{"id":58501,"date":"2025-08-05T12:01:35","date_gmt":"2025-08-05T12:01:35","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/?p=58501"},"modified":"2025-08-10T12:01:59","modified_gmt":"2025-08-10T12:01:59","slug":"un-traite-sans-compromis-la-societe-civile-se-mobilise-avant-les-dernieres-negociations-sur-le-traite-mondial-contre-la-pollution-plastique-a-geneve","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/communique-de-presse\/58501\/un-traite-sans-compromis-la-societe-civile-se-mobilise-avant-les-dernieres-negociations-sur-le-traite-mondial-contre-la-pollution-plastique-a-geneve\/","title":{"rendered":"Un trait\u00e9 sans compromis ! La soci\u00e9t\u00e9 civile se mobilise avant les derni\u00e8res n\u00e9gociations sur le trait\u00e9 mondial contre la pollution plastique \u00e0 Gen\u00e8ve"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>5 ao\u00fbt 2025, Gen\u00e8ve, Suisse<\/strong> \u2013 Alors que s\u2019ouvrent les ultimes n\u00e9gociations pour l\u2019adoption d\u2019un trait\u00e9 mondial contre la pollution plastique, des centaines de citoyen\u00b7ne\u00b7s et d\u2019organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile venues du monde entier se sont r\u00e9unies sur la Place des Nations \u00e0 Gen\u00e8ve pour r\u00e9clamer un accord ambitieux et juridiquement contraignant, qui fera passer&nbsp; les peuples et la plan\u00e8te avant les&nbsp; int\u00e9r\u00eats des gros pollueurs.<\/p>\n\n<p>Organis\u00e9e par Greenpeace Suisse, le mouvement Break Free From Plastic, la Fondation Gallifrey et une large coalition d\u2019organisations environnementales et sociales, la mobilisation marque le lancement de cette phase finale des n\u00e9gociations de l\u2019ONU, pr\u00e9vues du 5 au 14 ao\u00fbt au Palais des Nations. Les participant\u00b7e\u00b7s, habill\u00e9s en gilet jaune, rouge et orange, ont symbolis\u00e9 l\u2019urgence de la crise et les dangers li\u00e9s \u00e0 une production effr\u00e9n\u00e9e de plastique, largement issue des \u00e9nergies fossiles.<\/p>\n\n<p>\u00ab En tant que pays h\u00f4te de ces n\u00e9gociations, nous comptons sur la Suisse pour maintenir un haut niveau d\u2019ambition dans la r\u00e9daction du futur trait\u00e9 mondial. Si aucun objectif global de r\u00e9duction de la production de plastique n\u2019est fix\u00e9, l\u2019accord sera vou\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec. Il est temps de tourner la page de l\u2019\u00e8re du plastique pour prot\u00e9ger notre sant\u00e9, nos communaut\u00e9s et notre plan\u00e8te \u00bb, a d\u00e9clar\u00e9 J<strong>o\u00eblle H\u00e9rin, experte en consommation et \u00e9conomie circulaire chez Greenpeace Suisse.<\/strong><\/p>\n\n<p>Pour les pays africains, ce trait\u00e9 constitue une opportunit\u00e9 majeure de s\u2019attaquer \u00e0 l\u2019impact disproportionn\u00e9 de la pollution plastique sur le continent. Bien que leur production de d\u00e9chets plastiques par habitant reste bien inf\u00e9rieure \u00e0 celle des pays industrialis\u00e9s, les communaut\u00e9s africaines en subissent les effets les plus graves, tant sur le plan environnemental que sanitaire et en grande partie \u00e0 cause des importations de d\u00e9chets en provenance du Nord.<\/p>\n\n<p><strong>Hellen Dena, Responsable du Projet panafricain sur les Plastiques chez Greenpeace Afrique<\/strong>, a affirm\u00e9 :<\/p>\n\n<p>\u00ab Nos communaut\u00e9s sont submerg\u00e9es par les d\u00e9chets plastiques alors m\u00eame qu\u2019elles n\u2019en produisent qu\u2019une infime part. Nous avons besoin d\u2019un trait\u00e9 qui s\u2019attaque \u00e0 la source du probl\u00e8me en r\u00e9duisant la production, au lieu de d\u00e9placer la charge sur ceux qui y ont le moins contribu\u00e9. Les gouvernements doivent r\u00e9sister \u00e0 l\u2019influence de l\u2019industrie p\u00e9trochimique pendant ces n\u00e9gociations. Nous ne pouvons pas laisser les pays producteurs de p\u00e9trole, pouss\u00e9s par les grandes entreprises du secteur, dominer les discussions et affaiblir l\u2019ambition du trait\u00e9. \u00bb<\/p>\n\n<p>Si rien n\u2019est fait, la production de plastique pourrait tripler d\u2019ici 2050. Depuis l\u2019interdiction par la Chine des importations de d\u00e9chets plastiques en 2018, l\u2019Afrique est devenue une cible croissante pour les exportations de ces d\u00e9chets, transformant certaines r\u00e9gions en v\u00e9ritables d\u00e9charges toxiques, avec des cons\u00e9quences dramatiques pour les sols, l\u2019eau et l\u2019air. Les scientifiques&nbsp; commencent \u00e0 peine \u00e0 mesurer les effets \u00e0 long terme du plastique sur la sant\u00e9 humaine. Le Programme des Nations Unies pour l\u2019environnement (PNUE) recense plus de 16 000 substances chimiques associ\u00e9es au plastique, dont au moins 4 200 pr\u00e9sentent des risques \u00e9lev\u00e9s pour la sant\u00e9 et l\u2019environnement.<\/p>\n\n<p>\u00ab Un trait\u00e9 efficace devra aussi garantir une transition juste pour les r\u00e9cup\u00e9rateur\u00b7rice\u00b7s de d\u00e9chets sur le continent africain. On estime \u00e0 20 millions le nombre de personnes dans le monde travaillant dans la collecte informelle, dont une large part en Afrique. De nombreuses initiatives africaines proposent d\u00e9j\u00e0 des solutions pionni\u00e8res, comme des syst\u00e8mes sans plastique, des mod\u00e8les de r\u00e9utilisation ou encore des dispositifs de gestion communautaire des d\u00e9chets, qui pourraient inspirer le monde entier \u00bb, a ajout\u00e9 Dena.