{"id":60846,"date":"2026-06-05T11:34:22","date_gmt":"2026-06-05T11:34:22","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/?p=60846"},"modified":"2026-06-05T11:34:26","modified_gmt":"2026-06-05T11:34:26","slug":"femmes-rurales-forets-et-changements-climatiques-laction-ne-peut-plus-attendre","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/les-blogs\/60846\/femmes-rurales-forets-et-changements-climatiques-laction-ne-peut-plus-attendre\/","title":{"rendered":"Femmes rurales, for\u00eats et changements climatiques : l&#8217;action ne peut plus attendre\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p><em>\u00ab De la prise de conscience \u00e0 l&#8217;action \u00bb : le th\u00e8me de cette Journ\u00e9e mondiale de l&#8217;environnement sonne comme un rappel \u00e0 l&#8217;ordre. Mais pour des millions de femmes rurales riveraines des concessions foresti\u00e8res, des plantations industrielles et des sites miniers du bassin du Congo, l&#8217;urgence n&#8217;est pas nouvelle. Elles l&#8217;habitent chaque jour. La vraie question est de savoir si ceux qui ont le pouvoir d&#8217;agir sont enfin pr\u00eats \u00e0 le faire et \u00e0 en assumer le co\u00fbt.<\/em><\/p>\n\n<p><strong>Une vuln\u00e9rabilit\u00e9 construite, pas naturelle<\/strong><\/p>\n\n<p>Il faut commencer par nommer ce qui est trop souvent tu : la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des femmes rurales face aux changements climatiques n&#8217;est pas une donn\u00e9e naturelle. Elle est le produit d&#8217;un syst\u00e8me \u00e9conomique qui extrait des richesses des for\u00eats et des terres communautaires, sans redistribuer \u00e9quitablement les b\u00e9n\u00e9fices ni assumer les co\u00fbts. Les femmes rurales ne sont pas les victimes d&#8217;une fatalit\u00e9 climatique. Elles sont les victimes d&#8217;un mod\u00e8le de d\u00e9veloppement construit sur leur exclusion (ou tr\u00e8s faible inclusion).<\/p>\n\n<p>Dans les villages ces femmes supportent l&#8217;essentiel du travail agricole au quotidien. Ce sont elles qui nourrissent les familles, g\u00e8rent l&#8217;eau, font la cueillette ou le ramassage des produits forestiers non ligneux, soignent avec les plantes\/\u00e9corces. Malgr\u00e9 cela, ce sont elles qui, les premi\u00e8res, absorbent\/subissent les chocs : saisons des pluies d\u00e9cal\u00e9es, tarissement des cours d&#8217;eau, effondrements des rendements, for\u00eats qui reculent et emportent avec elles les ressources et les savoirs.<\/p>\n\n<p>Les changements climatiques ne tombent pas du ciel de mani\u00e8re neutre. Ils sont caus\u00e9s, pour l&#8217;essentiel, par les grands \u00e9metteurs industriels industries fossiles, agro-industrie intensive, d\u00e9forestation commerciale \u00e0 grande \u00e9chelle. Ce sont ces m\u00eames acteurs qui exercent des pressions sur les territoires communautaires. Il n&#8217;y a pas de hasard dans cette co\u00efncidence : les producteurs du probl\u00e8me sont souvent les b\u00e9n\u00e9ficiaires de l&#8217;extraction qui l&#8217;aggrave. La justice climatique exige que les pollueurs cessent de polluer, et qu&#8217;ils contribuent \u00e0 r\u00e9parer les dommages inflig\u00e9s \u00e0 ceux qui n&#8217;ont quasiment rien \u00e9mis.<\/p>\n\n<p><strong>Ce que la d\u00e9forestation d\u00e9truit : les for\u00eats, et les savoirs avec elles<\/strong><\/p>\n\n<p>Parmi les menaces les plus graves qui p\u00e8sent sur les communaut\u00e9s rurales du bassin du Congo, la d\u00e9forestation et l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 des droits fonciers et forestiers occupent une place centrale et pourtant, elles restent syst\u00e9matiquement sous-trait\u00e9es dans les politiques d&#8217;adaptation climatique ou non impl\u00e9ment\u00e9es.