Toronto – Des activistes de Greenpeace ont déployé aujourd’hui une bannière portant le message « Pas un véhicule blindé de plus pour l’ICE » devant le siège social à Brampton de l’entreprise qui fabrique des véhicules blindés destinés à l’ICE, l’agence américaine de l’immigration et des douanes. Afin de remédier à cette situation, Greenpeace appelle l’ensemble des députées et députés fédéraux à appuyer le projet de loi C-233, qui est actuellement à l’étude au Parlement. 

« Le Canada ne peut pas affirmer défendre les droits de la personne tout en vendant des véhicules blindés qui serviront à terroriser des communautés, a déclaré Keith Stewart, stratège principal en matière d’énergie chez Greenpeace Canada. Ces exportations vont directement à l’encontre de ses obligations en vertu du Traité sur le commerce des armes, qui interdit l’octroi de permis d’exportation lorsqu’il existe un risque substantiel d’atteinte aux droits de la personne. C’est pourquoi nous demandons à l’ensemble des député·es de soutenir le projet de loi C-233 qui est présentement en cours d’examen au Parlement. » 

Alors que des communautés partout aux États-Unis subissent une vague de violence, de descentes militarisées et d’atteintes aux droits de la personne aux mains de l’ICE, de nouvelles révélations démontrent que le Canada en est complice. Une entreprise canadienne, Roshel, a été mandatée pour fournir 20 véhicules blindés à l’ICE. Cette entente a été publiquement saluée par le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, qui l’a qualifiée d’« excellente nouvelle ».  

Greenpeace Canada condamne fermement l’exportation d’équipement militaire fabriqué au Canada vers une agence dont le lourd bilan en matière d’atteinte aux droits de la personne est largement documenté, notamment en ce qui concerne son implication dans des raids violents, la séparation de familles, le refus de soins médicaux et les décès en détention. 

Des organisations de défense des droits et des enquêtes journalistiques ont recensé plus de 1 000 cas allégués d’abus dans les centres de détention de l’immigration aux États-Unis. La fourniture de véhicules blindés à l’ICE contribue à la militarisation accrue d’une agence déjà responsable de préjudices graves et répétés. 

Le Canada sait à quoi ressemble l’usage de la force militarisée lorsqu’elle sert à protéger le pouvoir et le profit. Des défenseur·ses des terres autochtones, des travailleur·ses et des communautés marginalisées ont subi ici même des violences étatiques similaires. Nous refusons que le Canada exporte ces outils de répression à l’étranger. 

Greenpeace Canada appelle l’ensemble des députées et députés, y compris le premier ministre Mark Carney et la ministre des Affaires étrangères Anita Anand, à appuyer le projet de loi C-233 présenté par la députée néo-démocrate Jenny Kwan, également connu sous le nom de « loi visant à éliminer les échappatoires ». Cette mesure permettrait de combler les failles qui autorisent l’exportation sans suivi adéquat d’armes, de pièces d’armes et d’explosifs canadiens. Elle donnerait aussi au gouvernement fédéral les moyens d’empêcher toute future exportation de véhicules blindés ou d’équipement militaire vers l’ICE. 

« Le premier ministre Carney a lui-même affirmé que bâtir un Canada fort signifie vivre selon nos valeurs, a ajouté Stewart. Il est temps de les mettre en pratique. » 

Les Canadiennes et Canadiens sont invités à passer à l’action en signant notre pétition qui exhorte le gouvernement fédéral à mettre fin à l’exportation de véhicules blindés au profit de l’ICE et à éliminer les failles dangereuses présentes dans le système canadien d’exportation d’armes. 

Signez la pétition

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Pour plus d’informations, contactez: 

Patou Oumarou, conseillère aux communication, Greenpeace Canada
[email protected], +1 (418) 431-0263