{"id":7211,"date":"2019-06-14T12:46:10","date_gmt":"2019-06-14T12:46:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/?p=7211"},"modified":"2019-11-06T08:21:52","modified_gmt":"2019-11-06T08:21:52","slug":"une-expedition-avec-les-medias-pour-comprendre-les-tourbieres-de-la-foret-du-bassin-du-congo","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/communiques-de-presse\/7211\/une-expedition-avec-les-medias-pour-comprendre-les-tourbieres-de-la-foret-du-bassin-du-congo\/","title":{"rendered":"Une exp\u00e9dition avec les m\u00e9dias pour comprendre les tourbi\u00e8res de la for\u00eat du bassin du Congo"},"content":{"rendered":"<p><strong>Kinshasa, 14 juin 2019<\/strong> &#8211; Greenpeace Afrique et les scientifiques des universit\u00e9s de Leeds (Royaume uni) et de Kisangani (R\u00e9p. D\u00e9m. du Congo) organisent une exp\u00e9dition dans les tourbi\u00e8res de la for\u00eat du bassin du Congo avec les journalistes des m\u00e9dias nationaux et internationaux, du 16 au 18 juin, dans la province de l\u2019Equateur. Le but \u00e9tant de comprendre la dynamique de ce riche \u00e9cosyst\u00e8me contenant environs 30 milliards de tonnes de carbone r\u00e9partie sur une superficie de 145,000 km2.<\/p>\n<p>Dans le cadre du projet <a href=\"https:\/\/congopeat.net\/\">CongoPeat,<\/a> d\u00e9but\u00e9 en 2017 et pilot\u00e9 par le professeur Simon Lewis, les journalistes vont assister \u00e0 la recherche scientifique dans les tourbi\u00e8res de la deuxi\u00e8me plus grande for\u00eat tropicale du monde, un \u00e9cosyst\u00e8me humide, riche en carbone et qui demeure intacte jusqu&#8217;\u00e0 ce jour.<\/p>\n<p>En novembre 2017, une exp\u00e9dition avait eu lieu dans les tourbi\u00e8res avec la m\u00eame \u00e9quipe de recherche, <a href=\"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/en\/press\/1792\/scientists-confirm-presence-of-peatlands-in-the-democratic-republic-of-congo\/\">qui avait permis de confirmer la pr\u00e9sence des tourbi\u00e8res en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo<\/a>, r\u00e9v\u00e9lant ainsi au monde la bombe carbone qu\u2019abritait les for\u00eats congolaises.<\/p>\n<p>Cependant, l&#8217;int\u00e9grit\u00e9 de cet \u00e9cosyst\u00e8me est aujourd\u2019hui menac\u00e9e par des exploitations du p\u00e9trole et du bois <a href=\"http:\/\/www.greenpeace.org\/archive-africa\/fr\/Presse\/La-Republique-du-Congo-et-la-Republique-Democratique-du-Congo-doivent-traduire-les-paroles-en-actes-pour-assurer-la-protection-des-tourbieres\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">approuv\u00e9es par les gouvernements de la R\u00e9publique du Congo et la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo<\/a>. Il est donc crucial de prot\u00e9ger ces tourbi\u00e8res. Pour que cette protection soit effective, il est donc important que les communaut\u00e9s locales et autochtones vivant dans et autour des tourbi\u00e8res soient incluses dans toute initiative visant leur protection, en plus des connaissances scientifiques. La recherche scientifique va am\u00e9liorer les connaissances sur le fonctionnement et la valeur de cet \u00e9cosyst\u00e8me dans la lutte contre la crise climatique.<\/p>\n<p>Motiv\u00e9 par l&#8217;int\u00e9r\u00eat \u00e9conomique au d\u00e9triment de l\u2019environnement, ces deux gouvernements ne tiennent pas compte de la nature fragile des tourbi\u00e8res et encore moins moins des impacts n\u00e9gatifs des activit\u00e9s industrielles dans les tourbi\u00e8res.<\/p>\n<p>Il est maintenant important de tirer la sonnette d\u2019alarme dans les m\u00e9dias nationaux et\u00a0 internationaux sur un possible risque climatique \u00e0 venir et \u00e9galement sur la perte de la biodiversit\u00e9, tout en appelant \u00e0 pr\u00e9server les tourbi\u00e8res de la for\u00eat du bassin du Congo, le deuxi\u00e8me poumon de la plan\u00e8te.