«Bannière vivante» contre les OGM

Communiqués de presse - juin 26, 2004
C’est dans le cadre d’une journée d’activités dans beaucoup de pays européens que Greenpeace a organisé ce samedi, sur la place Guillaume à Luxembourg-Ville, une journée d’information et de mobilisation contre les organismes génétiquement modifiés (OGM). Aux alentours de 16 heures, le Knuedler a vu naître la première ‘bannière vivante’ du Luxembourg avec le message ‘Le Luxembourg dit NON AUX OGM’.

La place Guillaume a vu naître la première ‘bannière vivante’ du Luxembourg avec le message ‘Le Luxembourg dit NON AUX OGM’.

Au cours de l'après-midi, Greenpeace était présent sur la place Guillaume avec un stand d'information, donnant l'occasion au public de discuter de la problématique des OGM et d'en savoir plus à l'aide de matériel d'information imprimé et audio-visuel. Mais l'objectif majeur de la journée était de mobiliser vers 16 heures au moins 200 personnes pour constituer les lettres du message «Non aux OGM».

«En formant spontanément cette 'bannière vivante', le public affirme à nouveau son opposition aux OGM», commente Christopher Burman de Greenpeace. «Il est irresponsable de commercialiser des aliments transgéniques tout en ignorant leurs risques pour l'environnement et la santé.»

Les deux derniers mois ont illustré à merveille la définition du 'pouvoir du consommateur'. La nouvelle législation sur l'étiquetage obligatoire des denrées alimentaires transgéniques est en vigueur depuis le 18 avril, et on peut constater qu'aujourd'hui, des produits étiquetés 'OGM' ne sont plus présents dans les rayons de nos supermarchés. Ceci est certainement dû aux actions de protestation de Greenpeace et à la participation des consommateurs aux actions de protestation via internet et par écrit.

Mais la nouvelle législation europénne sur les OGM présente également des défauts: les produits alimentaires comme la viande, le lait et les œufs provenant d'animaux nourris avec des matières fourragères transgéniques, échappent à l'étiquetage. Greenpeace demande que cette lacune dans la législation soit fermée dans les meilleurs délais pour assurer l'information complète et transparente du consommateur.

En ce qui concerne la dissémination des OGM, Greenpeace souligne qu'il n'existe pas de mesures efficaces pour protéger l'agriculture, l'environnement et l'alimentation contre la contamination par des OGM, ni au Luxembourg, ni ailleurs en Europe. «Le Luxembourg doit résister à la pression de la Commission Européenne et de l'industrie agro-alimentaire en se déclarant 'zone libre d'OGM'», termine Burman.