Dans quelques jours, les négociations du traité mondial sur les plastiques débuteront à Genève afin de décider du sort de la pollution plastique dans le monde. En amont de ces pourparlers essentiels, Greenpeace a transformé le quartier torontois de Danforth en une exposition d’art en plein air sur le thème de la crise des matières plastiques. Intitulée Le coût de la commodité, l’exposition s’étend le long de l’avenue Danforth entre Greenwood et Woodbine et se poursuivra jusqu’au 12 août.

Une occasion unique de fermer le robinet du plastique

Le plastique est partout – dans l’air que nous respirons, l’eau que nous buvons, la nourriture que nous mangeons et les vêtements que nous portons. De sa production à son élimination, le plastique nuit à l’environnement et à la santé humaine tout au long de son cycle de vie. Et comme 99 % des plastiques sont fabriqués à partir de combustibles fossiles, ils alimentent également la crise climatique. La pollution plastique est en passe de devenir une réalité quotidienne pour toutes les communautés au pays, et il est temps d’inverser la tendance.

Le traité mondial sur les plastiques est une proposition d’accord international visant à réduire la pollution par le plastique. En 2022, les États membres des Nations Unies ont adopté une résolution visant à élaborer un instrument juridiquement contraignant pour lutter contre le problème croissant de la pollution plastique. Depuis lors, le Comité international de négociation (CIN) s’est réuni pour discuter des modalités de ce traité. La deuxième partie de la cinquième session (CIN-5.2) débutera dans quelques jours, et ce dernier cycle de négociations décidera du sort de la pollution plastique dans le monde.

Greenpeace Canada staff and volunteers display banners and art prints by Sean Martindale & JP King that show the damaging impact of plastic pollution on human and environmental health on Danforth Ave, in Toronto, Canada, Tuesday Jul. 29, 2025. © Greenpeace / Ian Willms

Le Canada doit veiller à l’adoption d’un traité solide

Partout au pays, les gens exigent l’adoption de mesures pour lutter contre la pollution plastique. Plus de 70 % d’entre eux sont favorables à une réduction de la production de plastique, et 8 personnes sur 10 veulent troquer les emballages plastiques à usage unique pour des emballages réutilisables et rechargeables. Plus de 83 000 personnes au Canada ont déjà signé notre pétition en faveur d’un traité mondial ambitieux sur les plastiques. Il est temps pour le Canada de faire passer la population et la planète avant les pollueurs et le plastique. Nous avons besoin d’un traité mondial sur les plastiques fort et contraignant qui réduise la production de plastique, mette fin aux plastiques à usage unique, favorise les systèmes de réutilisation et de recharge et place les droits de la personne au centre des préoccupations.

Inspirer le changement grâce au pouvoir de l’art

Située dans la circonscription de la ministre canadienne de l’Environnement et du Changement climatique Julie Dabrusin, cette exposition évoque avec force la responsabilité du Canada lors des négociations. Les œuvres de Sean Martindale et JP King, exposées dans les vitrines des commerces de l’avenue Danforth, sont des impressions photographiques grand format qui capturent de manière esthétique les effets néfastes de la pollution plastique. Si vous êtes dans le coin d’ici au 12 août, passez par l’avenue Danforth pour voir l’exposition.

Téléchargez le plan de l’exposition ici, et dites-nous ce que vous en pensez dans les commentaires!