S'adapter au changement climatique en Afrique de l'Est
Greenpeace Afrique
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Développer la résistance au changement climatique dans l'agriculture est-africaine

Prisca Mayende est une femme énergique, mère de neuf enfants. Elle vit avec sa famille sur sa ferme de 3.8 acres. Son mari est employé sur une autre ferme appartenant à la famille. Prisca gère toute seule la ferme familiale, avec l'aide de ses enfants.

Prisca est impliquée dans sa communauté et est présidente du projet communautaire de gestion de l'eau de Naigai, commencé en 2009. Dix-sept foyers (4 hommes et 13 femmes) ont travaillé ensemble sur le terrain de Prisca pour y creuser un puit et pour commencer un projet d'éducation primaire.

Prisca a travaillé pour Vi Agroforestry à travers le projet Kenya Agricultural Carbon et le groupe communautaire de Naigai. En 2010, elle a décidé d'adopter des pratiques agricoles écologiques comme l'agroforesterie, la fertilisation organique des sols et la diversification des cultures.



Le projet de Greenpeace au Kenya

Le climat change, et partout dans le monde se produisent déjà des événements climatiques imprévisibles et dramatiques. Ceux qui dépendent du temps pour leur pain quotidien - les fermiers et les journaliers - ressentent déjà les effets du changement climatique, plus que n'importe qui d'autre. L'Afrique de l'Est est particulièrement affectée. La saison des pluies va se rétrécir, et les sécheresses vont se multiplier, créant ainsi une insécurité alimentaire plus grande.

En octobre 2014, nous avons interrogé des fermiers et les organisations qui les soutiennent dans l'ouest et l'est du Kenya. Nous voulions identifier quelles pratiques étaient utilisées avec succès pour développer la résilience, et, à l'inverse, quelles pratiques augmentaient la vulnérabilité. Prisca Mayende est l'un des nombreux fermiers à qui nous avons parlé.

Suite à nos recherches, nous avons publié un rapport “Building Environmental Resilience - A snapshot of farmers adapting to climate change in Kenya” , qui s'appuie sur une revue de la littéraire scientifique actuelle. Greenpeace Afrique était aussi présent lors de la conférence de l'UNEP sur la sécurité alimentaire, et a profité de cette occasion pour monter une exposition photographique au musée de Nairobi.

Les résultats

Nos recherches nous ont montré que les fermiers kenyans avaient déjà recours à des pratiques locales qui augmentent leur capacité à s'adapter au changement climatique. Nous les avons regroupés en quatre éléments clés qui assurent la résilience des systèmes agricoles : le sol, l'eau, la diversité et les communautés. En exemple de ces pratiques nous avons l'agroforesterie, la récupération de l'eau, la diversification des cultures et de l'élevage, et l'investissement dans des initiatives communautaires.

Il y a à l'inverse des pratiques qui rendent les agriculteurs plus vulnérables. Elles incluent le recours à des intrants externes comme les produits chimiques agricoles. Ne dépendre que d'une seule culture accroit aussi le risque de maladie des plants. Et lorsque la récolte est mauvaise, les agriculteurs n'ont plus rien.

Témoignages de petits producteurs

Les agriculteurs que nous avons rencontré au Kenya témoignent de leur expérience et de leurs pratiques écologiques. Ecoutez leurs récits (en anglais)!

La campagne de Greenpeace

Greenpeace fait campagne pour promouvoir l'agriculture écologique en afrique. Nous souhaitons que les bailleurs de fonds et ceux qui financent le développement agricole en Afrique aident les petits producteurs, ceux qui nourrissent déjà l'Afrique. L'agriculture écologique apporte aux petits producteurs des outils adaptés, qui, comme nous l'avons démontré lors de ce projet, leur permet de mieux se protéger contre les aléas du changement climatique.