Le maïs transgénique MON810 de Monsanto reste un produit dangereux

Communiqués de presse - février 13, 2009
En annonçant hier que la France ne remettait pas en cause la suspension des cultures de maïs OGM, notamment celles du maïs transgénique MON810, le gouvernement français vient de s’engager dans la seule voie possible. Celle du bon sens. Grossière manipulation des groupements d’intérêt pro-OGM, le rapport de l’Agence Française de la Sécurité Sanitaire des Aliments - AFSSA ne répond pas aux préoccupations qui ont justifié la clause de sauvegarde française, prise surtout en vertu de principes écologiques et non des principes sanitaires de court terme qui motivent l’AFSSA.

Non à la "coexistence" - Oui à l'interdiction du MON810 au Luxembourg!

«Avec son rapport l'Agence Française de la Sécurité Sanitaire des Aliments est hors sujet et se laisse instrumentaliser par les lobbies pro - OGM. Nous faisons appelle au Gouvernement du Luxembourg à aider la France à défendre son interdiction du maïs transgénique MON810 les 16 février et 2 mars lors des réunions au niveau européen où les pays de l'Union Européenne doivent se prononcer sur les interdictions grecque, française, hongroise et autrichienne du MON810» déclare Maurice Losch, Chargé de Campagne OGM chez Greenpeace Luxembourg.

«On peut légitimement s'étonner de la  fuite organisée d'un rapport soi-disant secret,  quelques jours avant que le sort de la clause de sauvegarde française est discuté à Bruxelles» observe Maurice Losch de Greenpeace Luxembourg. «Cette fuite est un coup bas des lobbies biotechnologiques visant à affaiblir la France et son interdiction du MON810, mais aussi à inciter les autres Etats Membres de l'UE à voter contre les moratoires nationaux. On ne peut que mépriser de telles pratiques et encourager le Gouvernement du Luxembourg à marquer son opposition à des cultures OGM potentiellement dangereuses et mal évaluées devant les institutions européennes.»

La clause de sauvegarde française est principalement basée sur des considérations écologiques. En voici certaines:

- «Le risque de pollinisation croisée ne peut être négligé»

- «La protéine Bt produite naturellement par le bacille et celle produite par le maïs MON810 n'ont pas les mêmes séquences primaires»

Des risques sur la santé ont aussi été évoqués:

- «A ce jour, aucun travail scientifique ne permet d'affirmer l'innocuité pour la santé de ces plantes transgéniques»

Il est vrai qu'en l'état actuel des connaissances, les risques à long terme de ces derniers sur l'environnement et la santé ne sont pas connus. Une raison de plus pour que la suspension des cultures d'OGM soie maintenue au nom du principe de précaution et du droit des consommateurs et des agriculteurs à consommer et à produire sans GM.

«C'est un mépris flagrant des principes élémentaires de prévention. La Commission Européenne avec sa proposition de supprimer les interdictions nationales du MON810, met volontairement en danger la santé de millions de consommateurs en Europe. En France notamment l'AFSSA ne s'est jamais intéressé aux effets sanitaires à long terme des OGM.  L'avis de l'AFSSA doit donc être ramené à sa juste valeur, celle d'une agence sanitaire qui s'intéresse au court terme et néglige son rôle de prévention. A ce titre, non seulement il n'affaiblit en rien la position de la France et celle des autres pays ayant activé une clause de sauvegarde mais justifie la demande unanime des Etats Membres de réformer les méthodes d'évaluation.» conclut Maurice Losch de Greenpeace Luxembourg.

Other contacts:

Maurice Losch, Chargé de Campagne OGM, Tel. 621 215 024;