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Plastic Waste in Kinshasa, DRC. © Junior D. Kannah / Greenpeace
Millions of plastic bottles in dried up river Kalamu in Pont Kyanza, Kinshasa. One man tries to organise the plastic waste. © Junior D. Kannah / Greenpeace

Le Gouverneur de la ville de Kinshasa a signé le 21 janvier 2021 une note circulaire  interdisant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs et autres emballages plastiques dans toute la ville de Kinshasa. Le texte du gouverneur proscrit “l’utilisation des sachets pour la vente de l‘eau conditionnée” et stipule qu’il est désormais “formellement interdit de jeter le plastique sur la voie publique.” 

Cette décision fait suite au décret du Premier ministre no 17/018, signé en 2017 interdisant la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation de sacs et autres emballages en plastique en République Démocratqiue du Congo (RDC). Pour permettre à tout le monde de se conformer à cette nouvelle réglementation, un moratoire de six mois avait été pris et prenait fin en juillet 2018. 

D’après Patient Muamba, chargé de la Campagne pour le Bassin du Congo chez Greenpeace Afrique, plus de 3 ans  après, aucun changement n’est visible dans tout le pays en général et particulièrement à Kinshasa. “Les sacs en plastique sont très visibles dans tous les coins et rues de la ville et continuent de polluer l’environnement dans les provinces et villes de la RDC. Aucune autre mesure n’a été prise par le gouvernement congolais pour assurer l’application effective de cette mesure ni pour sanctionner sa non-application”,

“La note signée par le Gouverneur de la ville de Kinshasa est salutaire, mais Greenpeace Afrique reste préoccupée par le vide qui l’accompagne quant à  sa mise en application  et alerte la ville de Kinshasa sur un échec probant  si des mesures d’accompagnement, de suivi et punitives ne sont pas prises dans un temps record. Nous risquons de faire face au prolongement du statu quo ou mieux à  la répétition de la caducité du décret du premier ministre”, déplore Patient Muamba.

“Le gouvernement national comme provincial doivent penser sérieusement à mettre à la portée de tous et à des prix abordables des solutions alternatives pour permettre à la population d’aller vers des emballages plus respectueux de l’environnement. L’on ne peut pas prétendre  résoudre ce fléau causé par les emballages plastiques de manière durable sans disponibiliser les alternatives accessibles à tous. 

Le plastique, en effet, représente une menace permanente pour la société. Chaque seconde, en moyenne un camion de plastique est déversé dans nos océans. En Afrique, les emballages plastiques utilisés pour les boissons sont la principale forme de pollution.

 Au regard  de la menace urgente  que représente le plastique, Greenpeace demande  au gouverneur de la ville de Kinshasa de ne pas se contenter de prendre des décisions , mais d’accompagner cette note de mesures d’application et punitives  pour garantir son efficacité sur le terrain. Les conséquences environnementales des  emballages plastiques sont à la base de plusieurs catastrophes dont les kinois et tous les congolais en général sont  victimes, notamment les inondations, la destruction du sol, les érosions, l’insalubrité entre autre.” conclut Patient Muamba.

Contact

Luchelle Feukeng, Greenpeace Afrique, Chargée de communication, [email protected], +237 656 463 545 (WhatsApp)