Le Conseil européen des ministres de l'Environnement laisse la Hongrie la liberté de garder son moratoire sur un maïs OGM

Actualité - février 21, 2007
Le 20/02/07 - Pour la troisième fois consécutive, les gouvernements des pays membres de l'Union européenne viennent de bloquer une proposition de la Commission visant à forcer un Etat-membre à accepter la culture d'une plante transgénique sur son sol.

Maïs transgénique : attention danger !

Après l'Autriche, c'est la Hongrie qui se voit confirmée par les ministres européens de l'Environnement dans son droit à protéger son environnement et ses citoyens des cultures OGM, en l'occurrence le maïs MON810 de la compagnie Monsanto, génétiquement modifié pour produire son propre insecticide contre un ravageur, la pyrale du maïs.

"Les ministres européens de l'Environnement ont pris une décision courageuse et en phase avec l'opinion publique. Nous félicitons aussi le Luxembourg, qui a soutenu la Hongrie dans son refus du MON810. Nous attendons maintenant du gouvernement luxembourgeois qu'il se montre cohérent avec son vote européen et notamment qu'il édicte enfin des règles juridiques strictes empêchant la contamination génétique de nos agricultures conventionnelle et biologique" déclare Anne Thomas de Greenpeace Luxembourg.

De nouveaux éléments scientifiques présentés par l'Autriche en décembre dernier et par la Hongrie montrent que le MON810 est susceptible de provoquer des effets néfastes sur les plantes et les animaux en Europe. Les agriculteurs européens conventionnels et biologiques sont déjà exposés à une contamination génétique croissante, comme le montre le rapport publié le 19 février 2007 par Greenpeace et l'association britannique Genewatch UK (pour le télécharger, cliquer ici)

«Il est temps que la Commission européenne prenne en compte ces faits en compte et l'inquiétude des citoyens pour changer radicalement de politique en matière d'OGM, conclut Anne Thomas. Après trois refus consécutifs infligés à ses propositions visant à forcer des pays à accepter des OGM, il faut qu'elle place enfin la protection de l'environnement et des citoyens européens au-dessus des intérêts des compagnies de l'agrochimie et des biotechnologies.»