{"id":2349,"date":"2017-02-02T11:48:00","date_gmt":"2017-02-02T11:48:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/non-classifiee\/2349\/en-photos-aujourdhui-la-plus-importante-flotte-de-peche-en-afrique-de-louest-vient-de-chine\/"},"modified":"2019-11-06T08:23:16","modified_gmt":"2019-11-06T08:23:16","slug":"en-photos-aujourdhui-la-plus-importante-flotte-de-peche-en-afrique-de-louest-vient-de-chine","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/les-blogs\/2349\/en-photos-aujourdhui-la-plus-importante-flotte-de-peche-en-afrique-de-louest-vient-de-chine\/","title":{"rendered":"En photos: Aujourd\u2019hui, la plus importante flotte de p\u00eache en Afrique de l\u2019Ouest vient de Chine"},"content":{"rendered":"<div class=\"post-content\">\n<div>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2018\/10\/397de0cc-397de0cc-133587_236582.jpg\" alt=\"bateaux de p\u00eache chinois afrique de l'ouest\"><\/p>\n<p>Selon des documents du minist\u00e8re de l\u2019agriculture chinois, la flotte de p\u00eache en haute mer chinoise est maintenant la plus importante des eaux ouest africaines, avec plus de 400 navires produisant des prises d\u2019un montant de pr\u00e8s de 400 millions d\u2019euros par an.<\/p>\n<p>La plupart des navires pratiquent le chalutage par le fond, une forme extr\u00eamement destructrice de p\u00eache qui rafle tout sur son passage \u2013 et qui est en large partie responsable de la disparition des stocks de poissons dans les eaux chinoises.<\/p>\n<p>Un photographe de Greenpeace a pass\u00e9 un mois en Afrique de l\u2019Ouest, \u00e0 bord des bateaux de p\u00eache et \u00e0 terre, documentant un secteur qui appara\u00eet tr\u00e8s peu r\u00e9gul\u00e9, et les vies qui en sont affect\u00e9es. En mai 2015, Greenpeace avait expos\u00e9 74 bateaux de p\u00eache chinois qui p\u00eachaient en eaux interdites et qui avaient fraud\u00e9 sur leur d\u00e9claration de tonnage.<\/p>\n<p>Entre 2001-2006 et 2011-2013, un total de 183 cas de p\u00eache \u00ab\u00a0ill\u00e9gale, non report\u00e9e et non r\u00e9gul\u00e9e\u00a0\u00bb (IUU) impliquant des navires chinois a \u00e9t\u00e9 report\u00e9.<\/p>\n<p>\u00a0<img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2018\/10\/8a0c8b53-8a0c8b53-133590_236576.jpg\" alt=\"prise sur bateau p\u00eache chinois\"><\/p>\n<p><strong>Surp\u00eache<\/strong><\/p>\n<p>Les eaux bordant les c\u00f4tes ouest africaines sont parmi les plus riches au monde, aiguisant les app\u00e9tits d\u2019une industrie mondiale qui produit 3.6 millions de tonnes de poisson par an.<\/p>\n<p>Depuis les ann\u00e9es 1950, 47 pays ont pratiqu\u00e9 la p\u00eache en haute mer dans la r\u00e9gion. Plus de 70% des bateaux de p\u00eache chinois en Afrique se trouvent au large des c\u00f4tes du S\u00e9n\u00e9gal, de la\u00a0Mauritanie, de la Guin\u00e9e Bissau et d\u2019autres pays ouest africains.<\/p>\n<p>Des d\u00e9cennies d\u2019exploitation intensive des mers ouest africaines, par tous les pays op\u00e9rant dans la zone, ont conduit \u00e0 une surexploitation de plus de 50% des ressources en poisson.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2018\/10\/2d446e4a-2d446e4a-133589_236578.jpg\" alt=\"vie \u00e0 bord navire p\u00eache chinois afrique de l'ouest\"><\/p>\n<p><strong>Conditions de travail<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019arriv\u00e9e de la flotte de p\u00eache chinoise a eu un impact social important sur les pays ouest africains.\u00a0Au S\u00e9n\u00e9gal, le poisson repr\u00e9sente 70% des apports en prot\u00e9ines animales. Toute diminution des stocks de poissons a donc des cons\u00e9quences sur le r\u00e9gime alimentaire des s\u00e9n\u00e9galais.<\/p>\n<p>Les navires chinois sont aussi devenus \u00e0 la fois une source de comp\u00e9tition pour les p\u00eacheurs-artisans, et une source d\u2019emplois mieux pay\u00e9s pour l\u2019industrie de la p\u00eache locale.\u00a015% de la population active s\u00e9n\u00e9galaise travaille dans le secteur de la p\u00eache. Sur ces 100 000 travailleurs, 90% sont employ\u00e9s dans des activit\u00e9s de p\u00eache artisanale traditionnelle.\u00a0Alors que les stocks de poissons sont soumis \u00e0 de fortes pressions de la part des navires de p\u00eache \u00e9trangers, les p\u00eacheurs-artisans sont oblig\u00e9s de se rendre de plus en plus loin des c\u00f4tes pour effectuer leurs prises.