Le problème

Quand le commissaire au lobbying du Canada a signalé que le lobbying a atteint des niveaux records en mars, notre curiosité a été piqué…[1]. Nous avons alors décidé de faire quelques recherches. Ce que nous avons trouvé dans le registre fédéral des lobbyistes nous a choqué.

Le 11 mars dernier, l’Organisation mondiale de la santé déclarait l’état de pandémie. Le lendemain, oui le lendemain, les industries polluantes commençaient à intensifier leurs activités de lobbying auprès du gouvernement. Pendant que vous restiez chez vous, les compagnies pétrolière, pétrochimique et plastique (et leurs associations, elles,) ont fait état de plus de 400 réunions avec des fonctionnaires fédéraux·les. Nous parlons ici d’une moyenne d’environ 5 réunions par jour depuis le début de la pandémie… 5, par jour! Et ce chiffre ne cesse de croître ! Et ce n’est pas tout: d’autres secteurs d’activité à l’empreinte environnementale massive — l’aviation, la construction automobile, la foresterie et le secteur bancaire — ont eu des centaines d’autres réunions[2].

Nous savons que les industries du pétrole, du gaz et du plastique s’opposent activement aux lois et règlements de protection de l’environnement, et demandent un renflouement de 30 milliards de dollars[3]. L’industrie forestière est à la recherche d’un afflux d’argent liquide, faisant écho aux appels en faveur d’un financement supplémentaire de 75 milliards de dollars pour les entreprises canadiennes[4]. Le secteur de l’aviation cherche à suspendre la taxe sur le carbone, tandis que les constructeurs automobiles ne veulent la payer que si leur argent leur est rendu d’une manière ou d’une autre [5,6]. Pendant ce temps, les banques canadiennes continuent à répondre aux demandes des plus riches et refusent de retirer des milliards de dollars des combustibles fossiles.[7]

L’accès illimité des lobbies industriels au gouvernement et leur influence pourraient faire dérailler les actions nécessaires à la mise en place d’une relance juste et verte post Covid-19.

La solution

Il est temps que les responsables politiques du Canada cessent de choisir les grandes entreprises plutôt que les personnes qui les ont élues. Le Cabinet doit entendre plus d’une version de l’histoire. C’est pourquoi nous demandons au cabinet de M. Trudeau d’organiser une consultation publique auprès des Canadien·nes sur ce que devrait être une relance juste et verte. Elle permettrait également de recueillir l’avis des consulté·es sur la manière de faire face à l’urgence climatique et à la crise du vivant tout en s’attaquant aux inégalités sociales mises à nues par la pandémie.

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Références