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Huile de palme

L'Afrique au centre de toutes les convoitises

Ingrédient clé de nombreux produits alimentaires et cosmétiques, l'huile de palme est l'huile comestible la moins chère au monde, et aussi l'une des plus consommées. 

L'Afrique, berceau originel du palmier à huile, est désormais au centre de toutes les convoitises des multinationales de l'agroalimentaire.

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Originaire d'Afrique, le palmier à huile est au cœur des traditions et de la vie de nombreuses communautés. Pourtant, le continent africain ne fait pas partie à l'heure actuelle des grands producteurs mondiaux d'huile de palme. Seul le Nigeria se distingue, avec une production inférieure à un million de tonnes par an..

Mais l'Afrique devrait bientôt rattraper ce retard. Les capacités de production arrivent à saturation dans les principaux pays producteurs, tels que l'Indonésie ou la Malaisie, et les grands groupes agro-industriels se tournent désormais vers l'Afrique en vue de satisfaire une demande mondiale en constante augmentation.

Cette expansion peut représenter une opportunité économique pour les populations locales. Mais elle peut aussi mettre en danger leurs moyens de subsistance et leur environnement, et menacer le climat mondial.

Cliquez ici pour lire le rapport complet de Greenpeace sur le développement de l'huile de palme en Afrique

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Au cours des dernières années, des centaines de milliers d'hectares de terres en Afrique subsaharienne ont été loués ou vendus à des entreprises, des particuliers ou des gouvernements étrangers. 

Ces contrats sont opaques et s'inscrivent dans le cadre d'un accaparement de terres à grande échelle.

Les pays africains doivent désormais faire un choix décisif : laisser les entreprises s'emparer de leurs terres et envahir leurs forêts au nom du profit à court terme, ou s'orienter vers un développement durable qui accorde la priorité à la protection de leurs ressources naturelles et de leurs moyens de subsistance.

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Au Cameroun, l'entreprise américaine Herakles Farms met tout en œuvre pour convertir de vastes étendues de forêt naturelle en plantation de palmiers à huile. Le projet d'Herakles Farms incarne parfaitement les menaces environnementales et sociales qui planent sur les forêts africaines.

Ce projet de plantation causerait d'importants dégâts environnementaux dans une région entourée de cinq aires protégées offrant une biodiversité exceptionnelle. De plus, il affecterait durement les communautés qui vivent au sein de la zone de concession et dont les moyens de subsistance dépendent de la forêt.

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En janvier 2013, Greenpeace a effectué une visite de terrain au Cameroun. La population locale est largement opposée à l'aménagement d'une plantation de palmiers à huile. Le projet qu'Herakles Farms présente comme potentiellement lucratif pour les habitants est en réalité très controversé.

Les habitants craignent de perdre leurs terres et leurs ressources au profit de la SG Sustainable Oils Cameroon (SGSOC), la filière camerounaise d'Herakles Farms. Dans la région, de nombreux agriculteurs tirent leurs moyens de subsistance de la culture du cacao, du taro ou du maïs, par exemple. La SGSOC ne leur a fourni aucune carte délimitant les frontières de la future concession de palmiers à huile, empêchant ainsi les habitants de savoir combien d'hectares de surface agricole risquent d'être détruits.

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Le projet d'Herakles Farms au Cameroun est un mauvais projet au mauvais endroit. Cette plantation de palmiers à huile constitue une menace pour la population et pour l'environnement. Il ne doit pas être mené à terme.

 

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