<\/p>\n\n<p>Les pays africains ont montr\u00e9 leur engagement lors des pr\u00e9c\u00e9dentes n\u00e9gociations. Des \u00c9tats comme le Rwanda et le Ghana ont d\u00e9fendu des mesures ambitieuses, notamment des plafonds de production et l\u2019\u00e9limination progressive des plastiques les plus probl\u00e9matiques. Greenpeace Afrique appelle les \u00c9tats membres \u00e0 exiger une r\u00e9duction significative de la production de plastique, via une strat\u00e9gie de sortie progressive, allant de la production \u00e0 l\u2019\u00e9limination, afin de pr\u00e9server la sant\u00e9 humaine et l\u2019environnement. Il est aussi essentiel de renforcer les liens entre ce futur trait\u00e9 et les conventions de B\u00e2le et de Bamako, qui sont des instruments cl\u00e9s pour d\u00e9barrasser l\u2019Afrique du fardeau des d\u00e9chets plastiques import\u00e9s.<\/p>\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Notes aux r\u00e9dactions<\/strong><\/h3>\n\n<p class=\"has-green-500-background-color has-background\">Des photos de la mobilisation sont disponibles <a href=\"https:\/\/media.greenpeace.org\/Detail\/27MZIFJR1JQ08\">[ici]<\/a>.<br><br><strong><mark style=\"background-color:#ffe100\" class=\"has-inline-color\">\u00c0 propos de Greenpeace<\/mark><\/strong> \u2013 Greenpeace est n\u00e9e en 1971 de la volont\u00e9 de citoyen\u00b7ne\u00b7s engag\u00e9\u00b7e\u00b7s qui souhaitaient mettre un terme aux essais nucl\u00e9aires am\u00e9ricains au large de l\u2019Alaska. Aujourd\u2019hui pr\u00e9sente dans 55 pays et territoires, l\u2019organisation \u0153uvre \u00e0 la protection de la biodiversit\u00e9 sous toutes ses formes et \u00e0 la lutte contre la crise climatique avec l\u2019urgence n\u00e9cessaire. Ses actions reposent sur les valeurs de non-violence, d\u2019ind\u00e9pendance, de responsabilit\u00e9 personnelle et sur l\u2019engagement \u00e0 proposer des solutions concr\u00e8tes et porteuses d\u2019espoir.<br><br><strong><mark style=\"background-color:#ffe100\" class=\"has-inline-color\">\u00c0 propos de BFFP<\/mark><\/strong> \u2013 #BreakFreeFromPlastic est un mouvement mondial qui milite pour un avenir lib\u00e9r\u00e9 de la pollution plastique. Depuis son lancement en 2016, plus de 2 700 organisations et 11 000 individus \u00e0 travers le monde ont rejoint cette initiative pour exiger une r\u00e9duction drastique des plastiques \u00e0 usage unique et promouvoir des solutions durables. BFFP adopte une approche syst\u00e9mique en s\u2019attaquant \u00e0 toute la cha\u00eene de valeur du plastique \u2013 de l\u2019extraction \u00e0 l\u2019\u00e9limination \u2013 en misant sur la pr\u00e9vention plut\u00f4t que sur les r\u00e9parations. www.breakfreefromplastic.org<\/p>\n\n<hr class=\"wp-block-separator has-alpha-channel-opacity\"\/>\n\n<p class=\"has-beige-100-background-color has-background\"><strong>Contacts presse \u2013 Greenpeace Afrique :<\/strong><br><br>Ferdinand Omondi, Responsable communication &amp; storytelling, +254 722 505 233, fomondi@admin<br><br>pressdesk.africa@greenpeace.org<\/p>\n\n<p class=\"has-beige-100-background-color has-background\"><strong>Contacts presse \u2013 Global :<\/strong><br><br>Greenpeace Suisse : Fanny Eternod, Relations m\u00e9dias Suisse, +41 78 662 07 31, fanny.eternod@greenpeace.org <br><br>Greenpeace International : Angelica Pago, Responsable communication globale, +63 917 112 4492, angelica.pago@greenpeace.org<\/p>\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Alors que s\u2019ouvrent les ultimes n\u00e9gociations pour l\u2019adoption d\u2019un trait\u00e9 mondial contre la pollution plastique, des centaines de citoyen\u00b7ne\u00b7s et d\u2019organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile venues du monde entier se sont r\u00e9unies sur la Place des Nations \u00e0 Gen\u00e8ve pour r\u00e9clamer un accord ambitieux et juridiquement contraignant, qui fera passer\u00a0 les peuples et la plan\u00e8te avant les\u00a0 int\u00e9r\u00eats des gros pollueurs.<\/p>\n","protected":false},"author":83,"featured_media":58503,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"Plastic Free Future","p4_local_project":"","p4_basket_name":"Plastics","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[52],"tags":[42,62],"p4-page-type":[127],"class_list":["post-58501","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-proteger-lenvironnement","tag-greenpeaceafrique","tag-plastiques","p4-page-type-communique-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58501","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/83"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58501"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58501\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":58544,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58501\/revisions\/58544"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/58503"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58501"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58501"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58501"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=58501"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}