{"id":57779,"date":"2025-06-11T10:52:16","date_gmt":"2025-06-11T10:52:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/?p=57779"},"modified":"2025-06-11T10:52:19","modified_gmt":"2025-06-11T10:52:19","slug":"jai-marche-pour-locean-mon-ocean","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/les-blogs\/57779\/jai-marche-pour-locean-mon-ocean\/","title":{"rendered":"J\u2019ai march\u00e9 pour l\u2019oc\u00e9an, mon oc\u00e9an"},"content":{"rendered":"\n<p><em>\u00c0 l\u2019occasion de la de la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur les Oc\u00e9ans, Diaba Diop, Pr\u00e9sidente du R\u00e9seau des Femmes de la P\u00eache Artisanale (REFEPAS), a pris part \u00e0 la Marche Bleue organis\u00e9e le 7 juin 2025 en faveur de\u00a0 la protection des oc\u00e9ans. Au-del\u00e0\u00a0 du symbole, cette marche repr\u00e9sente\u00a0 pour Diaba un cri du c\u0153ur \u2013 un appel puissant lanc\u00e9 au nom des milliers de femmes africaines qui tirent leur subsistance de\u00a0 la p\u00eache artisanale. Ce que Diaba r\u00e9clame est simple : que les voix de ces femmes soient enfin prises en compte dans les processus d\u00e9cisionnels qui fa\u00e7onnent l\u2019avenir de nos oc\u00e9ans et de nos communaut\u00e9s.<\/em><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"533\" height=\"800\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/3b251976-gp0su5rdk_low-res-with-credit-line-800px.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-57781\" srcset=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/3b251976-gp0su5rdk_low-res-with-credit-line-800px.jpg 533w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/3b251976-gp0su5rdk_low-res-with-credit-line-800px-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/3b251976-gp0su5rdk_low-res-with-credit-line-800px-227x340.jpg 227w\" sizes=\"auto, (max-width: 533px) 100vw, 533px\" \/><\/figure>\n\n<p>&nbsp;Je m\u2019appelle Diaba. Je suis S\u00e9n\u00e9galaise, mais je pr\u00e9f\u00e8re dire que je suis avant tout Africaine. Chez moi, au S\u00e9n\u00e9gal, je travaille avec des centaines d\u2019autres femmes dans la transformation artisanale du poisson. C\u2019est une tradition bien ancr\u00e9e : les hommes vont en mer pour p\u00eacher, et nous, les femmes, nous nous chargeons de transformer le poisson en&nbsp; pour nourrir nos familles et faire vivre nos communaut\u00e9s. Mais aujourd\u2019hui, cette tradition est menac\u00e9e. Et notre quotidien est devenu un combat, pas seulement pour la reconnaissance de notre contribution dans la p\u00eache artisanale, mais aussi contre la surexploitation de nos oc\u00e9ans.&nbsp;<\/p>\n\n<p>Si je me bats sans rel\u00e2che, au quotidien, pour la reconnaissance de nos droits en tant que femmes actives dans le secteur de la p\u00eache artisanale, c\u2019est pour que les femmes transformatrices puissent&nbsp; pr\u00e9server leur mode de vie et leur m\u00e9tier . Ce combat, je l\u2019ai choisi volontairement, comme beaucoup d\u2019entre nous.&nbsp;<\/p>\n\n<p>Par ailleurs, il existe une pratique bien plus destructrice, \u00e0 laquelle nous assistons, quasi impuissantes : la surp\u00eache.<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/7834cddf-gp0su5re6_low-res-with-credit-line-800px.