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Contact<\/strong> :<\/p>\n<p>Afy Malungu, charg\u00e9e de communication, +243 991 521 250, <a href=\"mailto:amalungu@greenpeace.org\">amalungu@greenpeace.org<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong><u>Faits et chiffres sur les tourbi\u00e8res de la for\u00eat humide du bassin du Congo<\/u><\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><strong> Les tourbi\u00e8res<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Qu&#8217;est-ce que la tourbe? Que sont les tourbi\u00e8res?<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>La tourbe est compos\u00e9e de mat\u00e9riel v\u00e9g\u00e9tal accumul\u00e9, partiellement d\u00e9compos\u00e9, avec ou sans sable, limon ou argile m\u00e9lang\u00e9s. La tourbe se forme dans des conditions de saturation en eau \u00e9lev\u00e9e qui inhibent la d\u00e9composition de la mati\u00e8re organique.<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\"><sup>[1]<\/sup><\/a><\/li>\n<li>Les tourbi\u00e8res sont des zones compos\u00e9e d\u2019une couche de tourbe naturellement accumul\u00e9e d\u2019une surface d&#8217;au moins 0.3m de profondeur.<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\"><sup>[2]<\/sup><\/a><\/li>\n<li>La formation de tourbe dans le bassin central du Congo a d\u00e9but\u00e9 il y a plus de 10 000 ans. \u00c0 ce jour, des scientifiques ont mesur\u00e9 des profondeurs de tourbe pouvant atteindre 5,9 m en R\u00e9publique du Congo et jusqu&#8217;\u00e0 3,5 m en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo. La profondeur m\u00e9diane est de 2 m.<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\"><sup>[3]<\/sup><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Qu&#8217;en est-il des tourbi\u00e8res du bassin du Congo?<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>La for\u00eat de tourbi\u00e8res de la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo et de la R\u00e9publique du Congo abritent le plus vaste complexe de tourbi\u00e8res tropicales, appel\u00e9 aussi tourbi\u00e8res du bassin central du Congo ou tourbi\u00e8res de la Cuvette Centrale. La superficie des tourbi\u00e8res est estim\u00e9e \u00e0 14 millions d\u2019hectares<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\"><sup>[4]<\/sup><\/a>, ce qui est sup\u00e9rieur \u00e0 la taille de l\u2019Angleterre, mais repr\u00e9sente moins de 10% de la superficie de la for\u00eat tropicale du bassin du Congo<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\"><sup>[5]<\/sup><\/a>. Environ 2 900 000 hectares des tourbi\u00e8res cartographi\u00e9es se trouvent dans les concessions d&#8217;exploitation foresti\u00e8re. Les tourbi\u00e8res du bassin du Congo ne sont pas le plus grand complexe de tourbi\u00e8res au monde : on trouve de plus grandes zones de tourbi\u00e8res dans la r\u00e9gion bor\u00e9ale.<\/li>\n<li>Les tourbi\u00e8res du bassin du Congo, repr\u00e9sentant moins de 10% de la for\u00eat pluviale du bassin du Congo, contiennent une estimation de plus de 30 milliards de tonnes de carbone, une quantit\u00e9 similaire \u00e0 celle du carbone stock\u00e9e dans tous les arbres de la for\u00eat tropicale du bassin du Congo<a href=\"#_ftn6\" name=\"_ftnref6\"><sup>[6]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<li>La quantit\u00e9 de carbone stock\u00e9e dans les tourbi\u00e8res est l\u2019\u00e9quivalent de trois ann\u00e9es d\u2019\u00e9mission de CO2 dans le monde, selon les chiffres de 2013.<\/li>\n<li>Les tourbi\u00e8res du bassin du Congo contiennent un tiers du stock de carbone mondial des tourbi\u00e8res tropicales, estim\u00e9 \u00e0 105 milliards de tonnes.