Forêts

Exploitation forestière

Page - 7 novembre, 2013
Les forêts anciennes du monde continuent d’être transformées en produits de papiers jetables et en meubles, en vue d’approvisionner les marchés. L’avidité pour les bois tropicaux précieux constitue une menace considérable. Les consommateurs avertis ont maintenant la possibilité de choisir des produits issus de pratiques forestières durables. Il existe des systèmes de certification où prime la rigueur environnementale, aussi bien pour le bois vierge que pour les bois récupérés.

Chaque année 13 millions d’hectares de forêt sont sacrifiés au profit de l'agriculture. ©Greenpeace/Beltra

Les consommateurs font vivre le marché du bois au mépris de l'environnement. Notre goût pour les bois exotiques, notre désintérêt pour l'origine des produits que nous achetons contribuent au pillage des forêts. Les prix du bois n'intègrent malheureusement pas les coûts écologiques et sociaux de la déforestation. La législation est insuffisante ou bafouée. Tant que le bois "illégal" et "non durable" trouvera des débouchés économiques, en particulier en Europe, les forêts tropicales et boréales sont menacées de disparition.

Chaque année 13 millions d’hectares de forêt sont sacrifiés au profit de l’élevage du bétail, de la culture de soja et d’huile de palme. Aucun continent n’est épargné. Les grandes entreprises forestières et agricoles détruisent les forêts anciennes par leurs pratiques d’abattage et de brûlis.

Il aura fallu dix ans à l’Union européenne pour se doter d’une législation permettant de lutter contre l’importation du bois produit illégalement dans les pays forestiers tels que le Congo ou le Brésil. C’est chose faite depuis mars 2013. Greenpeace soutient donc un texte ambitieux qui comprend notamment les dispositions suivantes:

  • la mise en place d'un standard de légalité des produits-bois qui prendrait en compte tous les aspects de gestion forestière (biodiversité, droit des populations locales, etc.)
  • la création d'un système de traçabilité complet du bois
  • l'interdiction de l'importation, de la commercialisation et de la possession de bois "illégal" sur le territoire de l'UE, sous peine de sanctions sévères.

Mais pour être efficace, cette loi doit être assortie de contrôles sur le terrain et de sanctions.
Greenpeace attend plus de vigilance de la part des importateurs de bois. Ils sont maintenant soumis à ce que l’on appelle la "due diligence obligation". Les commerçants doivent rendre l’ensemble de leur chaîne "bois" transparente et réduire au maximum tout risque d’importer du bois illégal. Quant aux autorités, elles doivent d’urgence mettre sur pied un meilleur contrôle de l’entrée du bois provenant de pays à risque tel le Congo.

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