{"id":52411,"date":"2022-10-07T07:46:33","date_gmt":"2022-10-07T07:46:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/?p=52411"},"modified":"2022-10-07T07:47:13","modified_gmt":"2022-10-07T07:47:13","slug":"proces-historique-contre-lindustrie-de-la-farine-et-de-lhuile-de-poisson-une-usine-pollue-lenvironnement-et-deverse-illegalement-des-dechets-dans-un-lac","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/communiques-de-presse\/52411\/proces-historique-contre-lindustrie-de-la-farine-et-de-lhuile-de-poisson-une-usine-pollue-lenvironnement-et-deverse-illegalement-des-dechets-dans-un-lac\/","title":{"rendered":"Proc\u00e8s historique contre l\u2019industrie de la farine et de l\u2019huile de poisson : Une usine pollue l&#8217;environnement et d\u00e9verse ill\u00e9galement des d\u00e9chets dans un lac."},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Thi\u00e8s (S\u00e9n\u00e9gal), 6 Octobre 2022<\/strong> &#8211; Au deuxi\u00e8me jour d\u2019audience de l\u2019action judiciaire visant la fermeture de l\u2019usine de farine de poisson polluante de Cayar, le Tribunal de grande instance de Thi\u00e8s a re\u00e7u des preuves accablantes de la pr\u00e9sence de m\u00e9taux toxiques dans l&#8217;eau potable, ainsi que des documents vid\u00e9o montrant un camion de l&#8217;usine d\u00e9versant ill\u00e9galement ses d\u00e9chets dans le lac qui est reli\u00e9 \u00e0 la nappe phr\u00e9atique. Le tribunal a mis l\u2019affaire en&nbsp; d\u00e9lib\u00e9r\u00e9&nbsp; \u00e0 la date du 3 novembre, date \u00e0 laquelle un jugement est attendu.<\/p>\n\n<p>Le collectif Taxawu Cayar, qui a port\u00e9 plainte contre l&#8217;usine, a qualifi\u00e9 ces r\u00e9v\u00e9lations d\u2019&#8221;odieuses&#8221; et d\u00e9clar\u00e9 que l&#8217;usine avait viol\u00e9 le droit de la communaut\u00e9 \u00e0 un environnement sain en polluant l&#8217;air de la ville et sa source d&#8217;eau potable.<\/p>\n\n<p>La salle de tribunal bond\u00e9e a \u00e9t\u00e9 inform\u00e9 d&#8217;une analyse ind\u00e9pendante effectu\u00e9e par le Laboratoire d&#8217;hydrologie et de toxicologie de la Facult\u00e9 de m\u00e9decine de l&#8217;Universit\u00e9 de Dakar, qui r\u00e9v\u00e9le des niveaux de chrome et de s\u00e9l\u00e9nium d\u00e9passant les limites l\u00e9gales dans l&#8217;eau du robinet de Cayar, et la pr\u00e9sence de ces m\u00eames m\u00e9taux toxiques en quantit\u00e9s \u00e9lev\u00e9es dans le lac Mbawane, qui est reli\u00e9 \u00e0 la nappe phr\u00e9atique[1].<\/p>\n\n<p>Le tribunal a \u00e9galement re\u00e7u des images vid\u00e9o film\u00e9es au mois d\u2019ao\u00fbt de cette ann\u00e9e, o\u00f9 des membres du Collectif Taxawu Cayar, des militants de Greenpeace Afrique et un huissier ont vu un camion de l&#8217;usine arriver au lac, y d\u00e9verser des d\u00e9chets liquides et repartir[2].&nbsp;<\/p>\n\n<p>\u00c0 l&#8217;ext\u00e9rieur du tribunal, la population de Cayar s&#8217;est mobilis\u00e9e pour apporter son soutien au collectif Takhawou Cayar.<\/p>\n\n<p><strong>All\u00e9 Sy, porte-parole du collectif Taxawu Cayar, a d\u00e9clar\u00e9<\/strong> :<\/p>\n\n<p>&#8220;Les preuves sont l\u00e0 : les propri\u00e9taires de l&#8217;usine ont enfreint la loi et ont pollu\u00e9 notre eau et nous ont mis en danger, nous et nos enfants. Et ceci dans le seul but de faire du profit au d\u00e9triment de notre sant\u00e9, de la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et du bien-\u00eatre des populations. C&#8217;est m\u00e9prisable. Les habitants de Cayar sont impatients de voir cette usine fermer ses portes.