Greenpeace mobilise sa flotte contre le forage dangereux du pétrole en eaux profondes

Actualité - 24 août, 2010
Bien décidé à dénoncer les pires projets de forages en eau profond, le navire Esperanza de Greenpeace est arrivé dans l’Arctique pour mettre en garde contre la prospection pétrolière menée dans un des milieux les plus fragiles de la planète. Pendant ce temps, l’Arctic Sunrise enquête dans le golfe du Mexique afin d’étudier l'impact de la marée noire sur l’écosystème.

Esperanza : contre la prospection pétrolière

L’Esperanza de Greenpeace est arrivé dans l’Arctique pour mettre en garde contre la prospection pétrolière menée dans un des milieux les plus fragiles de la planète, à l’ouest du Groenland. Les militants à bord de l’Esperanza appellent Cairn Energy, qui effectue actuellement deux forages dans la zone appelée « Iceberg alley », à abandonner immédiatement ces recherches risquées et dangereuses. Depuis son arrivés, l’équipage surveille les opérations ayant cours sur la plate-forme à un périmètre de 500 mètres de sécurité. Des navires de la sécurité danoise sont aussi sur les lieux. L’expédition fait partie de la tournée de Greenpeace « Au-delà du pétrole » (Beyond Oil). Le navire a quitté Londres le 13 août pour une destination qui était jusqu’ici demeuré inconnue.

Arctic Sunrise : au chevet du golfe du Mexique

A bord de l’Arctic Sunrise pendant trois mois, des scientifiques indépendants rattachés à des universités spécialisées dans les études océanographiques doivent analyser l'impact de la marée noire sur l'écosystème du golfe du Mexique. Depuis le début de la crise, la véritable étendue du désastre a été masquée par BP et le gouvernement américain. Le recours aux produits chimiques y est sans précédent et son impact sera notable sur la vie marine pendant des années. Des études indépendantes sont cruciales pour garantir que les responsables de cette catastrophe, les dirigeants de BP, ne dissimulent et minimisent ce qu'ils ont causé. Et que des comptes soient rendus.

Dix régions à risque

Greenpeace a également publié il y a quelques jours une carte interactive identifiant les dix régions dans le monde les plus menacées par le forage en haute mer. Les facteurs pris en compte à l’analyse sont notamment : la profondeur du forage, le nombre de sites de pétrole et les types des espèces en péril en cas de déversement (pour consulter la liste complète en anglais, cliquez ici). Parmi les régions menacées on trouve des zones sensibles près des côtes du Brésil, des îles Shetland, du Nigeria et dans l'Arctique. Quelques-unes des plus grandes compagnies pétrolières, y compris BP, Chevron et Exxon Mobil, ont déjà entamées des activités d'explorations sur ces sites.

Pétrole : fermons le robinet !

Le voyage des deux navires vise à rappeler aux entreprises pétrolières et aux gouvernements qu’il est temps d’envisager l’avenir sans pétrole. Greenpeace demande que soit implanté un moratoire mondial sur le forage en eaux profondes. Selon une étude de l’Institut Potsdam, nous produisons quatre fois plus de combustibles fossiles que nous pouvons brûler sans déclencher des changements climatiques catastrophiques (consulter le rapport, en anglais seulement). Plutôt que de tirer jusqu’à la dernière goutte, les compagnies du secteur de l’énergie devraient investir dans les marchés en pleine croissance de l'éolien, du solaire et de la géothermie. Le scénario de la [R]évolution énergetique de Greenpeace montre la marche à suivre pour mettre un terme à notre dépendances envers les énergies fossiles d'ici 2050, tout en créant des emplois durable, en soutenant la croissance économique et en fournissant la livraison d'énergie fiable à des milliards de personnes qui en sont dépourvues.

En direct de l’Arctic Sunrise…

Suivez l'équipage en direct du navire grâce à la diffusion web en direct.

A vous d’agir

La prospection pétrolière menace aussi la faune et la flore du Québec. Passez à l'action. Envoyez un courriel à tous les députés du Québec pour un avenir sans pétrole. Cliquez ici