.

1979 - Three Mile Island (États-Unis d'Amérique) Accident nucléaire

La panne du système de refroidissement de la centrale nucléaire de Three Mile Island a provoqué une fusion partielle du coeur. Depuis, plus aucune centrale nucléaire n’a été construite aux USA.

Actuellement (Niger) Extraction d’uranium

Au Niger, l’extraction d’uranium menace les humains et leur environnement. La radioactivité contamine le sol, l’air et l’eau autour des mines d’uranium.

2005 - Sellafield (Grande-Bretagne) Fuite radioactive

En 2005, une fuite dans l’usine de retraitement a provoqué la fuite de 83'000 litres de liquides radioactifs – un mélange d’acide nitrique, d’uranium et de plutonium et a nécessité l'arrêt des installations pendant des mois.

2006 - Forsmark (Suède) Menace nucléaire

La centrale nucléaire de Forsmark a échappé de peu à un accident majeur. En 2006, un court-circuit a mis hors service l’approvisionnement électrique d’urgence, donc aussi les pompes destinées au refroidissement et les instruments de surveillance. Dans la salle de contrôle, les techniciens n’avaient plus la situation en main.

1969 - Lucens (VD/Suisse) Accident nucléaire

En 1969, une défaillance du système de refroidissement a provoqué une fusion partielle du coeur du réacteur. En 2003, les déchets radioactifs consécutifs au démantèlement de la centrale nucléaire ont été stockés dans le dépôt intermédiaire central de déchets radioactifs de Würenlingen.

1986 - Tchernobyl (Ukraine) Catastrophe nucléaire

En 1986, un accident majeur avec fusion du coeur s’est produit à Tchernobyl. Il y a eu d’innombrables morts, des taux de cancer élevés, des malformations et d’autres maladies dans les régions irradiées. La radioactivité a augmenté partout en Europe.

Actuellement - Mayak (Russie) Une bombe à retardement

Mayak est le plus grand site de stockage de déchets hautement radioactifs en Russie. Ils y sont aussi retraités. Des bassins et des lacs y servent de dépôts pour les déchets radioactifs liquides. Comme ils ne sont sécurisés, ni contre les influences extérieures, ni contre les intempéries, ce site est considéré comme une bombe à retardement.

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Au lieu de continuer à chercher du pétrole et de l'uranium avec une avidité qui confine à l'absurde, il est temps de cesser de détruire notre biosphère et de miser sur les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique pour mettre en place un avenir énergétique durable.

Notre soif insatiable d'énergie a des conséquences désastreuses sur le climat, l'environnement et la justice sociale. Les seules solutions propres et fiables sont les énergies renouvelables et l'adoption d'un mode de vie moins énergivore.

Les sources d'énergie sûres et renouvelables que sont le soleil, le vent et l'eau ne protègent pas seulement les océans et les côtes; elles permettent aussi de réduire les émission de Co2 de façon à ce que l'augmentation ne dépasse pas 2°C. Greenpeace a élaboré un plan concret pour atteindre l'objectif d'un avenir planétaire basé sur les énergies renouvelables: une [r]évolution énergétique!

Les sources d'énergie sûres et renouvelables que sont le soleil, le vent et l'eau ne protègent pas seulement les océans et les côtes; elles permettent aussi de réduire les émission de Co2 de façon à ce que l'augmentation ne dépasse pas 2°C. Greenpeace a élaboré un plan concret pour atteindre l'objectif d'un avenir planétaire basé sur les énergies renouvelables.

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