<\/p>\n\n<p>Les savoirs locaux ne sont pas des abstractions transmissibles en dehors de leur territoire. Une femme qui sait identifier les plantes m\u00e9dicinales, qui conna\u00eet les cycles de fructification des esp\u00e8ces foresti\u00e8res, qui pratique une agroforesterie adapt\u00e9e \u00e0 la composition particuli\u00e8re d&#8217;un sol n&#8217;exerce ce savoir que si la for\u00eat est l\u00e0, accessible, et si la terre est la sienne. Quand une concession s&#8217;installe sans consentement libre, pr\u00e9alable et \u00e9clair\u00e9, quand une plantation industrielle rase la for\u00eat secondaire sur laquelle repose la cueillette communautaire, ce ne sont pas seulement des arbres qui disparaissent. C&#8217;est un syst\u00e8me entier de connaissance, de s\u00e9curit\u00e9 alimentaire et de r\u00e9silience qui s&#8217;effondre.<\/p>\n\n<p>Le bassin du Congo est la deuxi\u00e8me for\u00eat tropicale du monde et l&#8217;un des r\u00e9gulateurs climatiques les plus pr\u00e9cieux de la plan\u00e8te. Les communaut\u00e9s locales et peuples autochtones qui y vivent depuis des g\u00e9n\u00e9rations sont ses premiers gardiens. Les donn\u00e9es scientifiques sont sans \u00e9quivoque : les territoires dont les droits sont reconnus et d\u00e9fendus par les communaut\u00e9s locales affichent des taux de d\u00e9forestation bien inf\u00e9rieurs \u00e0 ceux des concessions industrielles. S\u00e9curiser les droits fonciers des CLPA, c&#8217;est une politique de conservation et une politique d&#8217;adaptation climatique efficace.<\/p>\n\n<p><strong>Le plastique, ou l&#8217;histoire d&#8217;une fausse solution devenue catastrophe<\/strong><\/p>\n\n<p>La pollution plastique illustre avec une clart\u00e9 brutale la logique qui sous-tend tant de crises environnementales subies par les communaut\u00e9s rurales : une solution import\u00e9e, con\u00e7ue pour r\u00e9pondre aux besoins de l&#8217;industrie, impos\u00e9e sans demander son avis \u00e0 ceux qui vivent sur le terrain, et dont les co\u00fbts r\u00e9els sont externalis\u00e9s vers les plus vuln\u00e9rables.<\/p>\n\n<p>Les communaut\u00e9s africaines n&#8217;avaient pas besoin du sachet plastique. Nous avons des syst\u00e8mes d&#8217;emballage robustes, adapt\u00e9s au climat et aux ressources locales : feuilles de bananier, vannerie, poterie, calebasses. Ces techniques ont \u00e9t\u00e9 progressivement marginalis\u00e9es au profit d&#8217;un emballage industriel bon march\u00e9 \u00e0 produire, et catastrophique \u00e0 \u00e9liminer. Aujourd&#8217;hui, nous g\u00e9rons les d\u00e9chets de cette substitution sans en avoir tir\u00e9 le moindre profit.<\/p>\n\n<p>Et les cons\u00e9quences climatiques sont directes : les d\u00e9chets plastiques colmatent les canaux naturels, imperm\u00e9abilisant les berges et les espaces cultiv\u00e9s, et transforment chaque pluie intense en inondation localis\u00e9e. Dans les zones d\u00e9j\u00e0 fragilis\u00e9es par la d\u00e9forestation industrielle, o\u00f9 les sols ont perdu leur capacit\u00e9 d&#8217;absorption, le plastique aggrave une situation d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9caire. Ce n&#8217;est pas une m\u00e9taphore. Ce sont des cultures d\u00e9truites, des puits contamin\u00e9s, des femmes qui recommencent \u00e0 z\u00e9ro apr\u00e8s chaque saison des pluies.<\/p>\n\n<p><strong>La r\u00e9silience existe, arr\u00eatons de la sous-financer<\/strong><\/p>\n\n<p>Il serait injuste, et inexact, de s&#8217;arr\u00eater au tableau des d\u00e9g\u00e2ts. Car face \u00e0 tout cela, les femmes rurales ne croisent pas les bras. Elles inventent, perp\u00e9tuent et adaptent avec une intelligence collective que nos politiques d&#8217;adaptation feraient bien d&#8217;\u00e9tudier de plus pr\u00e8s.