Le coût de la destruction des océans | Greenpeace Afrique

Le coût de la destruction des océans

Publication - novembre 22, 2017
Les eaux côtières de l’Afrique de l’Ouest sont parmi les quatre grands écosystèmes mondiaux d’upwelling, qui sont tous délimités par les frontières orientales des océans Paci que et Atlantique. Ce phénomène océanographique entraîne les remontées des eaux froides vers la surface. Ces eaux riches en nutriments sont à la base d’une intense ef orescence et du développement de la biomasse dans la masse d’eau.

Avec une super cie totale de 1,5 million de km2 – répartie entre la Mauritanie (234 000 km2), la Gambie (10 500 km2), le Sénégal (180 895 km2), le Cabo Verde (734 265 km2), la Guinée-Bissau (105 000 km2) et la Sierra Leone (166 058 km2) – les eaux des États membres de la Commission Sous Régionale des Pêches (CSRP) font partie intégrante de la zone de pêche FAO 34. En dépit de la faible proportion de la surface océanique mondiale couverte par ces zones, elles fournissent près d’un cinquième des captures marines de la planète. En Afrique de l’Ouest, la pêche contribue sensiblement à l’amélioration des indicateurs macroéconomiques et sociaux par la création d’emplois et sa contribution à la sécurité alimentaire. Elle génère des revenus pour les économies locales.

Cependant, la pression exercée par un nombre croissant de ottes de pêche africaines et étrangères a un effet néfaste sur ces eaux pleines de vie. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a émis des inquiétudes concernant les répercussions de l’épuisement des stocks, imputable à la surpêche, sur la sécurité alimentaire et l’économie de l’Afrique de l’Ouest. Une région où près de sept millions de personnes mènent des activités liées á la pêche, et plusieurs autres millions pour lesquels le poisson est la principale source de protéines animales. Selon les estimations, environ 300 000 emplois ont été perdus dans le secteur artisanal en raison de l’absence de politiques qui protègent à la fois la pêche et les moyens de subsistance.

En mars 2017, le navire Esperanza de Greenpeace entamait l’expédition « Espoir en Afrique de l’Ouest » a n de mettre sous les projecteurs la situation écologiquement et économiquement insoutenable qui prévaut dans ses eaux comptant parmi les plus fertiles au monde. En collaboration avec le Secrétariat permanent de la CSRP et les autorités des États côtiers d’Afrique de l’Ouest, MY Esperanza a mené des opérations de surveillance conjointe dans les zones économiques exclusives (ZEE) de la Guinée-Bissau, de la Guinée, de la Sierra Leone et du Sénégal.

Le présent rapport présente en détail les conclusions et l’analyse des deux mois d’activités de surveillance en mer et de concertation avec des autorités, des communautés et des organisations de jeunes. Le rapport formule également des recommandations visant à pousser les gouvernements ouest-africains à assumer leurs responsabilités et à gérer de façon concertée les activités de pêche, aussi bien des ottes locales que celles étrangères, a n de protéger leurs eaux et d’assurer une distribution équitable et durable des ressources marines.

Voir le rapport complet ici.

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