{"id":6693,"date":"2019-03-22T14:10:52","date_gmt":"2019-03-22T14:10:52","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/?p=6693"},"modified":"2019-11-06T08:22:03","modified_gmt":"2019-11-06T08:22:03","slug":"le-peuple-autochtone-du-village-lokolama-obtient-sa-concession-forestiere-une-premiere-en-rdc","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/communiques-de-presse\/6693\/le-peuple-autochtone-du-village-lokolama-obtient-sa-concession-forestiere-une-premiere-en-rdc\/","title":{"rendered":"Le peuple autochtone du village Lokolama obtient sa concession foresti\u00e8re, une premiere en RDC"},"content":{"rendered":"<p><b>Mbandaka, 22 mars 2019 \u2013<\/b><span style=\"font-weight: 400;\"> Le peuple autochtone du village Lokolama, dans la province de l\u2019\u00c9quateur, \u00a0\u00e0 50 km de la ville de Mbandaka, a officiellement re\u00e7u, des mains du ministre \u00a0provincial en charge des for\u00eats, l&#8217;arr\u00eat\u00e9 lui attribuant la concession foresti\u00e8re couvrant une superficie de 10.151,11 hectares, lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie organis\u00e9e le 19 mars 2019 au village Penzele. Avec l\u2019appui de Greenpeace Afrique, Lokolama est le premier village compos\u00e9 uniquement de peuple autochtone dans toute la province de l\u2019Equateur, \u00e0 se voir octroyer une concession foresti\u00e8re. L&#8217;arr\u00eat\u00e9 attribuant cette concession, d\u00e9nomm\u00e9e \u201cfor\u00eat de Wamba\u201d, a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 en f\u00e9vrier 2019 par le gouverneur de la province de l&#8217;Equateur.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">En 2016, Greenpeace Afrique et le peuple autochtone du village Lokolama ont lanc\u00e9 le projet de foresterie communautaire dans le but de s\u00e9curiser les for\u00eats de ce dernier et de d\u00e9velopper des activit\u00e9s socio-\u00e9conomiques pour am\u00e9liorer leur condition de vie. Le projet b\u00e9n\u00e9ficie de la contribution financi\u00e8re de la Fondation Turing.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Depuis, le processus de foresterie communautaire est pass\u00e9 par plusieurs \u00e9tapes notamment la sensibilisation du peuple autochtone de Lokolama audit processus, leur formation \u00e0 la cartographie participative qui a abouti \u00e0 la d\u00e9limitation de leur for\u00eat, ainsi que le d\u00e9p\u00f4t de leur dossier aupr\u00e8s des autorit\u00e9s comp\u00e9tentes. <\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab Hier encore, le peuple autochtone de Lokolama ne pouvait s\u2019imaginer avoir des droits sur leurs for\u00eats. Nous sommes dans la joie car nous nous sommes affranchis de l\u2019ill\u00e9galit\u00e9 des exploitants forestiers. Nous remercions Greenpeace Afrique qui a accept\u00e9 notre demande d\u2019accompagnement dans ce processus, et c\u2019est \u00e9galement gr\u00e2ce \u00e0 elle que nous connaissons aujourd\u2019hui l\u2019importance des tourbi\u00e8res pour le monde. Nous comptons sur nous-m\u00eame pour notre d\u00e9veloppement local \u00e0 travers des projets qui vont dans le sens de prot\u00e9ger notre for\u00eat \u00bb<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">, a d\u00e9clar\u00e9 Valentin Engobo, pr\u00e9sident de l\u2019Association des Peuples Autochtones Pygm\u00e9es de Lokolama.<\/span><\/p>\n<p><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab Aussi, nous en appelons \u00e0 la cohabitation harmonieuse avec les communaut\u00e9s voisines. Nous adressons aussi un message d\u2019espoir \u00e0 tous les peuples autochtones de la province de l&#8217;Equateur pour leur dire que la porte nous est maintenant ouverte et que nous pouvons \u00a0commencer b\u00e9n\u00e9ficier de nos droits \u00bb,<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> a-t-il ajout\u00e9.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pour le peuple autochtone de Lokolama, la prochaine \u00e9tape du processus de foresterie communautaire va consister en une enqu\u00eate sur la biodiversit\u00e9 au sein de leur for\u00eat et \u00e0 l\u2019\u00e9laboration d\u2019un plan simple de gestion pour garantir une exploitation responsable. \u00a0<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Les autorit\u00e9s locales et administratives pr\u00e9sentes lors de cette c\u00e9r\u00e9monie, ont assur\u00e9 au \u00a0peuple autochtone du village Lokolama leur soutien et les ont exhort\u00e9 \u00e0 faire de leur for\u00eat un mod\u00e8le dans la gestion durable maintenant que leur droit sur leur for\u00eat est s\u00e9curis\u00e9 l\u00e9galement. <\/span><\/p>\n<p><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab Le gouvernement provincial soutient toute initiative qui tend vers l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie des populations dans l\u2019\u00c9quateur. Je demande \u00e0 Greenpeace Afrique de continuer d\u2019accompagner le peuple autochtone de Lokolama dans la mise en \u0153uvre du plan simple de gestion de leur concession de for\u00eat communautaire \u00bb, <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">a d\u00e9clar\u00e9, M. Roger Bampele Bifongo, ministre provincial de l\u2019environnement et d\u00e9veloppement durable de la province de l\u2019\u00c9quateur.