{"id":14327,"date":"2021-08-24T12:51:48","date_gmt":"2021-08-24T12:51:48","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/?p=14327"},"modified":"2021-08-24T12:56:24","modified_gmt":"2021-08-24T12:56:24","slug":"mon-exaltante-decennie-de-sensations-fortes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/les-blogs\/14327\/mon-exaltante-decennie-de-sensations-fortes\/","title":{"rendered":"Mon exaltante d\u00e9cennie de sensations fortes"},"content":{"rendered":"\n<p>Mon histoire d&#8217;amour avec GPAF a commenc\u00e9 en janvier 2011, lorsque j&#8217;ai rejoint l&#8217;organisation en tant qu&#8217;employ\u00e9e \u00e0 temps plein, m\u00eame si j&#8217;avais flirt\u00e9 avec l&#8217;organisation en tant que b\u00e9n\u00e9vole quelques mois auparavant. J&#8217;\u00e9tais fra\u00eechement sorti d\u2019une salle de r\u00e9daction au Cameroun, lorsque je me suis rendue en Afrique du Sud pour entamer mes \u00e9tudes de ma\u00eetrise. GPAF \u00e9tait un arr\u00eat pratique pour le b\u00e9n\u00e9volat, car les bureaux de Melville se trouvaient juste sur mon chemin vers le campus. Apr\u00e8s avoir travaill\u00e9 pendant cinq ans dans le secteur de la radiodiffusion en tant que pr\u00e9sentatrice et reporter, j&#8217;\u00e9tais convaincue que rien ne pouvait battre l&#8217;adr\u00e9naline des informations aux heures de grande \u00e9coute, la pulsation du jingle d&#8217;ouverture et l&#8217;intensit\u00e9 des gros titres. Pourtant, le FMAP ne s&#8217;est pas content\u00e9 d&#8217;offrir la possibilit\u00e9 de faire les gros titres, il a offert un nombre infini d&#8217;occasions de les inspirer, de modifier des r\u00e9cits bien ancr\u00e9s, d&#8217;en cr\u00e9er de nouveaux et de changer le monde tel que nous le connaissions &#8211; l&#8217;ultime pouss\u00e9e d&#8217;adr\u00e9naline.<\/p>\n\n<p>Il est difficile de choisir les points forts d&#8217;une longue liste de moments inspirants et marquants, mais je vais essayer d&#8217;en citer quelques-uns.<\/p>\n\n<p><strong>Dakar 2011 : Lancement du rapport \u201cL&#8217;Afrique nourrit l&#8217;Europe\u201d.&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n<p>Mon bapt\u00eame du feu au sein de GPAF est arriv\u00e9 \u00e0 peine deux mois apr\u00e8s mon entr\u00e9e en fonction en tant que responsable de la communication avec le lancement du rapport <strong>L&#8217;Afrique qui nourrit l&#8217;Europe au S\u00e9n\u00e9ga<\/strong>l. Mes voyages de l&#8217;\u00e9poque de la salle de conf\u00e9rence ne m&#8217;avaient pas amen\u00e9 au S\u00e9n\u00e9gal, et je me disais que lancer un rapport dans un pays inconnu serait certainement une aventure. Deux jours avant mon arriv\u00e9e et ayant re\u00e7u plus de vingt appels t\u00e9l\u00e9phoniques plus tard, j&#8217;animais une conf\u00e9rence de presse \u00e0 Dakar avec une tente remplie de journalistes au Forum social mondial, le bon contexte pour discuter de l&#8217;impact \u00e9conomique de la surp\u00eache dans les eaux ouest-africaines, de l&#8217;impact de la surp\u00eache sur les moyens de subsistance des S\u00e9n\u00e9galais et de la fa\u00e7on dont l&#8217;Afrique nourrissait l&#8217;Europe au d\u00e9triment de ses habitants. Des ann\u00e9es plus tard, ce r\u00e9cit est remis en question par tous les habitants du pays, les liens entre la surp\u00eache et la migration ayant \u00e9t\u00e9 couverts par toutes les grandes agences de presse.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n<p>Les demandes que nous avons formul\u00e9es il y a dix ans fa\u00e7onnent la politique de p\u00eache en Afrique de l&#8217;Ouest. En 2021, cette conversation a \u00e9volu\u00e9 vers quelque chose de plus \u00e9motif : L&#8217;Europe veut le poisson de l&#8217;Afrique, mais pas ses migrants. Et je regarde avec impatience ce que sera le r\u00e9sultat de cette conversation au cours de la prochaine d\u00e9cennie.