Pour évaluer la qualité de l’environnement et l’incidence de certaines pratiques, les scientifiques ont de plus en plus recours aux indicateurs biologiques, représentés généralement par une espèce végétale, fongique ou animale.

 Signez la pétition, le caribou a besoin de vous.


Ainsi, pour se renseigner sur la qualité de l’air en ville, par exemple, nous étudions les abeilles. Le trèfle, quant à lui, permet de qualifier et quantifier la teneur de l’air en ozone. Dans les milieux d’eau douce ou les milieux marins, les mollusques sont très largement utilisés comme « bioindicateurs » pour étudier le niveau de contamination.

Le caribou boréal est un indicateur de la santé de la forêt

Dans le nord du Canada, c’est le caribou forestier qui représente un excellent baromètre de la santé de la forêt boréale, l’une des dernières forêts anciennes intactes de la planète. Cet écosystème mondial unique, véritable couronne verte au nord de notre planète, abrite une biodiversité d’une richesse extraordinaire. La forêt boréale retient plus de carbone dans les arbres et le sol que toutes les forêts tropicales réunies (plus de 208 milliards de tonnes) et joue un rôle vital dans la prévention des changements climatiques. La protection de ce milieu va alors de pair avec la protection et la sauvegarde des espèces qui y vivent, surtout le caribou qui a été classé comme espèce « vulnérable » au Québec et « menacée » au Canada.

Pour s’épanouir, le caribou forestier a besoin de vastes étendues de forêts naturelles, non dégradées par les activités humaines. Malheureusement, l’exploitation forestière et le développement industriel détruisent l’habitat de cette espèce menacée et la population de caribous est en chute rapide. Si cette perte d’habitat se poursuit, le caribou forestier pourrait disparaître d’ici la fin du siècle. Ou comme le dit Olivier Kolmel, chargé de la campagne Forêt chez Greenpeace Canada : « il ne sera présent que sur nos pièces de 25 sous » !

Les gouvernements provinciaux ont le pouvoir de protéger le caribou

En octobre, l’échéancier de cinq ans donné par le gouvernement fédéral aux provinces et territoires en vue de créer des mesures pour protéger et restaurer l’habitat du caribou forestier, a expiré. À croire que 5 années n’auront pas été suffisantes pour agir pour cette espèce en péril, alors que la sixième extinction de masse affecte les mammifères partout sur la planète. Le gouvernement est resté silencieux le 5 octobre dernier après avoir été si vocal au printemps, lorsqu’il s’agissait de justifier l’envoi des caribous de Val d’or au zoo de St Félicien.

C’est votre mobilisation qui a permis d’éviter cette ineptie de se produire. Désormais, nous comptons sur vous pour rappeler les gouvernements provinciaux à leur devoir et qu’ils légifèrent enfin pour la protection de l’habitat du caribou. 
Nous demandons aux provinces et territoires de travailler main dans la main avec les Premières Nations s’assurant leur consentement préalable, libre et éclairé, pour la mise en place des plans de conservation du caribou forestier.

Signez la pétition, le caribou a besoin de vous.


 

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