Au lendemain de la publication du  nouveau rapport  de Greenpeace Afrique intitulé « Arnaque sur les Côtes Africaines : La face cachée de la pêche chinoise et des sociétés mixtes au Sénégal, en Guinée Bissau et en Guinée », l’ambassadeur de Chine au Sénégal, Son Excellence M. Xia Huang,  a réagi dans les médias s’insurgeant  contre les  informations contenues dans ce document et promettant de revenir sur ce dossier lors d’une conférence de presse.

 

L’Ambassadeur s’était prononcé en ces termes : «Ce que je peux voudrais vous (ndlr : aux journalistes) dire, aujourd’hui, aucun permis de pêche n’a été accordé aux navires battant pavillon chinois. S’il y’a des Chinois que vous trouvez, qui travaillent dans la pêche, ils relèvent d’une entreprise de droit sénégalais, et donc juridiquement, ce sont des bateaux battant pavillon sénégalais. Donc, je me demande d’où viennent ces accusations qui sont lancées à tort et à travers contre les Chinois. »

En réagissant ainsi, Son Excellence démontre l’intérêt que suscite le secteur de la pêche non seulement pour les populations, mais aussi pour toutes les autorités dont le devoir est de bien gérer ce patrimoine commun pour le bien-être de tous.

Excellence, maintenant que vous avez réagi à notre rapport, nous attendons de vous que vous AGISSEZ !

Agissez maintenant, en écoutant le cri du pêcheur artisan qui voit son filet se vider de jour en jour du fait de la concurrence déloyale entre sa  petite pirogue et les grands bateaux comme ceux de la CNCF(China National Fisheries Corporation,  sociétés chinoises de pêche lointaine)

Agissez maintenant, en respectant les avis scientifiques qui recommandent la réduction des efforts de pêche sur certaines espèces que ciblent les navires de la CNCF.

Agissez maintenant, pour préserver, la principale source de protéine animale des populations ouest-africaines.

Agissez maintenant, en demandant au gouvernement de la Chine de mener immédiatement une enquête approfondie sur la présumée fraude au Tonnage Brut par ses sociétés de pêche opérant particulièrement au Sénégal, en Guinée et en Guinée-Bissau, et sur d’éventuelles fraudes par toutes les autres sociétés et tous les autres navires chinois autorisés à pêcher dans les Zones Economiques Exclusives d’autres pays africains.

Agissez maintenant, en interpellant les autorités concernés de votre pays, afin qu’elles prennent en main ce dossier et mettent fin aux activités illégales des bateaux chinois dans les eaux ouest-africaines.

Du fait des activités de pêche des bateaux comme ceux de la CNCF, les ressources halieutiques des côtes Ouest africaines s’épuisent de jour en jour, et une action de votre part aiderait certainement à sauvegarder le peu de stock  qui reste.

Agissez maintenant  Excellence, en portant  le cri du pêcheur, du scientifique,  et des populations afin que la situation de la Chine, dont les ressources marines ont gravement été appauvries par la   surpêche, ne se reproduise  en Afrique de l’Ouest.

Réagir c’est déjà un pas, mais agir serait beaucoup mieux pour une meilleure santé des océans et le bien-être des générations d’aujourd’hui et de demain.