Mode detox : où en est le secteur textile ? | Greenpeace Luxembourg

Mode detox : où en est le secteur textile ?

Actualité - juillet 16, 2018
Il y a sept ans, Greenpeace lançait sa campagne Detox. Le but : dénoncer l’utilisation de produits chimiques toxiques par l’industrie textile et l’inciter à adopter des pratiques plus respectueuses des consommateurs et de l’environnement. Même si d’importants progrès restent à faire, des avancées majeures ont été obtenues grâce à votre mobilisation !

En 2011, les marques de vêtements que nous avons contactées nous ont dit que les produits chimiques dangereux étaient indispensable à la fabrication de nos vêtements, qu’elles ne connaissaient pas vraiment leurs sous-traitants et qu’aucun changement ne serait possible. Nous avons décidé de ne pas baisser les bras, et vous avez décidé de relever le défi “Detox” à nos côtés.

En mode mobilisation !

Ensemble, nous sommes donc passés “en mode mobilisation”. Nous avons publié des rapports scientifiques, réalisés des tests en laboratoiremanifesté devant les magasins, organisé des défilésprovoqué en duel le secteur du luxe, mis les différentes marques en compétition, et même escaladé des montagnes,

La pression que nous avons exercée, dans les magasins et sur les réseaux sociaux, a fini par payer.

Aujourd’hui, 80 entreprises du textile ont signé notre charte “Detox” et se sont engagées à réduire l’utilisation et le rejet de produits chimiques dangereux d’ici à 2020.

Ces entreprises représentent 15 % de la production textile mondiale !

121206_Copenhagen_ Detox Levi's: Today Greenpeace activists staged a vertical catwalk action in front of the levi's store in the biggest mall in Copenhagen, Denmark. Greenpeace calls Levi's to engage fully in the process of ending the use and release of hazardous chemicals in connection with the production of their clothing.Byline: Will Rose/ Greenpeace
Défilé vertical sur un magasin Levi’s à Copenhague, décembre 2012.
© Will Rose / Greenpeace

Des progrès indéniables

De nombreuses enseignes internationales comme Zara ou Adidas ont décidé de prendre leurs responsabilités : elles testent les rejets d’eaux usées de leurs usines de fabrication, font des efforts de transparence sur leur sous-traitance (en Chine, au Mexique, etc.), et remplacent les produits chimiques toxiques par des alternatives moins nocives.

Non seulement nous avons rendu nos cours d’eau plus propres, mais nous avons aussi contribué à améliorer la vie des personnes qui travaillent dans les usines de production ou qui vivent à proximité.


Action lors de la fashion week à Paris, mars 2013.
© Nicolas Chauveau / Greenpeace

Ce n’est qu’un début

Cette révolution de la mode ne fait que commencer et beaucoup reste à faire, d’autant que la production textile ne cesse d’augmenter, que les déchets s’entassent et que les océans sont pollués par les fibres microplastiques de nos vêtements.

Aujourd’hui, nous demandons aux consommateurs de prendre conscience des dommages environnementaux liés à l’industrie textile et de revoir nos modes de consommation des vêtements : acheter moins et de meilleure qualité, échanger, recycler…

Nous demandons aussi aux responsables politiques, aussi bien dans les pays de production que dans les pays d’importation, de traduire les meilleures pratiques en réglementations.

Enfin, nous incitons l’ensemble de l’industrie textile à adopter la charte Detox de Greenpeace. Certaines marques l’ont fait… Tous les concurrents peuvent et doivent suivre !

Télécharger le résumé du rapport en français

Télécharger le rapport intégral en anglais

 

Article Source : Greenpeace France