{"id":2110,"date":"2016-02-01T12:45:00","date_gmt":"2016-02-01T12:45:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/non-classifiee\/2110\/les-femmes-prennent-le-pouvoir-chez-greenpeace\/"},"modified":"2019-11-06T08:23:44","modified_gmt":"2019-11-06T08:23:44","slug":"les-femmes-prennent-le-pouvoir-chez-greenpeace","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/les-blogs\/2110\/les-femmes-prennent-le-pouvoir-chez-greenpeace\/","title":{"rendered":"Les femmes prennent le pouvoir chez Greenpeace"},"content":{"rendered":"<div class=\"post-content\">\n<div><strong>La n\u00e9oz\u00e9landaise Bunny McDiarmid et l\u2019am\u00e9ricaine Jennifer Morgan sont les deux nouvelles codirectrices ex\u00e9cutives de Greenpeace International. Elles succ\u00e8dent \u00e0 Kumi Naidoo \u00e0 la t\u00eate de l\u2019organisation.\u00a0Elles veulent de nouvelles id\u00e9es et portent de grandes visions.<\/strong><\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2018\/10\/ca73508e-ca73508e-122257_208943.jpg\" alt=\"Les deux nouvelles directrices de Greenpeace\" \/>A partir du 4 avril 2016, Bunny McDiarmid et Jennifer Morgan codirigeront Greenpeace dans le cadre d\u2019une direction innovante.<\/p>\n<p>Militante aux c\u00f4t\u00e9s de Greenpeace depuis plus de 30 ans, Bunny McDiarmid a \u00e9t\u00e9 membre d\u2019\u00e9quipage de nombreux bateaux de Greenpeace, puis directrice de Greenpeace Nouvelle-Z\u00e9lande, un bureau qui s\u2019est transform\u00e9 sous sa direction en moteur de l\u2019innovation dans la galaxie Greenpeace.<\/p>\n<p>Jennifer Morgan s\u2019est quant \u00e0 elle r\u00e9guli\u00e8rement frott\u00e9e aux \u00ab arcanes du pouvoir \u00bb, notamment en tant que directrice du programme de protection du climat du World Resource Institute. Elle a \u00e9galement dirig\u00e9 des \u00e9quipes dans de grandes organisations, comme le Fonds mondial pour la nature (WWF), le Climate Action Network ou E3G \u2013 et milit\u00e9 pour le climat avec constance.<\/p>\n<p>Ana Toni, pr\u00e9sidente du conseil de fondation de Greenpeace International, explique :<br \/>\n\u201cNous savions que chacune des deux pouvait assumer cette t\u00e2che. Mais quand nous avons constat\u00e9 combien elles se compl\u00e8tent par leurs comp\u00e9tences et leurs exp\u00e9riences, ainsi que par leurs connaissances, nous avons opt\u00e9 pour les avantages de la codirection. C\u2019est ainsi que nous avons d\u00e9cid\u00e9 de saisir l\u2019opportunit\u00e9 de pouvoir mandater les deux \u00e0 la direction de l\u2019organisation. Cela va dans le sens de notre volont\u00e9 de nous \u00e9loigner d\u2019une organisation fortement centralis\u00e9e, hi\u00e9rarchis\u00e9e, et d\u2019aller vers une organisation dans laquelle la conduite et la responsabilit\u00e9 sont partag\u00e9es.\u201d<\/p>\n<p><strong>La force de la confiance<\/strong><\/p>\n<p>Bunny McDiarmid est n\u00e9e en Nouvelle-Z\u00e9lande. Elle s\u2019est d\u00e9vou\u00e9e \u00e0 de nombreuses causes qui ne l\u2019ont pas convaincue\u2026 Jusqu\u2019au jour o\u00f9 elle a navigu\u00e9 pour la premi\u00e8re fois sur un voilier en bois, l\u2019ann\u00e9e de ses 21 ans. Apr\u00e8s avoir rafistol\u00e9 le vieux rafiot, elle a pris la mer avec un groupe de douze personnes.