<a href=\"#_ftn7\" name=\"_ftnref7\"><sup>[7]<\/sup><\/a><\/li>\n<li>La tourbe stocke le carbone (C) \u2013 et non le gaz dioxyde de carbone (CO2). Seulement quand la tourbe se d\u00e9compose, le carbone sera lib\u00e9r\u00e9 sous forme de CO2.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Pourquoi faut-il pr\u00e9server les tourbi\u00e8res du bassin du Congo?<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>La pr\u00e9servation des tourbi\u00e8res du bassin du Congo est essentielle pour maintenir la stabilit\u00e9 du climat et pr\u00e9venir la d\u00e9rive du changement climatique.<\/li>\n<li>Si les tourbi\u00e8res du bassin du Congo sont ass\u00e9ch\u00e9es pour l\u2019exploitation du bois ou l\u2019agriculture, le carbone accumul\u00e9 depuis plus de 10 000 ans sera lib\u00e9r\u00e9 sous forme de CO2 dans l&#8217;atmosph\u00e8re, ce qui va aggraver le changement climatique. Les \u00e9missions de tourbe ass\u00e9ch\u00e9e s\u2019\u00e9tendent sur une p\u00e9riode couvrant des d\u00e9cennies, diminuant \u00e0 mesure que le stock de carbone s&#8217;\u00e9puise.<\/li>\n<li>Une fois ass\u00e9ch\u00e9es, les tourbi\u00e8res deviennent vuln\u00e9rables au feu. La combustion des tourbi\u00e8res lib\u00e8re rapidement le CO2 dans l&#8217;atmosph\u00e8re et endommage la capacit\u00e9 de l&#8217;\u00e9cosyst\u00e8me des tourbi\u00e8res \u00e0 r\u00e9cup\u00e9rer et \u00e0 absorber plus de carbone une fois de plus.<\/li>\n<li>Les plantes fixent le carbone de l&#8217;atmosph\u00e8re. Au lieu d&#8217;\u00eatre rel\u00e2ch\u00e9 lorsque les plantes meurent et se d\u00e9composent, dans les tourbi\u00e8res, ce carbone est stock\u00e9 \u00e0 long terme dans la couche de tourbe sous la v\u00e9g\u00e9tation. La pr\u00e9servation des tourbi\u00e8res est cruciale pour maintenir leur capacit\u00e9 \u00e0 conserver le carbone hors de l&#8217;atmosph\u00e8re.<\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quel est le r\u00f4le de la for\u00eat humide du bassin du Congo dans le climat r\u00e9gional?<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>La for\u00eat humide du bassin du Congo joue un grand r\u00f4le dans la r\u00e9gulation du climat de la r\u00e9gion, en particulier le r\u00e9gime des pr\u00e9cipitations. Plus de 50% des pr\u00e9cipitations de la r\u00e9gion proviennent de l\u2019\u00e9vapotranspiration, la somme des pertes d&#8217;humidit\u00e9 par \u00e9vaporation des surfaces de la terre et de l&#8217;eau et par transpiration des plantes.<a href=\"#_ftn8\" name=\"_ftnref8\"><sup>[8]<\/sup><\/a><\/li>\n<li>La for\u00eat humide du bassin du Congo est le deuxi\u00e8me \u00abmoteur\u00bb de convection le plus important de la circulation atmosph\u00e9rique globale apr\u00e8s celle des \u00eeles de l\u2019Asie du Sud-Est et des eaux environnantes. Lors des saisons de transition (mars-mai et septembre-novembre), le bassin du Congo domine les pr\u00e9cipitations tropicales du monde.<a href=\"#_ftn9\" name=\"_ftnref9\"><sup>[9]<\/sup><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><strong> Population et for\u00eat humide du bassin du Congo<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>Les habitants de la for\u00eat humide du bassin du Congo y vivent depuis au moins 50 000 ans.<a href=\"#_ftn10\" name=\"_ftnref10\"><sup>[10]<\/sup><\/a><\/li>\n<li>Environ 30 millions de personnes vivent dans la for\u00eat pluviale du bassin du Congo.<a href=\"#_ftn11\" name=\"_ftnref11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> La for\u00eat humide du bassin du Congo fournit des moyens de subsistance, notamment du combustible, de la nourriture, des mat\u00e9riaux et des m\u00e9dicaments, \u00e0 environ 60 millions de personnes vivant dans les zones rurales de la r\u00e9gion.