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-57783\" srcset=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/7834cddf-gp0su5re6_low-res-with-credit-line-800px.jpg 800w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/7834cddf-gp0su5re6_low-res-with-credit-line-800px-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/7834cddf-gp0su5re6_low-res-with-credit-line-800px-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/7834cddf-gp0su5re6_low-res-with-credit-line-800px-510x340.jpg 510w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n<p><strong>Mon oc\u00e9an vid\u00e9, mon m\u00e9tier menac\u00e9, ma famille fragilis\u00e9e<\/strong><\/p>\n\n<p>Chaque jour, des navires industriels, souvent \u00e9trangers, viennent piller nos eaux, sans souci pour la durabilit\u00e9, ni pour nos moyens de subsistance. Ils repartent avec nos ressources, laissant derri\u00e8re eux un oc\u00e9an vid\u00e9 et des femmes sans mati\u00e8re premi\u00e8re. Le poisson se fait rare, nos revenus s\u2019effondrent, et nourrir nos familles devient un d\u00e9fi. Si vous \u00eates d\u00e9j\u00e0 venu au S\u00e9n\u00e9gal, vous avez sans doute go\u00fbt\u00e9 au thi\u00e9boudi\u00e8ne, ce plat embl\u00e9matique que chaque famille ch\u00e9rit. Mais sans poisson, il perd toute sa valeur. Et pour nous, femmes transformatrices, c\u2019est bien plus qu\u2019un repas : c\u2019est toute une \u00e9conomie locale qui vacille.<\/p>\n\n<p><strong>Le pillage syst\u00e9matique de nos ressources n\u2019est plus un secret<\/strong><\/p>\n\n<p>Mais ce n\u2019est pas qu\u2019une question de repas familial. C\u2019est tout un syst\u00e8me \u00e9conomique et social qui s\u2019effondre, pierre par pierre, \u00e0 mesure que le poisson dispara\u00eet. La rar\u00e9faction de cette ressource met en p\u00e9ril notre travail, nos revenus, et m\u00eame notre culture. Voici quelques faits concrets qui illustrent l\u2019ampleur du probl\u00e8me :<\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Plus de 7 millions de personnes en Afrique de l\u2019Ouest d\u00e9pendent directement de la p\u00eache artisanale pour vivre, se nourrir et transmettre un h\u00e9ritage culturel unique.<\/li>\n\n\n\n<li>Plus de 40 % des stocks de poissons dans la r\u00e9gion sont d\u00e9j\u00e0 surexploit\u00e9s ou \u00e9puis\u00e9s, ce qui compromet non seulement la biodiversit\u00e9 marine mais aussi la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire de millions de personnes.<\/li>\n\n\n\n<li>La p\u00eache ill\u00e9gale, non d\u00e9clar\u00e9e et non r\u00e9glement\u00e9e (INN) entra\u00eene chaque ann\u00e9e jusqu\u2019\u00e0 2,3 milliards de dollars de pertes \u00e9conomiques, privant nos \u00c9tats de ressources vitales pour le d\u00e9veloppement.<\/li>\n\n\n\n<li>Les flottes industrielles \u00e9trang\u00e8res,\u00a0 notamment chinoises et europ\u00e9ennes, ont pris possession de nos eaux o\u00f9 elles op\u00e8rent en toute impunit\u00e9, au d\u00e9triment des p\u00eacheurs locaux et de toute une fili\u00e8re artisanale.<\/li>\n\n\n\n<li>Des milliers de jeunes, nos enfants, nos maris et m\u00eame nos soeurs qui sont tent\u00e9 par l\u2019immigration irr\u00e9guli\u00e8re\u00a0<\/li>\n\n\n\n<li>Les accidents en haute mer impliquant des p\u00eacheurs artisanaux et les bateaux industrielles causent \u00e9galement d\u2019\u00e9normes pertes en vies humaines.\u00a0<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><strong>Pourquoi je d\u00e9fends le Trait\u00e9 sur la Haute Mer ?<\/strong><\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"800\" height=\"533\" src=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/f6a667b0-506160036_1129754255848071_1208989870004671433_n.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-57785\" srcset=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/f6a667b0-506160036_1129754255848071_1208989870004671433_n.jpg 800w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/f6a667b0-506160036_1129754255848071_1208989870004671433_n-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/f6a667b0-506160036_1129754255848071_1208989870004671433_n-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2025\/06\/f6a667b0-506160036_1129754255848071_1208989870004671433_n-510x340.jpg 510w\" sizes=\"auto, (max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n\n<p>Le