\u00a0Je n\u2019avais aucune exp\u00e9rience en menuiserie ni en navigation. Et dans cette aventure, il s\u2019agissait surtout de ne pas se retrouver en d\u00e9tresse en haute mer. Mais on m\u2019a fait confiance et on a cru en moi. J\u2019ai donc imm\u00e9diatement appris que tu peux \u00eatre plus que ce qu\u2019on peut \u00e9crire sur toi.<\/p>\n<p>En 1985, Bunny McDiarmid \u00e9tait matelot sur le Rainbow Warrior, lorsque Greenpeace a \u00e9vacu\u00e9 la population de Rongelap, un atoll du Pacifique contamin\u00e9 par des d\u00e9cennies d\u2019essais nucl\u00e9aires.\u00a0J\u2019ai touch\u00e9 du doigt le lien entre atteintes \u00e0 l\u2019environnement et atteintes aux droits humains. Et j\u2019ai \u00e9t\u00e9 t\u00e9moin de l\u2019incurie des responsables. Ce que j\u2019ai v\u00e9cu \u00e0 Rongelap n\u2019\u00e9tait en r\u00e9alit\u00e9 qu\u2019une all\u00e9gorie de quelque chose de beaucoup plus grand \u2013 quelque chose qui m\u2019a attir\u00e9e et m\u2019a li\u00e9e aux id\u00e9aux de Greenpeace.<\/p>\n<p><strong>A la maison chez Greenpeace<\/strong><\/p>\n<p>Jennifer Morgan est n\u00e9e aux Etats-Unis. Elle vit en Allemagne et a obtenu un master en relations internationales \u00e0 l\u2019American University. Elle se souvient parfaitement du jour o\u00f9 le livre\u00a0Um Hoffnung k\u00e4mpfen!\u00a0(Lutter pour l\u2019espoir) de la fondatrice des Verts allemands Petra Kelly, est tomb\u00e9 entre ses mains : \u201cJ\u2019ai lu le livre d\u2019une traite. Petra Kelly liait les probl\u00e8mes syst\u00e9miques de notre soci\u00e9t\u00e9 \u00e0 la n\u00e9cessit\u00e9 de changer de paradigme, de penser autrement. Elle d\u00e9crivait le r\u00f4le de la violence dans la soci\u00e9t\u00e9 et de l\u2019importance de retrouver notre harmonie avec la nature. C\u2019\u00e9tait comme si quelqu\u2019un avait \u00e9crit tout ce que je ressentais dans mon coeur, mais que n\u2019\u00e9tais pas capable encore d\u2019exprimer en mots. J\u2019ai pens\u00e9 que Petra Kelly \u00e9tait incroyablement courageuse et elle est devenue un exemple pour moi. Ce livre a d\u2019une certaine fa\u00e7on qui a chang\u00e9 ma vie.\u201d<\/p>\n<p>\u201cEn arrivant chez Greenpeace, je me suis sentie chez moi. J\u2019ai parcouru le monde, j\u2019ai rencontr\u00e9 de nombreux responsables \u00e9conomiques et politiques\u201d,\u00a0continue-t-elle.\u00a0Mais Greenpeace demeure proche de mes racines et son ind\u00e9pendance est un atout-cl\u00e9. Le principe de ne pas accepter de dons de gouvernements ni d\u2019entreprises lui garantit une libert\u00e9 de ton et d\u2019action exceptionnelle.<\/p>\n<p><strong>Les bonnes personnes pour atteindre les bons objectifs<\/strong><\/p>\n<p>En octobre, Ana Toni a organis\u00e9 une s\u00e9rie de rencontres pour que Bunny McDiarmid et Jennifer Morgan puissent faire connaissance. Elles ont alors constat\u00e9 que leurs visions, leurs id\u00e9es et leurs styles de travail s\u2019harmonisaient.