<a href=\"#_ftn12\" name=\"_ftnref12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> Deux tiers d&#8217;entre eux se trouvent en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo.<a href=\"#_ftn13\" name=\"_ftnref13\"><sup>[13]<\/sup><\/a> Toutes les personnes qui d\u00e9pendent de la for\u00eat ne sont pas des autochtones.<\/li>\n<li>La for\u00eat humide du bassin du Congo contribue \u00e9galement \u00e0 nourrir environ 40 millions de personnes vivant dans les centres urbains de la r\u00e9gion.<a href=\"#_ftn14\" name=\"_ftnref14\"><sup>[14]<\/sup><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>III. La biodiversit\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>La for\u00eat humide du bassin du Congo compte plus de 10 000 esp\u00e8ces de plantes, dont 3 000 sont end\u00e9miques, ce qui signifie qu&#8217;elles ne se trouvent nulle part ailleurs sur la terre.<a href=\"#_ftn15\" name=\"_ftnref15\"><sup>[15]<\/sup><\/a><\/li>\n<li>En ce qui concerne la biodiversit\u00e9 animale, la for\u00eat humide du bassin du Congo h\u00e9berge plus de 400 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res, 1 000 esp\u00e8ces d&#8217;oiseaux, 200 esp\u00e8ces d&#8217;amphibiens, 300 esp\u00e8ces de reptiles et plus de 900 esp\u00e8ces de papillons<a href=\"#_ftn16\" name=\"_ftnref16\"><sup>[16]<\/sup><\/a>.<\/li>\n<li>Les principaux centres d&#8217;end\u00e9misme animal dans la for\u00eat pluviale du bassin du Congo sont la partie c\u00f4ti\u00e8re (sud du Cameroun, Guin\u00e9e \u00e9quatoriale et Gabon) et le Rift Albertin.<a href=\"#_ftn17\" name=\"_ftnref17\"><sup>[17]<\/sup><\/a><\/li>\n<li>Conservation International a d\u00e9sign\u00e9 la R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo comme l&#8217;un des 17 pays les plus m\u00e9gadivers du monde, sur la base de l&#8217;end\u00e9misme et d&#8217;autres crit\u00e8res tels que la diversit\u00e9 des esp\u00e8ces, la diversit\u00e9 des \u00e9cosyst\u00e8mes et la pr\u00e9sence d&#8217;\u00e9cosyst\u00e8mes de for\u00eat tropicale humide.<a href=\"#_ftn18\" name=\"_ftnref18\"><sup>[18]<\/sup><\/a><\/li>\n<li>Bien que la for\u00eat humide du bassin du Congo dans son ensemble ne soit pas un point chaud de la biodiversit\u00e9, ses bords occidental et oriental le sont. Les for\u00eats ombrophiles de l&#8217;ouest du Cameroun font partie du point n\u00e9vralgique de la biodiversit\u00e9 des for\u00eats guin\u00e9ennes d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest et les for\u00eats ombrophiles du Rift Albertin font partie du point n\u00e9vralgique de la biodiversit\u00e9 de l&#8217;Afromontane oriental.<a href=\"#_ftn19\" name=\"_ftnref19\"><sup>[19]<\/sup><\/a> La notion de \u00abpoints n\u00e9vralgiques de la biodiversit\u00e9\u00bb d\u00e9signe des endroits o\u00f9 des concentrations exceptionnelles d\u2019esp\u00e8ces end\u00e9miques subissent une perte d\u2019habitat exceptionnelle.<a href=\"#_ftn20\" name=\"_ftnref20\"><sup>[20]<\/sup><\/a> Elle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9e par Norman Meyers et adopt\u00e9e par l\u2019ONG Conservation International comme outil pour hi\u00e9rarchiser les efforts de conservation.<\/li>\n<li>11% de plus de 400 esp\u00e8ces de mammif\u00e8res dans la for\u00eat du bassin du Congo sont menac\u00e9es, 1% des esp\u00e8ces d&#8217;oiseaux connues et 15% des pr\u00e8s de 300 esp\u00e8ces d&#8217;amphibiens connues.<a href=\"#_ftn21\" name=\"_ftnref21\"><sup>[21]<\/sup><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ol>\n<li><strong> D\u00e9forestation et d\u00e9gradation<\/strong><\/li>\n<\/ol>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Quelles sont les causes de la d\u00e9gradation des for\u00eats dans le bassin du Congo?