&nbsp;<\/p>\n\n<p><strong>Johannesburg 2011: D\u00e9charge de charbon \u00e0 Eskom<\/strong><\/p>\n\n<p>Lorsque nous avons commenc\u00e9 \u00e0 protester contre la d\u00e9pendance presque totale de l&#8217;Afrique du Sud au charbon comme source d&#8217;\u00e9nergie, nous avions l&#8217;air d&#8217;une bande de rebelles n&#8217;ayant aucune id\u00e9e du fonctionnement des \u00e9conomies. Les int\u00e9r\u00eats du gouvernement et des entreprises avaient ancr\u00e9 dans les esprits l&#8217;id\u00e9e que l&#8217;Afrique du Sud disposait d&#8217;une abondance de charbon qu&#8217;il fallait utiliser pour se &#8220;d\u00e9velopper&#8221;. Nous avons contest\u00e9 ce mod\u00e8le de d\u00e9veloppement en faisant valoir l&#8217;abondance in\u00e9gal\u00e9e d&#8217;\u00e9nergies renouvelables en Afrique du Sud, un terme qui ne signifiait rien, ou presque, m\u00eame pour les meilleurs journalistes de l&#8217;\u00e9poque. Mais lorsque nous avons jet\u00e9 du charbon \u00e0 Eskom, les m\u00e9dias nous ont pris au s\u00e9rieux. En tant que responsable des communications, je suis rentr\u00e9e chez moi ce soir-l\u00e0 avec l&#8217;impression d&#8217;\u00eatre une h\u00e9ro\u00efne, avec six titres de journaux en premi\u00e8re page sur notre action et une longue liste d&#8217;interviews \u00e0 la radio nous offrant l&#8217;espace n\u00e9cessaire pour exposer nos arguments. Plusieurs ann\u00e9es plus tard, apr\u00e8s plus de 500 communiqu\u00e9s de presse, non seulement l&#8217;Afrique du Sud conna\u00eet et adopte les \u00e9nergies renouvelables, mais tout le monde dans mon quartier \u00e9conomise pour installer de l&#8217;\u00e9nergie solaire. Et Eskom a confirm\u00e9 toutes nos inqui\u00e9tudes concernant le charbon, qui n&#8217;offre que la ruine. Avec des scandales \u00e0 r\u00e9p\u00e9tition, plusieurs projets inachev\u00e9s et des coupures de courant normalis\u00e9es comme h\u00e9ritage, de nombreux Sud-Africains sont de plus en plus curieux du potentiel d&#8217;une transition juste.&nbsp;<\/p>\n\n<p><strong>Johannesburg 2015: Action \u00e0 la conf\u00e9rence Africa Nuclear&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n<p>Il nous a fallu notre premi\u00e8re opposition publique au nucl\u00e9aire lors de la Conf\u00e9rence nucl\u00e9aire africaine \u00e0 Sandton (Johannesburg) pour comprendre la puissance du lobby nucl\u00e9aire et de ceux qui profitent de l&#8217;expansion du nucl\u00e9aire en Afrique. Nos militants ont \u00e9t\u00e9 malmen\u00e9s lors de la manifestation, et m\u00eame des journalistes ont \u00e9t\u00e9 brutalis\u00e9s. Nous savions que ce ne serait pas facile. Mais qui a dit que cela devait \u00eatre le cas? Nous avons essay\u00e9 de convaincre le public que le nucl\u00e9aire \u00e9tait impropre, dangereux et co\u00fbteux, et apr\u00e8s de nombreux cadres et r\u00e9cits, la corruption a fait la magie pour nous. L&#8217;Afrique du Sud a abandonn\u00e9 son plan d&#8217;expansion nucl\u00e9aire \u00e0 neuf en 2019.<\/p>\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"929\" height=\"612\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2021\/08\/aca42a63-capture-decran-2021-08-24-a-10.21.56.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-14328\" srcset=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2021\/08\/aca42a63-capture-decran-2021-08-24-a-10.21.56.png 929w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2021\/08\/aca42a63-capture-decran-2021-08-24-a-10.21.56-300x198.png 300w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2021\/08\/aca42a63-capture-decran-2021-08-24-a-10.21.56-768x506.png 768w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2021\/08\/aca42a63-capture-decran-2021-08-24-a-10.21.56-510x336.png 510w\" sizes=\"auto, (max-width: 929px) 100vw, 929px\" \/><figcaption>Protestation au Congr\u00e8s de l&#8217;industrie nucl\u00e9aire en Afrique du Sud<br><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n<p><strong>High Seas 2017 : Chasser les m\u00e9chants de la c\u00f4te ouest-africaine&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n<p>\u00c0 ce moment-l\u00e0, j&#8217;\u00e9tais pass\u00e9e au poste de responsable de la communication. Au moment o\u00f9 je suis mont\u00e9e \u00e0 bord du Rainbow Warrior dans le port de Conakry, j&#8217;ai eu l&#8217;intuition que ce serait le point culminant de mon activisme environnemental. Il a fallu six jours au Rainbow Warrior pour rep\u00e9rer le premier bateau naviguant ill\u00e9galement. Puis, comme si tous les