[R]évolution énergétique

Pour un approvisionnement énergétique durable

Page - 14 avril, 2015
L'approvisionnement électrique de la Suisse est en transition. Les discussions politiques sur la Stratégie énergétique 2050 impliquent une réécriture des lois. En Suisse, de nombreux scénarios fixent déjà les critères de définition des objectifs, des conditions cadres et des mesures à prendre. Mais seul la [R]évolution énergétique est assez ambitieuse pour atteindre l'objectif des 2°C de réchauffement climatique maximal considéré comme indispensable à la protection du climat.

L’efficience réduit nettement la consommation d’énergie. ©Greenpeace/Meyers

Le scénario énergétique complet de la [R]évolution énergétique de Greenpeace, élaboré par les spécialistes indépendants du groupe d'analyse système à l'Institut des techniques thermodynamiques du Centre aérospatial allemand (DLR), comble cette lacune et montre qu'un approvisionnement énergétique sans nucléaire et pratiquement sans CO2 est techniquement possible et économiquement rentable.

La [R]évolution énergétique prévoit que les centrales nucléaires ont une durée de fonctionnement de quarante ans. L'état de la technique et la sécurité de la population exigent que les trois plus vieux réacteurs nucléaires de Suisse soient arrêtés immédiatement et qu'en 2024, le réacteur de Leibstadt soit le dernier à être arrêté.

La [R]évolution énergétique pour la Suisse est intégrée dans un scénario commun à l'Europe et au reste de la planète. Nous montrons ainsi localement et globalement comment il est possible de mettre en place un approvisionnement énergétique avec des risques nucléaires et climatiques minimaux, sans exploitation de sources d'énergie fossiles supplémentaires comme les dangereux forages pétroliers dans l'environnement ultrasensible de l'Arctique.

Mais pour Greenpeace la transition énergétique n'est pas seulement un scénario soigneusement élaboré, c'est aussi le défi de remettre en question notre appétit croissant en énergie et notre relation irréfléchie aux ressources de notre planète. C'est la raison pour laquelle nous avons élaboré la variante de scénario nommée "suffisance". Nous y montrons l'influence d'une stabilisation des surfaces de logement et des prestations en transports au niveau de 2010.

En ce qui concerne la réduction des émissions de CO2, les efforts de suffisance contribuent à ce que de 2010 à 2050 on économise 40 millions de tonnes de CO2 supplémentaires. Comme la plupart des scénarios énergétiques, la [R]évolution énergétique prévoit un recul de la consommation d’énergie grâce entre autres à l’exploitation des énormes potentiels d’efficience énergétique encore en friche.

 

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