<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>L\u2019exploitation foresti\u00e8re destin\u00e9e \u00e0 l\u2019extraction du bois est la principale cause de la d\u00e9gradation des for\u00eats du bassin du Congo.<a href=\"#_ftn22\" name=\"_ftnref22\"><sup>[22]<\/sup><\/a> Ce qui englobe \u00e0 la fois l\u2019abattage l\u00e9gal et ill\u00e9gal, l\u2019abattage industriel dans sa forme artisanale de l&#8217;exploitation foresti\u00e8re, \u00e0 la fois sur des permis des concessions g\u00e9r\u00e9es \u00e0 long terme et dans l&#8217;exploitation \u00e0 court terme.<\/li>\n<li>La demande urbaine croissante en bois de feu (y compris le charbon de bois) dans la r\u00e9gion est un autre facteur majeur de la cause de la d\u00e9gradation et de la d\u00e9forestation, en particulier dans les zones p\u00e9riurbaines. Au Cameroun, (83% de la population) et en R\u00e9publique D\u00e9mocratique du Congo (87% des m\u00e9nages de Kinshasa), les m\u00e9nages d\u00e9pendent largement du bois de chauffe pour la cuisine quotidienne.<a href=\"#_ftn23\" name=\"_ftnref23\"><sup>[23]<\/sup><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Combien y a-t-il de paysages forestiers intacts dans le bassin du Congo?<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<ul>\n<li>En 2013, la for\u00eat du bassin du Congo comptait 86 millions d&#8217;hectares de paysages forestiers intacts (IFL), 7% des IFL restants dans le monde. Plus de 70% des paysages forestiers intacts du bassin du Congo se trouvaient en R\u00e9publique d\u00e9mocratique du Congo, qui contient \u00e0 elle seule 5% des IFL du monde.<a href=\"#_ftn24\" name=\"_ftnref24\"><sup>[24]<\/sup><\/a><\/li>\n<\/ul>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\"><sup>[1]<\/sup><\/a> John Couwenberg, \u2018Greenhouse Gas Emissions from Managed Peat Soils: Is the IPCC<\/p>\n<p>Reporting Guidance Realistic?\u2019, Mires &amp; Peat, 8 (2011), 1.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\"><sup>[2]<\/sup><\/a> F. Parish et al. (eds), Assessment on Peatlands, Biodiversity and Climate Change. Main<\/p>\n<p>Report (Kuala Lumpur &amp; Wageningen: Global Environment Centre &amp; Wetlands International,<\/p>\n<p>2008), xv, online:<\/p>\n<p>&lt;http:\/\/www.imcg.net\/media\/download_gallery\/books\/assessment_peatland.pdf&gt;.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\"><sup>[3]<\/sup><\/a> Dargie et al., op. cit., (note 11), 86.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\"><sup>[4]<\/sup><\/a> Greta C. Dargie et al., \u2018Age, Extent and Carbon Storage of the Central Congo Basin Peatland<\/p>\n<p>Complex\u2019, Nature, 542, 7639 (2017), 86.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\"><sup>[5]<\/sup><\/a> Greta C. Dargie et al., \u2018Congo Basin Peatlands: Threats and Conservation Priorities\u2019,<\/p>\n<p>Mitigation and Adaptation Strategies for Global Change (2018), online:<\/p>\n<p>&lt;http:\/\/link.springer.com\/10.1007\/s11027-017-9774-8&gt;, accessed 29 January 2018.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref6\" name=\"_ftn6\"><sup>[6]<\/sup><\/a> Dargie et al., op. cit., (note 11), 86<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref7\" name=\"_ftn7\"><sup>[7]<\/sup><\/a> Dargie et al., op. cit., (note 11), 86<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref8\" name=\"_ftn8\"><sup>[8]<\/sup><\/a> Devers and vande Weghe, op. cit., (note 4), 13.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref9\" name=\"_ftn9\"><sup>[9]<\/sup><\/a> J. B. Fisher et al., \u2018African Tropical Rainforest Net Carbon Dioxide Fluxes in the Twentieth<\/p>\n<p>Century\u2019, Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, 368, 1625<\/p>\n<p>(2013), 1; Malhi et al., op. cit., (note 8), 6.