m\u00e9chants se partageaient un terrain de jeu commun, nous avons rep\u00e9r\u00e9 le deuxi\u00e8me, le troisi\u00e8me et, au neuvi\u00e8me jour, le sixi\u00e8me. Exposer la surp\u00eache pratiqu\u00e9e par des flottes \u00e9trang\u00e8res, asiatiques et europ\u00e9ennes, qui co\u00fbte la vie \u00e0 des gens ordinaires en Afrique de l&#8217;Ouest, m&#8217;a enthousiasm\u00e9, tout comme la salle de r\u00e9daction. Mais nous avons obtenu bien plus de cette exp\u00e9dition. Ces navires se sont vu retirer leur licence, d&#8217;autres ont \u00e9t\u00e9 interdits d&#8217;acc\u00e8s aux eaux ouest-africaines. Alors que la c\u00f4te ouest-africaine est toujours un Far West pour toutes sortes d&#8217;activit\u00e9s de p\u00eache ill\u00e9gales, le fait d&#8217;exposer aux gens ordinaires toute l&#8217;\u00e9tendue des dommages caus\u00e9s par la p\u00eache \u00e9trang\u00e8re change la donne et met en lumi\u00e8re la responsabilit\u00e9 des \u00c9tats ouest-africains en mati\u00e8re de gestion ad\u00e9quate des p\u00eaches.&nbsp;<\/p>\n\n<p><strong>2021 : Reconstruire en mieux&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n<p>Alors que la majeure partie de l&#8217;humanit\u00e9 est encore sous le choc de la pand\u00e9mie de COVID-19, nous devons r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 la mani\u00e8re de reconstruire d&#8217;une mani\u00e8re qui prot\u00e8ge r\u00e9ellement l&#8217;humanit\u00e9. En tant que responsable de la communication, je prends ce d\u00e9fi au s\u00e9rieux, mais je sais qu&#8217;il n&#8217;est pas facile \u00e0 relever.<\/p>\n\n<p>Une chose que j&#8217;ai apprise au cours de toutes ces ann\u00e9es, c&#8217;est que nous avons de la chance. S&#8217;il faut une d\u00e9cennie pour voir le changement que nous souhaitons et dont nous sommes condamn\u00e9s, il ne faut pas attendre pour commencer \u00e0 le demander. Pour demander, il faut parfois crier, crier et encore crier. Mais la r\u00e9p\u00e9tition et le fait de ne pas renoncer \u00e0 nos convictions semblent toujours l&#8217;emporter.&nbsp;<\/p>\n\n<p>Puissions nous avoir le meilleur pour une autre d\u00e9cennie de changement des r\u00e9cits et d&#8217;un monde meilleur pour tous !!!<\/p>\n\n<p>Aidez-nous \u00e0 poursuivre nos efforts de campagne en faveur des sources d&#8217;\u00e9nergie renouvelables.<\/p>\n\n<div class=\"wp-block-buttons aligncenter is-layout-flex wp-block-buttons-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-button is-style-donate\"><a class=\"wp-block-button__link\" href=\"https:\/\/africadonate.greenpeace.org\/\">FAITES UN DON MAINTENANT<\/a><\/div>\n<\/div>\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mon histoire d&#8217;amour avec GPAF a commenc\u00e9 en janvier 2011, lorsque j&#8217;ai rejoint l&#8217;organisation en tant qu&#8217;employ\u00e9e \u00e0 temps plein, m\u00eame si j&#8217;avais flirt\u00e9 avec l&#8217;organisation en tant que b\u00e9n\u00e9vole quelques mois auparavant.<\/p>\n","protected":false},"author":42,"featured_media":14350,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"not set","p4_local_project":"not set","p4_basket_name":"not set","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[59,57,52],"tags":[42],"p4-page-type":[104],"class_list":["post-14327","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-changer-ma-communaute","category-inspirer-le-mouvement","category-proteger-lenvironnement","tag-greenpeaceafrique","p4-page-type-les-blogs"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14327","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/42"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14327"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14327\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":14354,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14327\/revisions\/14354"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/14350"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14327"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14327"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14327"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=14327"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}