\u00a0Les \u00a0autres10% des travailleurs du secteur de la p\u00eache sont employ\u00e9s sur des bateaux de p\u00eache en haute mer. Ils y gagnent un salaire relativement \u00e9lev\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 100,000 CFA (152 euros) par mois.<\/p>\n<p>Les p\u00eacheurs chinois sont \u00e9galement attir\u00e9s par les perspectives de salaire \u00e9lev\u00e9 offertes par l\u2019industrie de la p\u00eache en eaux lointaines. Les employ\u00e9s \u00e0 bord de navires de p\u00eache lointaine gagnent en moyenne entre RMB80,000 et RMB300,000 (11,000 \u00e0 41,000 euros), significativement plus qu\u2019un salaire moyen de RMB50,000 \u00e0 RMB200,000 (6,800 \u00e0 26,900 euros) dans la flotte de p\u00eache domestique chinoise.<\/p>\n<p>Sur les bateaux naviguant en Afrique de l\u2019Ouest, 13 membres d\u2019\u00e9quipage sur 20 proviennent d\u2019Afrique de l\u2019Ouest, les 7 autres \u00e9tant chinois.\u00a0<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2018\/10\/ea42fa86-ea42fa86-133604_236612.jpg\" alt=\"p\u00eacheurs artisans\"><\/p>\n<p><strong>A terre<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019industrie de la p\u00eache ne se limite pas seulement aux activit\u00e9s en mer. La demande en produits transform\u00e9s \u00e0 base de poissons, utilis\u00e9s par exemple pour l\u2019alimentation des animaux, l\u2019aquaculture ou l\u2019agriculture industrielle, est en pleine recrudescence en Chine, pouss\u00e9e notamment par la croissance mondiale de l\u2019industrie de la viande.<\/p>\n<p>Les soci\u00e9t\u00e9s de transformation de poisson sont attir\u00e9es par la Mauritanie en raison des soutiens gouvernementaux pour le secteur et la richesse de la r\u00e9gion en ressources en sardines, un poisson riche en prot\u00e9ines qui est id\u00e9al pour cette industrie. L\u2019usine Lem Fishmeal \u00e0 Nouadhibou, la deuxi\u00e8me plus grande ville de Mauritanie, en est un exemple. Sur les 20 usines que compte la ville, la moiti\u00e9 d\u2019entre elles appartiennent \u00e0 des chinois. Les usines sont la colonne vert\u00e9brale autour de laquelle s\u2019articule la communaut\u00e9 chinoise de Nouadhibou, qui compte autour du millier de membres.<\/p>\n<p>L\u2019industrie de la p\u00eache en Afrique de l\u2019ouest est juste un exemple du nouveau r\u00f4le de la Chine, en tant que force essentielle qui fa\u00e7onne l\u2019Afrique du 21<sup>e<\/sup> si\u00e8cle. Alors que l\u2019influence de la Chine augmente \u00e0 travers l\u2019Afrique, la pression va s\u2019intensifier sur les ressources et les communaut\u00e9s du continent.<\/p>\n<p>\u00a0<em>\u00a0<\/em><\/p>\n<p><em>Traduit de l&#8217;<a href=\"http:\/\/energydesk.greenpeace.org\/2016\/11\/24\/fishing-inside-chinese-mega-industry-west-africa\/\">article original <\/a>sur Greenpeace EnergyDesk de\u00a0<a href=\"http:\/\/energydesk.greenpeace.org\/author\/tom-baxter\/\">Tom Baxter<\/a> et\u00a0 <a href=\"http:\/\/energydesk.greenpeace.org\/author\/pan-wenjing\/\">Pan Wenjing<\/a><\/em><\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Selon des documents du minist\u00e8re de l\u2019agriculture chinois, la flotte de p\u00eache en haute mer chinoise est maintenant la plus importante des eaux ouest africaines, avec plus de 400 navires&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":2351,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[52],"tags":[53],"p4-page-type":[104],"class_list":["post-2349","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-proteger-lenvironnement","tag-peche","p4-page-type-les-blogs"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2349","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2349"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2349\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2359,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2349\/revisions\/2359"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2351"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2349"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2349"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2349"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=2349"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}