Des militants de Greenpeace ont déposé un tas de maïs de cinq tonnes devant les bureaux du Parti libéral du Québec, à Montréal, avec une assiette en guise d’affiche. Greenpeace demande que l’étiquetage des aliments génétiquement modifiés soit obligatoire afin que les citoyens puissent choisir en toute connaissance de cause ce qu’ils mettent dans leur assiette.
© Greenpeace / Geneviève Goyette
Greenpeace s’oppose à la dissémination d’organismes génétiquement modifiés (OGM) dans l’environnement (qu’ils soient issus de cultures ou d’animaux) au nom du principe de précaution. De plus, nous sommes contre le brevetage des plantes, des animaux, des êtres humains et des gènes. La vie n’est pas une marchandise.
L’ingénierie génétique consiste à manipuler des gènes pour créer de nouvelles plantes, de nouveaux animaux et de nouveaux microorganismes. Les sociétés multinationales mettent sur le marché des semences OGM qui s’étendent sur des milliers d’hectares: elles mènent des expériences génétiques de taille, imprévisibles, voire irréversibles.
Depuis 1996, on trouve des aliments à base d’OGM dans les épiceries, mais aucun test indépendant n’a été effectué pour connaître leurs effets à long terme sur la santé humaine et l’environnement. Pourtant, le développement d’une résistance aux antibiotiques, des réactions allergiques, des modifications nutritionnelles et la création de toxines font partie des risques sanitaires potentiels. Les cultures d’OGM menacent aussi la diversité des plantes et des écosystèmes, laquelle est essentielle à la sécurité alimentaire.
Greenpeace s’oppose aux OGM en menant les actions suivantes:
- Faire pression sur les gouvernements: Nous travaillons afin d’encourager les gouvernements à appliquer le principe de précaution. Bien que le Canada figure parmi les plus grands producteurs de cultures d’OGM au monde, son système de réglementation de la biotechnologie alimentaire est très peu rigoureux.
- Encourager la réalisation de tests complets et indépendants: Les cultures d’OGM doivent faire l’objet de tests rigoureux afin d’établir leurs effets sur la santé humaine et l’environnement et ceci avant toute commercialisation et dissémination d’OGM.
- Exiger l’étiquetage: Nous voulons qu’une distinction entre en vigueur pour distinguer les cultures et semences OGM des semences classiques et organiques. Comme dans une quarantaine de pays dans le monde, nous voulons un étiquetage obligatoire des aliments OGM afin que les consommateurs puissent faire des choix éclairés. Le Canada et les États-Unis sont les seuls pays industrialisés qui ne disposent pas de règlements sur l’étiquetage obligatoire.