Gabon et le Cameroun viennent de rejoindre les rangs des pays africains signataires du Trait\u00e9 des Nations Unies sur la haute mer. Avec eux, 15 pays africains se sont engag\u00e9s \u00e0 d\u00e9fendre une meilleure gouvernance de nos oc\u00e9ans. Ce trait\u00e9 est une chance unique d\u2019agir contre la destruction des \u00e9cosyst\u00e8mes marins. Il permettrait de cr\u00e9er des aires marines prot\u00e9g\u00e9es au-del\u00e0 des juridictions nationales, et donc de pr\u00e9server durablement nos ressources halieutiques. Aujourd\u2019hui, le trait\u00e9 est encore fragile. En mai 2025, seuls 21 pays l\u2019ont ratifi\u00e9. Pour qu\u2019il entre en vigueur et devienne contraignant, il en faut 60. Le temps presse, et l\u2019oc\u00e9an ne peut plus attendre.<\/p>\n\n<p><strong>Ce que ce trait\u00e9 peut changer pour nous toutes :<\/strong><\/p>\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Une gestion \u00e9quitable des ressources g\u00e9n\u00e9tiques marines ;<\/li>\n\n\n\n<li>La cr\u00e9ation de zones marines prot\u00e9g\u00e9es en haute mer ;<\/li>\n\n\n\n<li>L\u2019obligation d\u2019\u00e9valuer les impacts environnementaux des activit\u00e9s en mer ;<\/li>\n\n\n\n<li>Le transfert de technologies et le renforcement des capacit\u00e9s pour les pays du Sud.<\/li>\n<\/ul>\n\n<p><strong>Alors moi, Diaba, j\u2019interpelle les gouvernements africains<\/strong> : rejoignez les pays qui ont d\u00e9j\u00e0 agi. Nous avons besoin de courage politique. Il en va de la survie de nos oc\u00e9ans, de notre souverainet\u00e9 alimentaire, de notre dignit\u00e9.<\/p>\n\n<p><strong>S\u2019ils l\u2019ont fait\u2026 pourquoi pas vous ?<\/strong><\/p>\n\n<p class=\"has-grey-900-color has-grey-200-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-7071186afc8253dd6be86209f40a4b92\"><strong>Diaba Diop, <\/strong>Presidente REFEPAS<strong> &amp;<\/strong> <strong>Luchelle Feukeng, <\/strong>Charg\u00e9e de la Communication et du Storytelling, Greenpeace Afrique<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c0 l\u2019occasion de la de la Conf\u00e9rence des Nations Unies sur les Oc\u00e9ans, Diaba Diop, Pr\u00e9sidente du R\u00e9seau des Femmes de la P\u00eache Artisanale (REFEPAS), a pris part \u00e0 la Marche Bleue organis\u00e9e le 7 juin 2025 en faveur de\u00a0 la protection des oc\u00e9ans. Au-del\u00e0\u00a0 du symbole, cette marche repr\u00e9sente\u00a0 pour Diaba un cri du c\u0153ur \u2013 un appel puissant lanc\u00e9 au nom des milliers de femmes africaines qui tirent leur subsistance de\u00a0 la p\u00eache artisanale.<\/p>\n","protected":false},"author":83,"featured_media":57783,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"Oceans Are Life","p4_local_project":"","p4_basket_name":"Oceans","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[52],"tags":[42,96],"p4-page-type":[104],"class_list":["post-57779","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-proteger-lenvironnement","tag-greenpeaceafrique","tag-oceans-fr","p4-page-type-les-blogs"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57779","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/83"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=57779"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57779\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":57787,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57779\/revisions\/57787"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/57783"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=57779"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=57779"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=57779"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=57779"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}