Depuis le lancement de notre campagne pour des Océans sans plastique, nous avons reçu de nombreux commentaires sur cette problématique. Une question revient sans cesse : quelle est la solution et qui en assume la responsabilité ?

Le recyclage revient parmi les idées le plus souvent proposées, mais il est clair que pour stopper les rejets de plastique dans l’océan, nous devons couper à la source. Cela signifie mettre fin à l’ère du plastique jetable. Pour les plus pragmatiques d’entre nous, la question qui se pose alors est : comment pouvons-nous y parvenir ?

Nous avons lancé notre campagne en concentrant notre attention sur les bouteilles en plastique à usage unique, et nous demandons aux compagnies de boissons de réduire considérablement leur empreinte plastique en abandonnant le plastique jetable. Les études évaluent à 600 milliards le nombre de bouteilles produites dans le monde cette année, et l’entreprise Coca-Cola est responsable à elle seule d’un sixième de toutes les bouteilles en plastique vendues à travers le monde.

Coca-Cola produit plus de 100 milliards de bouteilles de plastique chaque année. Ne laissez pas Coke étouffer nos océans!

N’est-ce pas la responsabilité des consommateurs de ne pas jeter leurs déchets n’importe où et de s’assurer que les bouteilles en plastique qu’ils utilisent soient recyclées ?

En fait, il incombe à tous de réduire notre empreinte plastique, les particuliers, les entreprises et les gouvernements. Il y a une quantité phénoménale de déchets plastiques dans les océans, et nous devons régler ce problème à la source. Tout comme un évier qui déborde, il faut couper le robinet avant d’éponger les dégâts. Et le flot continu de plastique qui déferle dans nos océans ne tarira pas avant que des changements n’aient été entrepris en amont pour le stopper.

C’est pourquoi la priorité selon nous doit être la réduction de l’énorme quantité d’emballages plastique jetables qui est produite et vendue chaque jour. Même si les consommateurs recyclaient toutes les bouteilles de plastique qu’ils achètent, nos systèmes de collecte et de recyclage des ordures ne pourraient tout simplement pas prendre en charge de telles quantités de déchets plastiques. Dans la seule province de l’Ontario, environ un milliard de bouteilles se retrouvent chaque année dans les sites d’enfouissement ou dans l’environnement. Et malgré la bonne volonté de nombreux consommateurs, éviter d’acheter des produits suremballés à l’épicerie est un défi de tous les jours.

On sait que tout le monde doit collaborer, mais contrairement à ce que prétendent les grandes entreprises de boissons, le recyclage n’est pas la solution ultime. La fabrication de bouteilles contenant une petite quantité de plastique recyclé ne répond pas non plus à l’ampleur de ce problème. Sans une action énergique de l’industrie, nous ne réussirons pas à stopper l’afflux de plastique dans les océans.

Que devrait faire Coca-Cola pour réduire la pollution plastique ?

Si Coca-Cola, avec sa production annuelle de plus de 100 milliards de bouteilles en plastique jetables, prend des mesures crédibles pour réduire son empreinte plastique et adopter des systèmes de livraison et des emballages consignés, cela pourrait réduire grandement la pollution par les bouteilles de plastique.

Coca-Cola a déjà exercé son influence dans le secteur des boissons gazeuses et sa chaîne d’approvisionnement mondiale pour encourager l’élimination progressive des gaz à effet de serre hautement polluants provenant de ses unités de refroidissement. L’entreprise devrait maintenant en faire autant pour réduire son empreinte plastique.

Nous vous invitons donc à exiger que les entreprises apportent des changements dans leurs pratiques. Vous pouvez maintenant joindre votre voix à celles de plus de 82 000 personnes qui ont écrit directement au PDG de Coca-Cola en Europe pour lui demander de mettre fin à la pollution plastique des océans, et lui dire qu’il ne peut pas ignorer ce problème.

Nos océans ne peuvent en prendre davantage. Dites à Coca-Cola d’arrêter d’étouffer nos océans. Envoyez un courriel au PDG de Coca-Cola maintenant.

à propos de Greenpeace

Rédactrice, passionnée de la mer et aspirante zéro déchet, Agnès a rejoint Greenpeace Canada en 2011 en tant que Chargée de communication numérique. Elle est récemment devenue porte-parole et Chargée de campagne Océans et Plastique.

Agnès Le Rouzic

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