Greenpeace dénonce la présence d’un autre chalutier géant dans les eaux sénégalaises

Communiqué de presse - février 20, 2012
Dakar, le 20 février 2012 – Hier après-midi, au large des côtes sénégalaises, des activistes de Greenpeace ont repéré un chalutier pélagique géant lithuanien, le « Irvinga », et déployé une banderole proclamant «Non au bradage du poisson sénégalais !».

Le navire “Irvinga”, qui mesure 120 mètres de long, est un exemple patent de la pêche irresponsable et non durable telle que pratiquée dans la région par les chalutiers géants venus d’Europe ou de Russie. Cette flotte étrangère pille les eaux ouest-africaines tandis que les pêcheurs locaux voient leurs prises diminuer. Les études scientifiques les plus récentes montrent que la plupart des espèces de petits pélagiques présentes au large du Sénégal, telles que les sardinelles, maquereaux et chinchards, sont surexploitées.

Une vingtaine de navires, russes, lithuaniens ou naviguant sous pavillon de complaisance, ont bénéficié «d’autorisations spéciales», attribuées en dehors de toute concertation et en marge du cadre légal, leur permettant de pêcher dans la zone économique exclusive sénégalaise.

«Un Sénégalais sur six travaille dans le secteur de la pêche. Si la surexploitation des stocks pélagiques par ces chalutiers géants se poursuit, il n’y aura bientôt plus de poissons pour le marché local », s’inquiète Raoul Monsembula, chargé de campagne Océans de Greenpeace.

Ces navires-usines déploient une capacité de pêche considérable, avec des filets de plusieurs centaines de mètres de long pour une ouverture d’une cinquantaine de mètres. Chacun de ces navires peut pêcher jusqu’à 250 tonnes de poissons en une seule journée, ce qui peut nourrir 9 000 Sénégalais durant une année entière !

“Les chalutiers géants livrent une concurrence déloyale aux pêcheurs artisanaux, dans un contexte de raréfaction des ressources halieutiques. Cette flotte étrangère vide littéralement les eaux ouest-africaines », poursuit Raoul Monsembula.

En concertation avec les représentants de la pêche artisanale sénégalaise, et en adéquation avec lesrecommandations des scientifiques, Greenpeace appelle à la suspension immédiate des protocoles autorisant les chalutiers pélagiques étrangers à exercer dans la zone économique exclusive (ZEE) sénégalaise. 

Greenpeace demande en outre l’adoption d’un moratoire suspendant toute nouvelle autorisation de pêche à ce type de navire, tant qu’une politique des pêches durable n’aura pas été mise en place, impliquant laconcertation avec tous les acteurs de la filière et la prise en compte des recommandations des scientifiques.

 

Contacts:

  • · Ahmed Diamé, Communications on land, +221 773328993
  • · Raoul Monsembula, Chargeee  de champagne oceans, GreenpeaceAfrica,  +221 773328994
  • · Melanie Aldrin, Communications on board, 

Images disponibles, contactez Ahmed Diamé

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