<\/p>\n\n<p>L&#8217;agro\u00e9cologie qu&#8217;elles pratiquent dans les villages riverains des concessions n&#8217;est pas une tendance venue des capitales. C&#8217;est une science vivante, fa\u00e7onn\u00e9e par des g\u00e9n\u00e9rations d&#8217;observation intime des sols, des cycles et des symbioses entre plantes. Elles associent les cultures pour prot\u00e9ger la fertilit\u00e9 des terres. Elles s\u00e9lectionnent et conservent les semences paysannes avec une rigueur que n&#8217;\u00e9gale aucun catalogue industriel. Elles ont r\u00e9activ\u00e9, ou n&#8217;ont jamais abandonn\u00e9, des pratiques de gestion communautaire des ressources : jach\u00e8res raisonn\u00e9es, r\u00e9gulation collective des pr\u00e9l\u00e8vements, transmission interg\u00e9n\u00e9rationnelle des savoirs sur les esp\u00e8ces et les \u00e9cosyst\u00e8mes.<\/p>\n\n<p>Ces syst\u00e8mes constituent l&#8217;une des r\u00e9ponses les plus robustes \u00e0 l&#8217;ins\u00e9curit\u00e9 alimentaire induite par les changements climatiques. Ils ne demandent pas de technologie import\u00e9e, pas d&#8217;infrastructure lourde, pas de financement ext\u00e9rieur pour exister. Ils demandent que les droits des femmes sur leurs terres soient s\u00e9curis\u00e9s, qu\u2019elles soient incluses dans les instances de prise de d\u00e9cision sur les ressources qu\u2019elles utilisent, et que personne ne vienne raser ce sur quoi repose leur r\u00e9silience.<\/p>\n\n<p><strong>Des outils d&#8217;adaptation qui n&#8217;atteignent pas leur cible<\/strong><\/p>\n\n<p>Des r\u00e9ponses institutionnelles existent. Les pr\u00e9visions m\u00e9t\u00e9orologiques \u00e0 fine maille, la finance climatique, les applications num\u00e9riques d&#8217;aide \u00e0 la d\u00e9cision agricole, l&#8217;intelligence artificielle appliqu\u00e9e \u00e0 l&#8217;agriculture, autant d&#8217;outils qui, bien d\u00e9ploy\u00e9s, pourraient renforcer la capacit\u00e9 d&#8217;adaptation des communaut\u00e9s rurales. La Conf\u00e9rence panafricaine Femme Adapt Climat, tenue \u00e0 Yaound\u00e9 le 28 mai 2026, en a t\u00e9moign\u00e9 avec une richesse r\u00e9elle.<\/p>\n\n<p>Mais posons la question fondamentale : ces outils atteignent-ils les femmes des villages de Campo, de Ni\u00e9t\u00e9, de Nguti \u2014 riveraines des chantiers d&#8217;exploitation foresti\u00e8re, sans connexion fiable, parfois sans \u00e9lectricit\u00e9. En grande majorit\u00e9, non. Les alertes m\u00e9t\u00e9o arrivent sur des t\u00e9l\u00e9phones que beaucoup n&#8217;ont pas, en langues qu&#8217;elles ne lisent pas couramment. La finance climatique transite par des structures bancaires formelles auxquelles elles n&#8217;ont pas acc\u00e8s, faute de garanties, faute de papiers. L&#8217;intelligence artificielle agricole suppose des donn\u00e9es fiables sur les r\u00e9alit\u00e9s locales, mais que\u2026<\/p>\n\n<p>Ce d\u00e9calage n&#8217;est pas une fatalit\u00e9 technique. C&#8217;est un choix politique. Concevoir des outils d&#8217;adaptation sans concevoir leur d\u00e9ploiement jusqu&#8217;\u00e0 la cible, c&#8217;est se satisfaire d&#8217;une adaptation de vitrine. Et ce choix a un co\u00fbt que paient, une fois de plus, les femmes rurales.<\/p>\n\n<p><strong>Ce que l&#8217;action doit signifier concr\u00e8tement<\/strong><\/p>\n\n<p>\u00ab De la prise de conscience \u00e0 l&#8217;action \u00bb : si ce th\u00e8me doit avoir un sens au-del\u00e0 du slogan, il implique au moins trois ruptures.