#Forêts

Protégez le caribou boréal

À travers le pays, les hardes de caribous font face à un déclin alarmant et risquent même l’extinction dans certaines zones.

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Val-d’Or, le 22 août 2018 – À la veille du déclenchement des élections québécoises, l’Action Boréale, Nature Québec et Greenpeace Canada déposent une pétition de 17 000 noms demandant aux différents partis politiques de s’engager, s’ils sont élus, à agir pour empêcher l’extinction des caribous forestiers de Val-d’Or.

La harde de Val-d’Or est menacée de disparaître à brève échéance en raison de la perturbation et de la fragmentation de son habitat. Le caribou forestier est considéré officiellement vulnérable depuis plus de 15 ans. En 2017, le gouvernement du Québec avait songé à déplacer la harde au Zoo de Saint-Félicien, une décision qui avait suscité un tel tollé parmi les scientifiques et la population qu’il avait été obligé de reculer. Au printemps dernier, Québec a baissé les bras, jugeant que la protection du troupeau s’avérait trop coûteuse. Il annonça qu’aucune nouvelle mesure significative ne serait mise en place pour sauver les 18 derniers caribous de Val-d’Or.

Pour Richard Desjardins, vice-président de l’Action boréale, et les groupes écologistes, cet abandon est inacceptable car il crée un dangereux précédent quant à la manière dont le Québec traite le dossier des espèces menacées, transgressant ainsi ses propres engagements internationaux en matière de biodiversité.

À cet égard, une pétition s’adressant au gouvernement et à tous les partis en lice lors de la prochaine élection a été lancée au mois de mai. En trois mois et malgré la période estivale, la pétition a recueilli plus de 17 000 signatures.

« Les caribous de Val-d’Or, c’est l’emblème des ravages qu’un mauvais développement peut causer à un écosystème et à des espèces. C’est le symbole de notre action ou de notre inaction face à la disparition d’espèces comme le béluga du Saint-Laurent. Aujourd’hui, des milliers d’électeurs demandent aux partis politiques : Allez-vous faire quelque chose? Répondez! On écoute », indique Christian Simard, directeur général de Nature Québec.

« Avec les populations de caribous en déclin de par le pays, il faut cesser cette fausse dichotomie entre économie et environnement, et les discours politiques qui ne font que diviser le peuple et mépriser notre patrimoine naturel. Pour la harde de Val d’Or, on voit un leadership autochtone prêt à aller à sa rescousse…il ne reste plus au Gouvernement Couillard qu’à suivre l’exemple» précise Olivier Kolmel, chargé de la campagne forêt chez Greenpeace Canada.

Pendant les semaines que durera la campagne électorale, Richard Desjardins et l’Action Boréale, de même que Nature Québec et Greenpeace Canada entendent rester actifs sur l’enjeu des caribous de Val-d’Or. Ils comptent, par exemple, aborder la question lors d’éventuelles rencontres avec les candidats des circonscriptions de Rouyn-Noranda-Témiscamingue et d’Abitibi-Est.

« Nous ne sacrifierons aucun caribou pour un ministre », conclut Richard Desjardins.

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Notes aux médias:

La pétition, disponible en-ligne au www.caribous-valdor.com, prendra officiellement fin le 22 août à 23h59.

Pour plus de renseignements:

Action Boréale
T: (819) 762-4967

Marie Moucarry, Conseillère en communications,
Greenpeace Canada
T: 438-993-6127
marie.moucarry@greenpeace.org

Gabriel Marquis, Responsable des communications,
Nature Québec
T: 581-307-8613
Gabriel.Marquis@naturequebec.org