&#8221;<\/p>\n\n<p><strong>Ma\u00eetre Bathily, avocat du collectif Taxawu Cayar, a d\u00e9clar\u00e9<\/strong> :&nbsp;<\/p>\n\n<p>&#8220;L&#8217;usine a enfreint la loi environnementale de notre pays \u00e0 plusieurs reprises &#8211; et voici des preuves ind\u00e9pendantes montrant le terrible impact de leur comportement insensible et inhumain. Nous ne pouvons que conclure que l&#8217;usine n\u2019a pas dit la v\u00e9rit\u00e9 au tribunal, aux m\u00e9dias et, plus choquant encore, aux habitants de Cayar et du S\u00e9n\u00e9gal.&#8221;<\/p>\n\n<p><strong>Le Dr Aliou Ba, responsable de la campagne Oc\u00e9ans de Greenpeace Afrique, a d\u00e9clar\u00e9<\/strong>:<\/p>\n\n<p>&#8220;Voil\u00e0 comment fonctionne l&#8217;industrie mondiale de la farine de poisson. Ils volent notre poisson, ils nous privent de nos emplois, ils rendent le poisson inaccessible aux populations, et ils nuisent \u00e0 l\u2019environnement. Les profits g\u00e9n\u00e9r\u00e9s par cette entreprise alimentent de grandes compagnies, et qui en paie le prix ? Ce sont les communaut\u00e9s locales de Cayar et d\u2019Afrique de l&#8217;Ouest. Mais plus maintenant ! Les habitants de Cayar sont d\u00e9termin\u00e9s \u00e0 se battre jusqu\u2019\u00e0 obtenir gain de cause.&#8221;<\/p>\n\n<p><strong>Notes aux r\u00e9dacteurs<\/strong><\/p>\n\n<p>[1] Les analyses du laboratoire ind\u00e9pendant, qui ont suivi l&#8217;\u00e9chantillonnage de l&#8217;eau v\u00e9rifi\u00e9 par un huissier, ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9 :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Des niveaux \u00e9lev\u00e9s de m\u00e9taux toxiques dans l&#8217;eau du robinet, dont plus de trente fois le niveau de s\u00e9l\u00e9nium et quatre fois le niveau l\u00e9gal de chrome, selon le code juridique s\u00e9n\u00e9galais NS-05-033, qui s&#8217;applique \u00e0 l&#8217;eau potable.&nbsp;<\/li><li>Des niveaux \u00e9lev\u00e9s de m\u00e9taux toxiques dans l&#8217;eau du lac, dont pr\u00e8s de quatre fois le niveau l\u00e9gal de s\u00e9l\u00e9nium et pr\u00e8s de trois fois le niveau l\u00e9gal de chrome, selon le code juridique s\u00e9n\u00e9galais NS-05-061, qui s&#8217;applique aux masses d&#8217;eau telles que les lacs.<\/li><li>De faibles niveaux d&#8217;oxyg\u00e8ne dans l&#8217;eau du lac. Les r\u00e9sultats sugg\u00e8rent que le lac Mbawane est pollu\u00e9 par des mati\u00e8res organiques biod\u00e9gradables et que, par cons\u00e9quent, le lac est mal oxyg\u00e9n\u00e9 emp\u00eachant ainsi toute forme de vie aquatique. Cela concorde avec la documentation de Greenpeace Afrique d\u2019un camion de l&#8217;usine d\u00e9versant ses d\u00e9chets liquides de poissons dans le lac.<\/li><\/ul>\n\n<p>[2] Disponible prochainement dans la m\u00e9diath\u00e8que de Greenpeace :&nbsp;<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Des clips vid\u00e9o montrant un camion de l&#8217;usine de farine de poisson de Cayar d\u00e9versant des d\u00e9chets dans le lac Mbawane de Cayar, et des images de drone de l&#8217;usine.<\/li><li>Des photos des \u00e9v\u00e9nements devant le Tribunal de grande instance aujourd&#8217;hui. (Veuillez noter que des photos de la pr\u00e9c\u00e9dente audience se trouvent \u00e9galement dans la biblioth\u00e8que).<\/li><li>Des interviews audio en fran\u00e7ais, wolof et anglais avec un membre de Taxawu, et Ma\u00eetre Bathily, avocat.<\/li><\/ul>\n\n<p>Greenpeace Afrique demande que :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Les gouvernements d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest \u00e9liminent progressivement toute production de farine et d&#8217;huile de poisson utilisant du poisson propre \u00e0 la consommation humaine, en raison de son impact n\u00e9gatif sur l&#8217;environnement, la soci\u00e9t\u00e9 et l&#8217;\u00e9conomie.