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref10\" name=\"_ftn10\"><sup>[10]<\/sup><\/a> Devers and vande Weghe, op. cit., (note 4), 14.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref11\" name=\"_ftn11\"><sup>[11]<\/sup><\/a> evers and vande Weghe, op. cit., (note 4), 14. There are no reliable censuses or surveys<\/p>\n<p>about the number of people living in the Congo Basin forest, hence these figures are<\/p>\n<p>notoriously unreliable. According to a 1997 publication, approximately 12 million lived in the<\/p>\n<p>humid tropical forest area. ; Daou V. Joiris, \u2018Introduction r\u00e9gionale\u2019, Civilisations, 44 (1997), 32.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref12\" name=\"_ftn12\"><sup>[12]<\/sup><\/a> R. Nasi et al., \u2018Empty Forests, Empty Stomachs? Bushmeat and Livelihoods in the Congo<\/p>\n<p>and Amazon Basins\u2019, International Forestry Review, 13, 3 (2011), 360.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref13\" name=\"_ftn13\"><sup>[13]<\/sup><\/a> L. Debroux et al. (eds), Forests in Post-Conflict Democratic Republic of Congo: Analysis of a<\/p>\n<p>Priority Agenda. A Joint Report by Teams of the World Bank, Center for International Forestry<\/p>\n<p>Research (CIFOR), Centre International de Recherche Agronomique Pour Le D\u00e9veloppement<\/p>\n<p>(CIRAD), African Wildlife Foundation (AWF), Conseil National Des ONG de D\u00e9veloppement Du<\/p>\n<p>Congo (CNONGD), Conservation International (CI), Groupe de Travail For\u00eats (GTF), Ligue<\/p>\n<p>Nationale Des Pygm\u00e9es Du Congo (LINAPYCO), Netherlands Development Organisation (SNV),<\/p>\n<p>R\u00e9seau Des Partenaires Pour l\u2019Environnement Au Congo (REPEC), Wildlife Conservation<\/p>\n<p>Society (WCS), Woods Hole Research Center (WHRC), World Agroforestry Centre (ICRAF) and<\/p>\n<p>World Wide Fund for Nature (WWF). (Bogor, Indonesia: CIFOR, 2007), ix.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref14\" name=\"_ftn14\"><sup>[14]<\/sup><\/a> Nasi et al., op. cit., (note 29), 360.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref15\" name=\"_ftn15\"><sup>[15]<\/sup><\/a> Devers and vande Weghe, op. cit., (note 4), 11.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref16\" name=\"_ftn16\"><sup>[16]<\/sup><\/a> <a href=\"http:\/\/www.wwf-congobasin.org\/congo_basin_at_a_glance\/area\/wildlife\/\">http:\/\/www.wwf-congobasin.org\/congo_basin_at_a_glance\/area\/wildlife\/<\/a><\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref17\" name=\"_ftn17\"><sup>[17]<\/sup><\/a> G. Duveiller et al., \u2018Deforestation in Central Africa: Estimates at Regional, National and<\/p>\n<p>Landscape Levels by Advanced Processing of Systematically-Distributed Landsat Extracts\u2019,<\/p>\n<p>Remote Sensing of Environment, 112, 5 (2008), 1969\u201381.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref18\" name=\"_ftn18\"><sup>[18]<\/sup><\/a> UN environment and WCMC, \u2018Megadiverse Countries Definition\u2019, Biodiversity A-Z (n.d.),<\/p>\n<p>online: &lt;http:\/\/www.biodiversitya-z.org\/content\/megadiverse-countries&gt;, accessed 30<\/p>\n<p>November 2017.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref19\" name=\"_ftn19\"><sup>[19]<\/sup><\/a> Birdlife International, Ecosystem Profile. Eastern Afromontane Biodiversity Hotspot (Critical<\/p>\n<p>Ecosystem Partnership Fund, 2012), online:<\/p>\n<p>&lt;http:\/\/www.cepf.net\/Documents\/Eastern_Afromontane_Ecosystem_Profile_FINAL.pdf&gt;,<\/p>\n<p>accessed 25 September 2017; Ecosystem Profile. Upper Guinean Forest Ecosystem of the<\/p>\n<p>Guinean Forests of West Africa Biodiversity Hotspot (Critical Ecosystem Partnership Fund,<\/p>\n<p>2000), online:<\/p>\n<p>&lt;http:\/\/www.cepf.net\/Documents\/final.guineanforests.upperguineanforest.ep.pdf&gt;.