{"id":54869,"date":"2024-02-14T13:10:09","date_gmt":"2024-02-14T13:10:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/?p=54869"},"modified":"2024-02-14T13:13:30","modified_gmt":"2024-02-14T13:13:30","slug":"albert-livre-combat-de-titan-contre-les-dechets-plastique-au-cameroun","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/les-blogs\/54869\/albert-livre-combat-de-titan-contre-les-dechets-plastique-au-cameroun\/","title":{"rendered":"Albert livre combat de titan contre les d\u00e9chets plastique au Cameroun\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-us.googleusercontent.com\/Ayab5gVbaYZ2eAiuDlnRrAk5_ABXijGS6GvNr_KsYDqpIgbYsvEiJpO8GwYxihRaGPpdsqjumf0yL0nuniQCuALv8W2ORzUYPLvTQTWv0w3r2d5dKMLMBR7r_tBDHPDNq5H0MWUWWOSd2TR-PsgRXBs\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n<p>Albert est un natif d\u2019Ebodje, une agglom\u00e9ration de l\u2019arrondissement de Campo, dans le d\u00e9partement de l\u2019Oc\u00e9an, au Cameroun. Le village depuis pr\u00e8s de 4 ans d\u00e9j\u00e0 suffoque, en raison de la pression exerc\u00e9e par l\u2019arriv\u00e9e de Camvert, et ce n\u2019est pas tout. De plus en plus, les d\u00e9chets plastiques jonchent les rues et la plage du village, pourtant situ\u00e9 au c\u0153ur des for\u00eats du Bassin du Congo. Si Albert ne dispose pas encore de gros moyens pour combattre Camvert qui compte raser pr\u00e8s de 40 000 ha de leurs for\u00eats au profit d\u2019une plantation de palmier \u00e0 huile, au moins, ce fut\u00e9 a pu se servir de son talent pour livrer la guerre contre le plastique.<\/p>\n\n<p>Le processus est simple. Albert a fabriqu\u00e9 avec l\u2019aide de quelques amis au village des cages, auxquelles il a pris le soin de donner la forme de poisson et de tortue, pour repr\u00e9senter quelques \u00e9l\u00e9ments de la biodiversit\u00e9 qui les entoure et qui sont \u00e9galement impact\u00e9s par cette pollution. Ensuite, il les a plac\u00e9s de part et d\u2019autre dans le village et ensuite, il a encourag\u00e9 les autres habitants \u00e0 y jeter les d\u00e9chets plastiques, qui ne sont pas biod\u00e9gradables.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-us.googleusercontent.com\/09xQyW5gtxIEi3aS1QCWhqm_EdrSVotP42uvA3xMIcWGoI_LyI8Oi22pXrP4tpxXOmLUqcD249_srRg0JU8rmcx5s23zMDhwDzSB-GXd3rqrkAR-T4fQobsL2k3JoBnmFX6lYAsovF20-BUi1EReHwg\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n<p>Lorsque ces bacs sont pleins, il les entasse dans un coin du village. Et quand on lui demande quelle est la prochaine destination de ces d\u00e9chets, Albert sourit, et hausse les \u00e9paules pour dire qu\u2019il ne sait pas trop. \u00ab Il y avait du plastique, ce que je savais c\u2019est que je pouvais poser ces actions pour \u00e9viter qu\u2019il ne traine partout. Pour la suite je ne sais pas&#8230; Mais j\u2019ai espoir qu\u2019un jour, je trouverai une organisation partenaire qui viendra le r\u00e9cup\u00e9rer pour recycler \u00bb, lance-t-il, le regard rempli d\u2019optimisme et d\u2019assurance.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n<p>\u00ab Au d\u00e9but de cette activit\u00e9, les gens se moquaient de moi. Ils me demandaient si je croyais pouvoir changer le monde. \u00bb Pourtant, ces paroles sont loin de d\u00e9courager notre ami \u00e9colo. Pour lui, il faut mettre tout en \u0153uvre pour d\u00e9barrasser son village et surtout les plages du d\u00e9chet plastique. Ebodje est un village du Sud Cameroun, qui regorge de tortues marines, une esp\u00e8ce de plus en plus recherch\u00e9e dans le monde. L\u2019avenir de ces tortues est d\u00e9j\u00e0 menac\u00e9 par l\u2019installation des agro-industries comme Camvert, et l\u2019arriv\u00e9e imminente des autres compagnies comme Synosteel, dont les activit\u00e9s ne seront pas sans impact sur les belles plages de ce village. Il y a dans son action un gros int\u00e9r\u00eat pour la pr\u00e9servation de l\u2019\u00e9cotourisme, qui fleurit depuis quelques ann\u00e9es dans cette localit\u00e9. D\u2019ailleurs, une case de tortues ainsi que des maisons d\u2019accueil ont \u00e9t\u00e9 b\u00e2ties pour satisfaire la curiosit\u00e9 des visiteurs, qui arrivent de plus en plus chaque jour, des quatre coins du monde.&nbsp;<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-us.googleusercontent.com\/gD38-X047M4zJj2VzLayOeC82jqE2hLc5OVB5DDUs7XcNJjRU_assAq-wyMOSiNxfcgwyGMLIn3NbCNFKshBMAHIiZQznRFhIKxnToBjyYvtYLLEYZ-7eucK-Sz5a-B5TDKEVL_seJbIfazFUKIIDdQ\" alt=\"\"\/><\/figure>\n\n<p>Pr\u00e8s de six mois apr\u00e8s le d\u00e9but de cette initiative, Albert a d\u00e9j\u00e0 accumul\u00e9 une bonne quantit\u00e9 de d\u00e9chets. Mais notre soldat fait d\u00e9sormais face \u00e0 un obstacle : le transport de ces d\u00e9chets. \u00ab Lorsque le bac est plein, je fais venir les d\u00e9chets qui sont devant la case des tortues dans cette salle ou je les stocke apr\u00e8s remplissage. En ce moment, j\u2019ai besoin d\u2019un tricycle pour faciliter le transport. \u00bb En attendant, notre gardien de la nature continue de d\u00e9pouiller son village du plastique, avec les moyens de bord.<br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Albert est un natif d\u2019Ebodje, une agglom\u00e9ration de l\u2019arrondissement de Campo, dans le d\u00e9partement de l\u2019Oc\u00e9an, au Cameroun. 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