«Venez voir les méthaniers»: Action de sensibilisation pour dénoncer les impacts négatifs qu’aurait GNL/Gazoduq

Saguenay, le 21 septembre 2020 – Alors que débutait ce soir la première série des consultations du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) concernant la portion complexe de liquéfaction de la Société en commandite GNL Québec, des groupes citoyens et environnementaux ont mis en scène la nouvelle attraction touristique en 2025 si GNL se réalise : l’observation de méthaniers pour remplacer l’observation de bélugas.

L’action de sensibilisation 

À travers une mise en scène satirique qui nous projette en 2025, les groupes ont illustré les impacts que le projet pourrait entraîner s’il se réalisait. Ils y jouaient le rôle de «promoteurs» organisant de potentielles observations de méthaniers pour «faire vivre» le tourisme local.

« Le projet de GNL/Gazoduq aurait des impacts irréversibles sur les emplois du tourisme. Les gens d’ici sont fiers de faire visiter le fjord du Saguenay et montrer sa beauté naturelle, ça fait partie de la culture et de l’identité locale. Il est complètement inconcevable d’accepter ce projet et mettre à risque le gagne-pain de milliers de personnes », affirme Adrien Guibert-Barthez, co-porte parole de la Coalition Fjord. 

«Il faut comprendre ce qu’implique l’arrivée de ces gigantesques méthaniers de 300 mètres, ou 30 autobus scolaires, dans le fjord. Ajouter une usine de liquéfaction et 320 passages de ces mastodontes par année viendrait compromettre la survie des bélugas et de toute l’industrie touristique de la région. Au final, c’est aussi tout le Québec qui devrait vivre avec les conséquences si un accident survenait. Notre action aujourd’hui sert à illustrer ce scénario catastrophe que peu de gens souhaitent voir advenir…sauf peut-être quelques entreprises de l’Ouest canadien», explique Marc-André Viau, directeur des relations gouvernementales d’Équiterre.

« Ce projet est une véritable bombe climatique! C’est un méga projet d’expansion de la production et de l’exportation du gaz fossile produit par fracturation hydraulique dans l’ouest canadien. De la production du gaz jusqu’à sa combustion, il générerait autour de 50 millions de tonnes de CO2 par année, l’équivalent d’ajouter 10 millions de véhicules sur les routes chaque année pendant plus de 25 ans. Il irait à l’encontre de l’Accord de Paris sur le climat et de la relance juste et verte qu’exige la population en plus de torpiller les efforts climatiques du Québec et du Canada », déclare Patrick Bonin, responsable de la campagne Climat-Énergie à Greenpeace Canada.

« Le transport par méga-méthaniers du gaz liquéfié aurait des impacts majeurs sur la biodiversité du fjord et du Saint-Laurent. Les impacts se feraient particulièrement sentir sur le béluga, qui est déjà sur le bord de l’extinction. Faire disparaître une espèce emblématique du Québec pour vendre du gaz de fracturation à l’étranger, ce n’est pas du développement durable, même si le promoteur essaie de nous le faire croire », explique Alice-Anne Simard, directrice générale de Nature Québec.

« La destruction de plus de 10 hectares de milieux humides que nécessitera la construction de l’usine GNL s’ajoute à ceux qui seront détruits par la construction de Gazoduq. Ces milieux sont indispensables à l’approvisionnement en eau des communautés locales et, en tant que bien commun public, nous devons dire non aux projets qui menacent sa préservation », affirme Rébecca Pétrin, directrice générale d’Eau Secours.

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POUR INFORMATION

Adrien Guibert-Barthez

Co-porte-parole, Coalition Fjord

[email protected] 

(418) 376-3371

Anthony Côté Leduc

Relations médias, Équiterre

[email protected]

(514) 605-2000

Gabriel Marquis

Responsable des communications, Nature Québec

[email protected]

‭(581) 307-8613

Laura Bergamo

Conseillère en communications, Greenpeace Canada

[email protected]

(438) 928-5237

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