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Pour Greenpeace Afrique, maintenant qu\u2019il poss\u00e8de l\u00e9galement sa propre for\u00eat, le peuple autochtone de Lokolama a une grande responsabilit\u00e9 et un grand d\u00e9fi devant le monde, l\u2019\u00c9tat et ainsi que les autres communaut\u00e9s quant \u00e0 la protection et la bonne gestion de leur for\u00eat. <\/span><\/p>\n<p><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab Greenpeace Afrique s\u2019engage \u00e0 accompagner le peuple de Lokolama dans la mise en \u0153uvre de son plan simple de gestion. Nous en appelons aussi \u00e0 l\u2019administration locale, provinciale et nationale \u00e0 fournir tout son appui \u00e0 cette communaut\u00e9. Aussi, nous invitons le peuple de Lokolama \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir sur les moyens de d\u00e9veloppement des infrastructures au sein de leur communaut\u00e9 et \u00e0 vivre en harmonie et en paix avec les autres communaut\u00e9s, pour une bonne appropriation de la protection de la for\u00eat par tous\u00bb,<\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\"> a martel\u00e9 Ir\u00e8ne Wabiwa, responsable de la campagne for\u00eat \u00e0 Greenpeace Afrique.<\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-weight: 400;\">Les peuples autochtones sont les gardiens de la for\u00eat depuis des si\u00e8cles. La for\u00eat est leur habitat ; ils y tirent leur nourriture, le lieu par excellence pour leurs rites sacr\u00e9s, sans compter que cette for\u00eat est \u00e9galement une source de biens \u00e9conomiques et sociaux. Leur permettre d\u2019acqu\u00e9rir des droits reconnus par l\u2019Etat congolais et de g\u00e9rer eux m\u00eame cette for\u00eat est un moyen pour lutter contre l\u2019exploitation foresti\u00e8re industrielle qui menace leur for\u00eat. La foresterie communautaire constitue une solution alternative aux pratiques destructrices des for\u00eats, qui se font sous-couvert de l\u2019argument du d\u00e9veloppement local des communaut\u00e9s. <\/span><\/p>\n<p><i><span style=\"font-weight: 400;\">\u00ab Nous encourageons l\u2019administration \u00e0 octroyer beaucoup plus de concessions foresti\u00e8res \u00e0 un grand nombre de communaut\u00e9s en RDC. Et aux diff\u00e9rentes parties prenantes, nous leur demandons d\u2019investir encore plus dans les initiatives bas\u00e9es sur les communaut\u00e9s. Nous en appelons au peuple autochtone du village Lokolama au sens de responsabilit\u00e9 quant \u00e0 la protection de leur for\u00eat. Depuis 2016, la r\u00e9ussite du processus de foresterie communautaire, jusqu\u2019\u00e0 l\u2019attribution de leur concession est le fruit avant tout des efforts du peuple autochtone de Lokolama \u00bb, <\/span><\/i><span style=\"font-weight: 400;\">a<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">rappel\u00e9<\/span> <span style=\"font-weight: 400;\">Serge Ngwato, charg\u00e9 de campagne for\u00eat \u00e0 Greenpeace Afrique.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><b>Contact media <\/b><\/p>\n<ul>\n<li style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Afy Malungu, charg\u00e9e de communication \u2013 for\u00eat du bassin du Congo, Greenpeace Afrique, +243991521250, <\/span><a href=\"mailto:amalungu@greenpeace.org\"><span style=\"font-weight: 400;\">amalungu@greenpeace.org<\/span><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li style=\"font-weight: 400;\"><span style=\"font-weight: 400;\">Serge Sabin NGWATO, Charg\u00e9 de de campagne for\u00eat, Greenpeace Afrique, +243978305176 <\/span><a href=\"mailto:sngwato@greenpeace.org\"><span style=\"font-weight: 400;\">sngwato@greenpeace.org<\/span><\/a><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Mbandaka, 22 mars 2019 \u2013 Le peuple autochtone du village Lokolama, dans la province de l\u2019\u00c9quateur, \u00a0\u00e0 50 km de la ville de Mbandaka, a officiellement re\u00e7u, des mains du&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":30,"featured_media":5140,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[17],"tags":[42,54],"p4-page-type":[51],"class_list":["post-6693","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classifiee","tag-greenpeaceafrique","tag-forets","p4-page-type-communiques-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6693","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/30"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6693"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6693\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":6697,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6693\/revisions\/6697"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5140"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6693"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6693"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6693"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=6693"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}