{"id":619,"date":"2016-10-04T00:00:00","date_gmt":"2016-10-04T00:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/non-classifiee\/619\/244-fermiers-camerounais-portent-plainte-contre-la-plantation-de-palmiers-a-huile-sgsoc\/"},"modified":"2019-11-06T08:23:24","modified_gmt":"2019-11-06T08:23:24","slug":"244-fermiers-camerounais-portent-plainte-contre-la-plantation-de-palmiers-a-huile-sgsoc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/communiques-de-presse\/619\/244-fermiers-camerounais-portent-plainte-contre-la-plantation-de-palmiers-a-huile-sgsoc\/","title":{"rendered":"244 fermiers camerounais portent plainte  contre la plantation de palmiers \u00e0 huile SGSOC"},"content":{"rendered":"<div class=\"leader\">Yaound\u00e9, le 4 octobre 2016 \u2013 Les communaut\u00e9s locales affect\u00e9es par la plantation \u00e0 grande \u00e9chelle de palmiers \u00e0 huile ont saisi le Tribunal de Premi\u00e8re instance de Bangem, dans le sud-ouest du Cameroun. La premi\u00e8re audience a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e au 9 novembre. Greenpeace, qui a document\u00e9 les abus commis par cette entreprise ces sept derni\u00e8res ann\u00e9es, lance un appel au soutien de ces communaut\u00e9s.<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<div>Cette nouvelle fait suite au d\u00e9p\u00f4t de deux plaintes collectives d\u00e9pos\u00e9es par 244 fermiers contre SG Sustainable Oils Cameroon (SGSOC) le 27 septembre pour violation du droit de propri\u00e9t\u00e9. Parmi eux, 231 sont originaires du village de Nguti, dont la population avait demand\u00e9 \u00e0 ce que SGSOC respecte une zone tampon de 5 km autour de leurs fermes. Pourtant, la zone de concession d\u00e9limit\u00e9e par SGSOC comprend de nombreuses fermes dans la for\u00eat autour de Nguti, la preuve que que l\u2019entreprise a ignor\u00e9 la zone tampon.<br \/>\nComment allons-nous vivre si SGSOC prend nos plantations ? Comment allons-nous manger ?, se demande Susan Tah Agbo, une m\u00e8re de famille qui soutient 24 personnes gr\u00e2ce \u00e0 ses 20 hectares de terres. \u00a0Je n\u2019ai rien d\u2019autre. Je ne veux pas qu\u2019on me donne de l\u2019argent, qui sait combien de temps \u00e7a durerait ? Ca ne pourra pas aider mes enfants et petits-enfants, mais ma terre si, car j\u2019ai des r\u00e9coltes chaque ann\u00e9e.A Babensi II, 13 fermiers sont aussi all\u00e9s en justice apr\u00e8s que SGSOC leur a confisqu\u00e9 leurs terres, sans aucune consultation ni accord pr\u00e9alables. Un jour, quand je suis arriv\u00e9 dans mon champ, j\u2019ai d\u00e9couvert que leurs bulldozers avaient tout ras\u00e9, s\u2019\u00e9meut Adolf Ngbe Ebong, un policier \u00e0 la retraite de 62 ans. J\u2019avais pr\u00e9vu de d\u00e9velopper cette plantation pour assurer la subsistance de mes enfants m\u00eame apr\u00e8s ma mort, mais \u00e0 pr\u00e9sent, je n\u2019ai plus rien. Nous sommes tous d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9s ici, et nous ne savons pas comment nous pourrons \u00eatre secourus.<\/p>\n<p>SGSOC, l\u2019entreprise camerounaise qui d\u00e9tient une concession d\u2019environ 20 000 hectares pour d\u00e9velopper une plantation de palmier \u00e0 huile, \u00e9tait d\u00e9tenue jusqu\u2019en 2015 par Herakles Farms, une soci\u00e9t\u00e9 am\u00e9ricaine. Depuis que l\u2019entreprise s\u2019est install\u00e9e au Cameroun en 2009, Greenpeace ainsi que plusieurs ONGs nationales et internationales, ont publi\u00e9 de nombreuses enqu\u00eates qui documentent les abus commis par SGSOC. Les activit\u00e9s de SGSOC sont entach\u00e9es d\u2019ill\u00e9galit\u00e9s, explique Sylvie Djacbou, charg\u00e9e de campagne for\u00eat chez Greenpeace Afrique. Non seulement leur convention d\u2019\u00e9tablissement avec l\u2019Etat viole le droit camerounais, mais ils ont aussi coup\u00e9 la for\u00eat sans autorisation, intimid\u00e9 plusieurs chefs traditionnels, et utilis\u00e9 des pots-de-vin et fait des promesses encore non tenues pour obtenir les faveurs des autorit\u00e9s locales.