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref20\" name=\"_ftn20\"><sup>[20]<\/sup><\/a> Norman Myers et al., \u2018Biodiversity Hotspots for Conservation Priorities\u2019, Nature, 403, 6772<\/p>\n<p>(2000), 853\u2013858.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref21\" name=\"_ftn21\"><sup>[21]<\/sup><\/a> Devers and vande Weghe, op. cit., (note 4), 2; IUCN, \u2018Afropavo Congensis: BirdLife<\/p>\n<p>International: The IUCN Red List of Threatened Species 2016: E.T22679430A92814166\u2019<\/p>\n<p>(International Union for Conservation of Nature, 2016), online:<\/p>\n<p>&lt;http:\/\/www.iucnredlist.org\/details\/22679430\/0&gt;, accessed 30 November 2017.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref22\" name=\"_ftn22\"><sup>[22]<\/sup><\/a> B\u00e9renger Tchatchou et al., Deforestation and Forest Degradation in the Congo Basin: State<\/p>\n<p>of Knowledge, Current Causes and Perspectives. Occasional Paper 144 (Center for<\/p>\n<p>International Forestry Research (CIFOR), 2015), 28, online:<\/p>\n<p>&lt;http:\/\/www.cifor.org\/library\/5894\/deforestation-and-forest-degradation-in-the-congo-basinstate-<\/p>\n<p>of-knowledge-current-causes-and-perspectives\/&gt;, accessed 8 March 2016.<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref23\" name=\"_ftn23\"><sup>[23]<\/sup><\/a> R. Eba\u2019a Atyi et al., \u2018Economic and Social Importance of Fuelwood in Cameroon\u2019,<\/p>\n<p>International Forestry Review, 18, 2 (2016), online:<\/p>\n<p>&lt;http:\/\/www.cifor.org\/library\/6098\/economic-and-social-importance-of-fuelwood-incameroon\/&gt;,<\/p>\n<p>accessed 2 October 2016; Jolien Schure et al., Woodfuel for Urban Centres in<\/p>\n<p>the Democratic Republic of Congo: The Number One Energy and Forest Product Returns to<\/p>\n<p>the Policy Agenda. Civor Brief No. 7 (CIFOR, 2011).<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref24\" name=\"_ftn24\"><sup>[24]<\/sup><\/a> Peter Potapov et al., \u2018The Last Frontiers of Wilderness: Tracking Loss of Intact Forest<\/p>\n<p>Landscapes from 2000 to 2013\u2019, Science Advances, 3, 1 (2017), 4\u20135.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Kinshasa, 14 juin 2019 &#8211; Greenpeace Afrique et les scientifiques des universit\u00e9s de Leeds (Royaume uni) et de Kisangani (R\u00e9p. D\u00e9m. du Congo) organisent une exp\u00e9dition dans les tourbi\u00e8res de&hellip;<\/p>\n","protected":false},"author":29,"featured_media":7216,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"ep_exclude_from_search":false,"p4_og_title":"","p4_og_description":"","p4_og_image":"","p4_og_image_id":"","p4_seo_canonical_url":"","p4_campaign_name":"","p4_local_project":"","p4_basket_name":"","p4_department":"","footnotes":""},"categories":[17],"tags":[],"p4-page-type":[51],"class_list":["post-7211","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-non-classifiee","p4-page-type-communiques-de-presse"],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7211","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/29"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7211"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7211\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":7221,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7211\/revisions\/7221"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/7216"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7211"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7211"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7211"},{"taxonomy":"p4-page-type","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.greenpeace.org\/africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/p4-page-type?post=7211"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}