<\/p>\n<p>\u201cNous misons toutes les deux sur la confiance et l\u2019\u00e9mulation. Nous pensons qu\u2019il est possible de d\u00e9velopper des \u00e9quipes tr\u00e8s efficaces en misant sur la diversit\u00e9\u201d, explique Bunny McDiarmid. Jennifer Morgan compl\u00e8te : \u201cNous savons surmonter les diff\u00e9rences, viser un objectif et tout donner pour l\u2019atteindre. \u00a0Bunny et moi pouvons, gr\u00e2ce \u00e0 notre codirection, amener en outre de jeunes femmes \u00e0 croire en leur avenir et les renforcer dans leurs capacit\u00e9s \u00e0 pouvoir atteindre tous les objectifs et toutes les fonctions \u2013 que ce soit la direction de Greenpeace ou celle d\u2019un Etat.\u201d<\/p>\n<p>Jennifer Morgan a souvent \u00e9t\u00e9 d\u00e9crite comme une personne antibureaucrate, capable de mettre en place de grandes \u00e9quipes \u2013 flexibles \u2013 \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de grandes structures. Il s\u2019agit de trouver les bonnes personnes pour les bons objectifs, non pas de cr\u00e9er des structures ou des organigrammes. Et il s\u2019agit de d\u00e9velopper une vision ensemble, pas \u00e0 pas, au lieu de l\u2019imposer depuis le haut. Je ne connais rien de plus satisfaisant que de cr\u00e9er les conditions dans lesquelles les gens peuvent donner le meilleur d\u2019eux-m\u00eames, ce qui implique d\u2019\u00e9liminer les obstacles qui pourraient les ralentir. Et il n\u2019y a pas de plus grande r\u00e9compense pour un-e dirigeant-e que de voir que les personnes talentueuses ont du succ\u00e8s.<\/p>\n<p><strong>Prendre de nouvelles voies<\/strong><\/p>\n<p>Les codirectrices partagent la m\u00eame ambition : d\u00e9velopper une nouvelle Greenpeace. Les gens veulent construire un monde meilleur. Et c\u2019est la raison d\u2019\u00eatre de Greenpeace. Nous travaillons sur toute la plan\u00e8te, au-del\u00e0 des fronti\u00e8res Nord-Sud. Nos actions de d\u00e9sob\u00e9issance civile nous donnent un poids et une cr\u00e9dibilit\u00e9 uniques pour dire la v\u00e9rit\u00e9 aux puissants et faire face aux instances du pouvoir. Peu d\u2019autres organisations en sont capables.<\/p>\n<p>\u201cNous devons nous am\u00e9nager des espaces de cr\u00e9ativit\u00e9 et trouver la fa\u00e7on dont nous pouvons r\u00e9unir au mieux les forces de toutes celles et ceux qui partagent les id\u00e9aux Greenpeace\u201d,\u00a0ajoute Bunny McDiarmid.<\/p>\n<p><strong>Donner le meilleur de nous-m\u00eames<\/strong><\/p>\n<p>D\u2019une certaine fa\u00e7on, la codirection ne signifie pas seulement que Jennifer et moi partagerons les t\u00e2ches de codirectrices internationales : nous les partagerons avec les diff\u00e9rentes directions nationales et r\u00e9gionales. Car il s\u2019agit de partager \u2013 globalement \u2013 le pouvoir et la responsabilit\u00e9 d\u2019aller de l\u2019avant, de donner le meilleur de nous-m\u00eames, et ce \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les enjeux \u00e9cologiques sont de plus en plus importants.<\/p>\n<p>.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La n\u00e9oz\u00e9landaise Bunny McDiarmid et l&#8217;am\u00e9ricaine Jennifer Morgan sont les deux nouvelles codirectrices ex\u00e9cutives de Greenpeace International. 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