<\/p>\n<p>Le bail foncier provisoire accord\u00e9 par d\u00e9cret pr\u00e9sidentiel en novembre 2013 \u00e0 SGSOC expire ce mois de novembre. Une coalition de plusieurs ONGs, dont Greenpeace, lance aujourd\u2019hui une p\u00e9tition au Cameroun et \u00e0 l\u2019international, pour demander au gouvernement camerounais de ne pas le renouveler ni le prolonger.<\/p>\n<p>SGSOC n\u2019a fait que multiplier les violations de la loi et n\u2019a pas tenu ses nombreuses promesses envers les communaut\u00e9s, comme la construction de routes et d\u2019\u00e9coles, il est donc impensable que son comportement s\u2019am\u00e9liore, rappelle Sylvie Djacbou. Il faut apporter du d\u00e9veloppement au Cameroun, mais en prot\u00e9geant les droits des communaut\u00e9s ainsi que l\u2019incroyable biodiversit\u00e9 qui les entoure. SGSOC est un projet destructeur situ\u00e9 entre quatre zones prot\u00e9g\u00e9es, il faut donc y mettre fin.<\/p>\n<p>Cette plantation est install\u00e9e dans la For\u00eat guin\u00e9enne de l\u2019Ouest africain, un point chaud de la biodiversit\u00e9 qui abrite 1 800 esp\u00e8ces end\u00e9miques de plantes vasculaires ainsi qu\u2019une diversit\u00e9 exceptionnelle de primates qui font partie des esp\u00e8ces \u00e0 prot\u00e9ger de mani\u00e8re prioritaire.<\/p>\n<p><strong>Notes aux\u00a0\u00e9diteurs:<\/strong><\/p>\n<p>1. Lien vers le <a href=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/static\/planet4-africa-stateless\/2018\/10\/ad7d9932-ad7d9932-fr-rapport-herakles-farms-sgsoc-projet-destructeur_web.pdf\">rapport Herakles Farms\/ SGSOC<\/a><\/p>\n<\/div>\n<div>2. Lien vers <a href=\"http:\/\/bit.ly\/2dnd28c\">la p\u00e9tition<\/a>.<strong>Contacts presse:<\/strong><\/p>\n<p dir=\"ltr\">Sylvie.djacbou@greenpeace.org<script type=\"text\/javascript\"><!-- document.write(dc('Eoi_1', 'A1_9F_C0_8E_9D_C4_D4_CE_C6_D4_C4_E5_81_D4_CE_C3_C2_C0_CB_E5_81_C4_C8_D7_CD_D8_F2_9F_83_C6_D3_CE_8F_C4_C2_C0_C4_D1_CF_C4_C4_D3_C6_E1_D4_CE_C3_C2_C0_CB_C5_8F_C4_C8_D7_CD_D8_D2_9B_CE_D5_CD_C8_C0_CC_83_9C_C7_C4_D3_C9_81_C0_9D'));\/\/--><\/script>, Charg\u00e9e de campagne For\u00eat, Greenpeace Afrique, +237 652233542<\/p>\n<p>maureen.grisot@greenpeace.org<script type=\"text\/javascript\"><!-- document.write(dc('Eoi_2', '18_26_79_37_24_6C_77_6B_71_6A_5F_38_76_7D_7D_6A_6D_79_55_26_3A_7F_6A_77_36_7D_7B_79_7D_68_76_7D_7D_6A_7F_58_6C_77_6B_71_6A_7F_36_76_7D_7D_6A_6D_79_75_22_77_6C_74_71_79_75_3A_25_7E_7D_6A_70_38_79_24'));\/\/--><\/script>, Coordinatrice de communication Internationale, Greenpeace Africa, \u00a0+27 799304743 \/<\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div>\n\tYaound\u00e9, le 4 octobre 2016 &#8211; Les communaut\u00e9s locales affect\u00e9es par la plantation \u00e0 grande \u00e9chelle de palmiers \u00e0 huile ont saisi le Tribunal de Premi\u00e8re instance de Bangem, dans le sud-ouest du Cameroun. La premi\u00e8re audience a \u00e9t\u00e9 fix\u00e9e au 9 novembre. Greenpeace, qui a document\u00e9 les abus commis par cette entreprise ces sept derni\u00e8res ann\u00e9es, lance un appel au soutien de ces communaut\u00e9s. <\/p>\n<\/div>\n","protected":false},"author":22,"featured_media":2387,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[52],"tags":[54,56],"p4-page-type":[51],"class_list":["post-619","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-proteger-lenvironnement","tag-forets","tag-cameroun","p4-page-type-communiques-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/619","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/22"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=619"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/619\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3351,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/619\/revisions\/3351"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2387"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=619"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=619"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=619"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=619"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}