<\/li><li>Les gouvernements d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest accordent aux femmes transformatrices de poisson et aux p\u00eacheurs artisans un statut l\u00e9gal, leur ouvrant l&#8217;acc\u00e8s aux droits et avantages du travail, tels que la s\u00e9curit\u00e9 sociale et des droits de consultation dans la gestion locale de la p\u00eache.<\/li><li>&nbsp;Les entreprises europ\u00e9ennes et asiatiques cessent de commercialiser la farine et l&#8217;huile de poisson produites \u00e0 partir de poissons propres \u00e0 la consommation humaine provenant de la r\u00e9gion d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest.<\/li><li>Tous les \u00c9tats impliqu\u00e9s dans la p\u00eache dans la sous-r\u00e9gion ouest africaine \u00e9tablissent un r\u00e9gime de gestion r\u00e9gional efficace &#8211; en particulier pour l&#8217;exploitation des stocks partag\u00e9s, tels que les petits poissons p\u00e9lagiques &#8211; comme l&#8217;exigent le droit international, les lois nationales pertinentes, les politiques de p\u00eache panafricaines et r\u00e9gionales, et d&#8217;autres instruments. Ce r\u00e9gime de gestion devrait \u00eatre conforme \u00e0 une approche de pr\u00e9caution et fond\u00e9e sur les \u00e9cosyst\u00e8mes, en veillant \u00e0 ce que le total des captures autoris\u00e9es se situe dans des limites biologiques s\u00fbres.<\/li><\/ul>\n\n<p><strong>Contacts presse<\/strong><\/p>\n\n<p><strong>Amagor Robert Niang, <\/strong><br><strong>charg\u00e9 de communication, Greenpeace Afrique<\/strong><br><strong>aniang@greenpeace.org<\/strong><\/p>\n\n<p><strong>+221771834049&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n<p><strong>Richard Sayeed, <\/strong><br><strong>Coordinateur international de la communication, Greenpeace Afrique<\/strong><br><strong>rsayeed@greenpeace.org<\/strong><\/p>\n\n<p><strong>Bureau de presse de Greenpeace Afrique&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n<p><strong>pressdesk.africa@greenpeace.org&nbsp;<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Au deuxi\u00e8me jour d\u2019audience de l\u2019action judiciaire visant la fermeture de l\u2019usine de farine de poisson polluante de Cayar, le Tribunal de grande instance de Thi\u00e8s a re\u00e7u des preuves accablantes de la pr\u00e9sence de m\u00e9taux toxiques dans l&#8217;eau potable, ainsi que des documents vid\u00e9o montrant un camion de l&#8217;usine d\u00e9versant ill\u00e9galement ses d\u00e9chets dans le lac qui est reli\u00e9 \u00e0 la nappe phr\u00e9atique.<\/p>\n","protected":false},"author":29,"featured_media":52408,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"not set","p4_local_project":"not set","p4_basket_name":"not set","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[57,52],"tags":[41,77],"p4-page-type":[51],"class_list":["post-52411","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-inspirer-le-mouvement","category-proteger-lenvironnement","tag-decouvrir","tag-senegal-fr","p4-page-type-communiques-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52411","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/29"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=52411"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52411\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":52412,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/52411\/revisions\/52412"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/52408"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=52411"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=52411"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=52411"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=52411"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}