L’Union européenne à Nairobi: qui pilote les négociations climatiques?

Communiqués de presse - novembre 15, 2006
Alors que les ministres européens sont arrivés à Nairobi, Greenpeace presse instamment l’Union européenne d’affirmer son leadership afin d’établir un calendrier de travail beaucoup plus ambitieux sur des engagements de réduction d’émissions de carbone pour la période post-2012. Seul un agenda avançant les négociations pour conclure en 2008 permettra d’assurer la poursuite du protocole de Kyoto.

La 12ème conférence sur le climat à Nairobi, Kenya

L'attitude brouillonne de l'Union européenne crée la confusion et sème le doute. Les européens doivent clarifier d'urgence leur position et ainsi relever sérieusement le niveau d'ambition de la  négociation internationale. Tout autre comportement remettrait en cause le leadership qu'ils revendiquent. Les pays de l'Union européenne doivent cesser leur double langage et tenir à Nairobi  les promesses faites à leurs opinions publiques.

A la conférence internationale sur le climat (COP12/MOP2) qui se tient actuellement à Nairobi, l'Union européenne envoie des messages ambigus quant à l'adoption d'un calendrier de  négociations permettant d'assurer la continuité du Protocole de  Kyoto. Les États devront se mettre d'accord au plus tard en 2008 pour éviter toute césure entre les deux périodes d'engagement.  

«Durant cette deuxième semaine cruciale de négociations à Nairobi, l'Union européenne doit être claire sur son intention d'obtenir un mandat de négociation en 2007 pour la prochaine conférence internationale sur le climat (COP13/MOP3) qui permettrait de déboucher sur un nouvel accord fin 2008 au plus tard, au lieu d'un accord prévu en 2009 comme l'a annoncé le  Ministre Lucien Lux récemment lors d'une entrevue avec des représentants de Greenpeace, déclare Roger Spautz de Greenpeace Luxembourg. Seul ce calendrier permettra de s'assurer de l'entrée en vigueur d'un nouvel accord en 2012 et d'envoyer le signal adéquat au secteur privé sur la pérennité du marché du carbone».

Greenpeace appelle à un engagement clair et fort en faveur d'un processus rapide de négociations sur des engagements de réduction plus importants pour l'après 2012. Le Danemark, les Pays-Bas et la Suède ont jusqu'ici joué un rôle pro-actif au sein de l'Union, mais semblent aujourd'hui, à Nairobi, confus et hésitants.  

Grâce au large écho médiatique reçu par le rapport Stern en Europe et de par le monde, les arguments financiers et économiques en faveur d'une action urgente pour éviter un changement climatique dangereux, ne peuvent plus être ignorés. Si l'Union européenne est réellement sérieuse dans son intention de maintenir le réchauffement global en deçà du seuil des 2 degrés Celsius, il n'y a aucune raison qu'elle n'exprime pas ici, à Nairobi, ce qui doit être décidé impérativement pour y parvenir.

Other contacts:

Roger Spautz; tél: 54625227 ou 621233361