Changement climatique

La plus grande menace pour l’avenir de l’humanité

Page - 14 février, 2011
La combustion excessive de pétrole, de gaz et de charbon contribue toujours davantage au réchauffement de l’atmosphère terrestre. La température globale moyenne a augmenté d’environ 0,8°C depuis l’ère préindustrielle. Les conséquences de ce réchauffement sont déjà sensibles tout autour du globe et prennent des proportions catastrophiques dans certaines régions du monde.

Avec la déforestation, le principal responsable du réchauffement de la planète est la production d’énergie à partir de combustibles fossiles. La combustion du pétrole, du charbon ou du gaz libère du dioxyde de carbone (CO2) dont la concentration dans l’atmosphère terrestre est environ 40% plus élevée aujourd’hui qu’aux débuts de l’ère industrielle. Il s’agit du principal gaz à effet de serre. En effet, en retenant une partie du rayonnement thermique qui repart vers l’espace, ce gaz provoque un effet de serre qui fait monter les températures.

Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les émissions de gaz à effet de serre causées par la consommation effrénée d’énergie ont augmenté de 70 % entre 1970 et 2004 et continuent leur progression depuis lors.

Conséquences mondiales

©Greenpeace/Caton

Les conséquences du changement climatique sont déjà une réalité brutale dans plusieurs régions du monde et la situation va encore empirer dans un proche avenir. Les pays pauvres sont les plus exposés à ces évolutions face auxquelles ils se trouvent démunis. Les côtes de l’océan Indien (delta du Gange), par exemple, ne peuvent plus être défendues contre l’augmentation du niveau de la mer: la population du Bangladesh, le pays le plus densément peuplé du monde, est menacée d’une catastrophe.

Les habitants des îles Carteret, qui appartiennent à la Papouasie-Nouvelle-Guinée, ont déjà commencé à quitter leur terre natale envahie par la montée des eaux. Les gouvernements des îles du Pacifique cherchent une nouvelle terre pour leur population. Les sécheresses provoquent une salinisation des sols et une pénurie d’eau, privant les paysans en Éthiopie et en Afrique du Sud de leurs récoltes. Selon les estimations, le nombre de personnes concernées par des inondations le long des zones côtières africaines passera de 1 million en 1990 à 70 millions en 2080.

Conséquences en Suisse

© Sammlung Gesellschaft für ökologische Forschung

Dans l’espace alpin, l’augmentation des températures sera près de deux fois supérieure à la moyenne globale: à l’horizon 2100, les températures estivales en Suisse pourraient être entre 3,5 et 7 °C plus élevées qu’aujourd’hui, c’est-à-dire correspondre en moyenne plus ou moins à celles de l’été caniculaire de 2003. Selon toute vraisemblance, plus de la moitié du volume actuel des glaciers aura fondu en 2050. La disparition de ces réservoirs d’eau essentiels provoquera une pénurie d’eau durant les étés secs, ce qui perturbera l’agriculture, la navigation et la production d’énergie. Des hivers plus doux et donc plus humides augmentent le danger de crue. Enfin, le tourisme souffrirait en hiver d’une disparition de la neige en-dessous de 1'500 mètres rendant impossible la pratique du ski et en été d’une multiplication des éboulements et des laves torrentielles tenant les randonneurs éloignés de la haute montagne.

Inférieur à 2 degrés

De l’avis des scientifiques, les êtres humains et la plupart des écosystèmes pourraient tout juste s’adapter à un réchauffement moyen de 2°C et à ses conséquences. Pour rester en-deçà de ces 2°C, le GIEC estime nécessaire une réduction de 50 à 85% des émissions mondiales de CO2 à l’horizon 2050 par rapport à 1990. Les pays industrialisés, principaux responsables du réchauffement climatique à cause de leur consommation excessive d’énergie, doivent réduire leurs émissions de CO2 de 25 à 40 % d’ici 2020 par rapport à 1990, et même de 80 à 95% d’ici 2050. Les émissions annuelles de CO2 devront alors tomber à une tonne par habitant.

Pour les îles basses (Tuvalu, Maldives), un réchauffement de 2°C serait déjà synonyme de submersion. L’objectif de la communauté internationale doit donc être de s’entendre sur une augmentation de la température de 1,5°C au maximum.

>>Téléchargements :

- pdf « Racing over the edge »

- pdf « Klimaflüchtlinge – die verleugnete Katastrophe »

- pdf « Klimaschutz jetzt »

- pdf Arktis im Visier

- pdf IPCC-Bericht 2007 in Kürze

 

>>Liens :

Klimawandel in der Arktis

Sommer der Wetterextreme

Klimawandel und die Ozeane

 

>>« Toi aussi »/colonne droite

Brochure « So retten wir das Klima »

Leporello « Klimatipps »