Local Girl in Cameroon. © John Novis
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Aerial view of village in Lac Paku in the peatland forest near Mbandaka, Democratic Republic of the Congo. Greenpeace is documenting ground-level research into satellite data on vast peatland areas recently discovered by scientists in the swamps of the Congo Basin rainforest, as well as affected communities and the natural environment. The most carbon-rich tropical region in the world is estimated to store the equivalent of three years’ worth of total global fossil fuel.

Après avoir suivi le Président Tshisekedi au One Planet Summit ce lundi 11/01/2021 organisé par la France, Greenpeace a un sentiment d’absence d’une coordination des différentes réformes en cours en République democratique du Congo.

Ce sommet tombe à point nommé au moment où la RDC est entrain de pleurer l’assassinat de 6 éco gardes dans le parc national de Virunga le dimanche 10 janvier dernier et soulève encore la question de la gestion de ces aires protégées existantes qui ne disposent pas suffisamment des moyens pour faire face à une insécurité croissante causée par les groupes armés. Il faut également ajouter que le modèle militarisé de gestion actuelle de ces aires est source de conflits permanents avec les communautés entourant ces espaces protégés.

Pour un pays aux potentiels importants en termes de biodiversité, la RDC semble ne pas comprendre les enjeux autour de la dynamique actuelle de l’élargissement des espaces protégés. Cette dynamique ne met pas suffisamment un accent sur l’amélioration des conditions de vie des communautés locales et des peuples autochtones, gardiennes de cette biodiversité depuis des milliers d’années.

C’est ici l’occasion de rappeler que l’ambition émise par le président Tshisekedi au One Planet Summit de passer de 14% d’aires protégées à 17%  du territoire nationale est celle de la Stratégie Nationale de conservation de la biodiversité de la RDC depuis 2012 et, à ce jour, rien n’a été fait pour répondre à cette volonté politique.

Une chose est d’augmenter la superficie des aires protégées, une autre est de mettre les moyens et de les gérer de manière durable et participative pour garantir une suite favorable à la protection de la biodiversité et à l’amélioration des conditions de vie des communautés locales et des peuples autochtones.

Ainsi dit, cette ambition du Président Tshisekedi vient aussi relancer le débat de la réforme sur l’aménagement du territoire qui, jusqu’à ce jour, est gérée de manière unilatérale par le ministre chargé de l’aménagement du territoire. Ladite réforme continue d’ignorer les points de vue de la société civile congolaise, alors qu’ils représentent une contribution importante et déterminante pour la prise en compte des besoins de tous et la réussite de cette ambition.

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