Local Girl in Cameroon. © John Novis
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Mon nom est Christian Belinguine. Mon penchant naturel pour la protection de l’environnement m’a amené à devenir volontaire de Greenpeace au Cameroun. 

À la fin du mois de Mars 2019, j’ai vécu en live le festival culturel BAKA à Mintom, dans le sud du Cameroun. Cet évènement m’a permis de prendre conscience du mal-être que cause la pratique cruelle de l’accaparement des terres, aussi bien sur l’environnement que sur les peuples dépouillés.

Ce fut une expérience inédite que je n’oublierai jamais. Le témoignage d’un peuple mythique riche d’une histoire connue dans quasiment tous les coins du monde: la civilisation pygmée. Les pygmées sont présents dans les livres d’Histoire depuis des temps immémoriaux et sont connus pour être une civilisation, d’Afrique en phase avec la nature vierge dans toute son essence. Leur histoire me donne envie de faire ma part pour que cette Terre qui abrite l’espèce humaine ainsi que les plantes et les animaux reste vivable. 

J’ai été marqué par l’appréciable  diversité de personnes, d’associations et d’organisations impliquées dans l’organisation de ce festival:une population cosmopolite constituée de toutes les races. Cela m’a permis de réaliser qu’ils sont nombreux, les gens qui croient comme moi que la justice environnementale et la justice pour chaque peuple sont des droits essentiels, dont chaque être humain doit bénéficier sans entraves. Tout ceci n’a alors fait que renforcer ma motivation à me battre pour la justice sociale et environnementale.

À Mintom, j’ai vu un peuple très riche d’une part, naturellement béni par des ressources naturelles généreuses, mais pauvre d’autre part, parce qu’il ignore l’étendue de sa richesse et de ses droits. C’est précisément l’une des raisons qui m’ont encouragé à accompagner les Baka sur la tribune de la revendication de leurs droits en Août dernier, lors de la célébration de la journée mondiale des peuples autochtones. Ce fut là encore une occasion pour moi de me rendre davantage compte que les Baka sont des gens qui n’ont besoin que d’un minimum d’écoute et de considération pour ne plus être vus que comme de « simples pygmées ». 

Nous sommes justement au mois d’Août, un an plus tard. Je pense que les peuples indigènes méritent une plus grande attention. J’invite donc chacun de nous à prendre part à la célébration de leur journée, chacun autant qu’il pourra.