Les militants de Greenpeace attaqués en justice : à quand le procès des centrales d’EDF ? | Greenpeace Luxembourg

Les militants de Greenpeace attaqués en justice : à quand le procès des centrales d’EDF ?

Actualité - janvier 24, 2018
Le 27 février prochain a lieu, au tribunal de grande instance de Thionville, le procès de huit activistes de Greenpeace France. En octobre 2017, ces activistes se sont introduits dans la centrale de Cattenom en Moselle et ont tiré un feu d’artifice au pied de la piscine d’entreposage de combustible usé. Au lieu de prendre en main ce problème de sécurité, EDF a porté plainte contre les activistes de Greenpeace. Le 27 février prochain, mobilisons-nous pour les soutenir !

 

Une démonstration incontestable des failles de sécurité

Objectif de l’intrusion des activistes dans la centrale de Cattenom ? Dénoncer la fragilité et l’accessibilité de ces bâtiments chargés de radioactivité. Alors qu’EDF prétend sécuriser les centrales, les militant-e-s de Greenpeace France ont démontré par leur action le manque de protection des parties les plus fragiles des installations.

Au lieu de prendre en main ce problème de sécurité et d’entreprendre les travaux nécessaires pour renforcer la protection de ses centrales, très vulnérables face aux risques d’attaques extérieures, EDF a porté plainte contre les activistes de Greenpeace

Mais quand aura enfin lieu le procès des centrales nucléaires d’EDF ? Avec 58 réacteurs nucléaires dans l’Hexagone, dont certains proches des frontières allemandes, belges et luxembourgeoises, nous sommes toutes et tous concerné-e-s par les risques nucléaires. N’attendons plus pour agir !

Cette action faisait suite à la remise d’un rapport de sept experts indépendants, par Greenpeace France, aux autorités compétentes sur la sécurité nucléaire. Dans ce rapport, les experts dénoncent sur l’extrême fragilité des piscines de combustible usé qui sont mal protégées face aux risques d’attaques extérieures. Pourtant, un accident sur ce type de bâtiment pourrait avoir des conséquences encore plus étendues sur le territoire que celles de l’accident de Fukushima (plus de 80 km).

Le 27 février à Thionville, soutenons les militants !

Les actions non-violentes et les militants qui y participent constituent l’âme de Greenpeace. Nous saluons à nouveau le courage et la détermination de ces citoyennes et citoyens qui, à Cattenom, ont pris des risques pour alerter le plus grand nombre sur un risque nucléaire qui nous concerne toutes et tous, en France et en Europe.

 

Mardi 27 février, en soutien aux activistes de Greenpeace France et pour demander que de véritables mesures soient prises pour la sécurité nucléaire, mobilisons-nous à Thionville ! Rendez-vous à 11h30, Place de la Mairie.

Greenpeace France met en lumière depuis de très nombreuses années les risques liés au manque de sécurité des centrales nucléaires : la réponse d’EDF et des autorités n’est toujours à la hauteur des enjeux.

 

 

Article source : Greenpeace France