
Beyrouth, le 4 juin 2026 : À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, un nouveau documentaire puissant,Under the Sun, porte les voix des communautés en première ligne directement au cœur des négociations climatiques. Ce long métrage documentaire, produit par Greenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Roots et Brain Hug, suit de jeunes organisateurs communautaires du Sud global qui dénoncent la manière dont les profits des compagnies de combustibles fossiles détruisent des vies. De l’Égypte, du Maroc, de la Tunisie et du Liban jusqu’au Kenya, à l’Ouganda, aux Philippines, au Baloutchistan, au Brésil, à la Colombie, au Guatemala et au-delà, le film recueille des récits personnels et intimes et met en lumière un mouvement mondial grandissant qui ouvre la voie à la justice climatique, s’oppose aux systèmes injustes, défend la nature et remet en cause les forces politiques et économiques mondiales à l’origine de l’effondrement environnemental.
Le film suit ses protagonistes alors qu’ils partagent les impacts profonds et transformateurs de la crise climatique sur leurs communautés et expliquent ce qui les a conduits dans les montagnes du Liban durant l’été 2023 : la nécessité d’un changement systémique face à un modèle économique dépassé, enraciné dans l’exploitation coloniale.
« Ce film démontre ce que les gouvernements refusent d’admettre : les jeunes et les communautés en première ligne ouvrent déjà la voie vers la justice climatique. Ils protègent la vie grâce aux savoirs autochtones, à la solidarité et à l’action collective là où les entreprises et les responsables politiques ont échoué », a déclaré Kenzie Azmi, responsable régionale des campagnes chez Greenpeace MENA.
Ce leadership redéfinit déjà les décisions mondiales : le mois dernier, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté à une large majorité une résolution appelant les États à respecter les obligations définies par la Cour internationale de Justice dans son avis consultatif du 23 juillet 2025, lequel établit que les États peuvent être tenus juridiquement responsables de leurs émissions. Cette avancée est le fruit de la mobilisation des États insulaires du Pacifique et de plusieurs années de lutte portée par la jeunesse.
Le documentaire montre également comment la crise climatique n’est pas seulement une crise environnementale : elle est aussi profondément personnelle et politique, alimentant la pauvreté, la dépossession des terres, les inégalités de genre et de nombreuses autres formes d’injustice.
« Les compagnies pétrolières internationales continuent de générer des milliards de dollars de profits chaque année, aggravant ainsi la crise climatique, tandis que les communautés du Sud global en subissent les conséquences. Dans le même temps, les pays industrialisés les plus riches continuent de retarder la mise à disposition des financements indispensables à la transition vers les énergies renouvelables, à l’adaptation climatique et à la réparation des pertes et dommages liés au climat dans les pays du Sud. Il est temps de contraindre les pays historiquement responsables de la pollution à débloquer des financements climatiques à la hauteur des besoins et à s’acquitter de leur dette climatique », a souligné Azmi.
Les témoignages recueillis dans le film montrent comment des femmes et des jeunes filles sont contraintes d’abandonner leurs études ou de se marier précocement, tandis que des communautés autochtones voient leurs terres confisquées, leurs sols contaminés et leurs vies menacées.
Sorti à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, Under the Sun met en évidence le fardeau inégal de la crise climatique et l’urgence d’agir pour la justice climatique et la protection de l’environnement à l’échelle mondiale. Les jeunes en première ligne appellent à des mesures immédiates : éliminer progressivement les combustibles fossiles, protéger la biodiversité et garantir la justice, la responsabilité et un soutien concret aux communautés les plus touchées.
« Nos maisons sont emportées par les eaux, nos terres agricoles se transforment en poussière et nos enfants grandissent dans la peur pendant que les géants du pétrole s’enrichissent grâce à notre souffrance », a déclaré Yusuf Baluch, originaire du Baloutchistan.
Greenpeace MENA appelle les dirigeants du monde entier à mettre fin aux nouveaux projets de forage et d’expansion des combustibles fossiles et àtenir les compagnies pétrolières internationales responsables en instaurant des taxes et des amendes destinées à financer l’action climatique. Under the Sun est désormais disponible gratuitement dans le monde entier surYouTube, tandis que des projections sont organisées en Amérique latine, en Afrique, en Asie, en Europe et au Moyen-Orient.
À propos du film
Under the Sun est unlong métrage documentaire produit parGreenpeace Moyen-Orient et Afrique du Nord,Roots etBrain Hug.
À l’été 2023, un groupe de jeunes défenseurs du climat originaires de plus de 100 pays s’est réuni dans les montagnes du Liban à l’occasion du plus grand rassemblement de jeunes consacré à la justice climatique de ce type. Unis par un sentiment d’urgence, ils se sont retrouvés pour apprendre, s’organiser et lutter pour leur survie collective.
Le film met en lumière les effets dévastateurs des catastrophes climatiques : incendies de forêt incontrôlables, sécheresses meurtrières, montée du niveau des mers, tout en les reliant à l’exploitation coloniale, à la cupidité des entreprises et à l’injustice systémique. Il donne à voir des expériences vécues au Kenya, aux Philippines, au Brésil et ailleurs, montrant comment les savoirs des communautés de première ligne et des peuples autochtones, le leadership des femmes et la solidarité transfrontalière sont au cœur de la lutte pour la justice.
Malgré la dureté des réalités qu’il expose, Under the Sun est aussi une histoire de résilience et d’espoir. De la poésie à la peinture, les jeunes militants utilisent l’art et le récit comme des outils de résistance, démontrant que l’action collective peut encore façonner un avenir viable.
La production du film a été retardée en raison des guerres en cours dans la région, notamment le génocide à Gaza, ainsi que l’invasion et l’escalade des atrocités au Liban, où se déroule une partie du film. Ces réalités ont inévitablement marqué à la fois le processus de production et l’urgence du message porté par le documentaire. Elles reflètent une compréhension croissante parmi les jeunes du Sud global selon laquelle la justice climatique est profondément liée à l’occupation, aux inégalités et aux injustices systémiques ancrées dans des structures historiques de pouvoir.
Contacts presse
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