<\/p>\n\n<p>La premi\u00e8re concerne la responsabilit\u00e9 des pollueurs. Les m\u00e9canismes internationaux de financement climatique Fonds vert pour le climat, Fonds pour les pertes et dommages, m\u00e9canismes REDD+ doivent \u00eatre dot\u00e9s \u00e0 la hauteur des d\u00e9g\u00e2ts caus\u00e9s, et rendus accessibles directement aux organisations communautaires, sans transiter exclusivement par les \u00c9tats et les grandes institutions. Les communaut\u00e9s locales, qui sont les b\u00e9n\u00e9ficiaires th\u00e9oriques de ces fonds, en sont aujourd&#8217;hui les plus \u00e9loign\u00e9es dans les faits.<\/p>\n\n<p>La deuxi\u00e8me concerne les droits fonciers. Les cadres juridiques nationaux doivent s\u00e9curiser concr\u00e8tement les droits des CLPA sur leurs terres et leurs for\u00eats, y compris dans les zones d&#8217;interface avec les investissements \u00e0 grande \u00e9chelle. Au Cameroun, les r\u00e9formes fonci\u00e8res en cours offrent une fen\u00eatre d&#8217;opportunit\u00e9. C&#8217;est dans cet espace que la soci\u00e9t\u00e9 civile doit exercer une pression constante pour que les instruments prot\u00e8gent effectivement les communaut\u00e9s.<\/p>\n\n<p>La troisi\u00e8me concerne la place des savoirs locaux dans les politiques d&#8217;adaptation. Valoriser ces savoirs ne peut pas rester un exercice rh\u00e9torique dans les discours d&#8217;ouverture. Cela exige un renversement de posture : cesser de concevoir l&#8217;adaptation pour les communaut\u00e9s rurales, et la concevoir avec elles dans leurs langues, \u00e0 travers leurs organisations, en r\u00e9mun\u00e9rant les savoirs qu&#8217;elles apportent, et en les prot\u00e9geant contre toute appropriation ill\u00e9gitime.<\/p>\n\n<p><em>Les for\u00eats du bassin du Congo qui reculent aujourd&#8217;hui ne repoussent pas en une g\u00e9n\u00e9ration. Les savoirs qui disparaissent avec elles ne se reconstituent pas non plus. Et les femmes rurales qui absorbent, saison apr\u00e8s saison, les chocs d&#8217;un syst\u00e8me qui ne les a pas consult\u00e9es ne peuvent pas ind\u00e9finiment suppl\u00e9er aux d\u00e9faillances de la gouvernance climatique mondiale.<\/em><\/p>\n\n<p><em>La prise de conscience a eu lieu de nombreuses fois, dans de nombreuses enceintes. Ce que cette journ\u00e9e exige, c&#8217;est que l&#8217;action soit enfin \u00e0 la mesure de ce que les femmes rurales affrontent. Non pas demain, dans les prochains plans d&#8217;adaptation, ni dans les prochaines conf\u00e9rences. Maintenant.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il faut commencer par nommer ce qui est trop souvent tu : la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des femmes rurales face aux changements climatiques n&#8217;est pas une donn\u00e9e naturelle. <\/p>\n","protected":false},"author":83,"featured_media":6182,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[52],"tags":[42,54,56],"p4-page-type":[104],"class_list":["post-60846","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-proteger-lenvironnement","tag-greenpeaceafrique","tag-forets","tag-cameroun","p4-page-type-les-blogs"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60846","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/83"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=60846"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60846\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":60849,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/60846\/revisions\/60849"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/6182"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=60846"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=60846"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=60846"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=60846"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}