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Kinshasa, 2 juillet 2021 – Rebondissement dans l’affaire des concessions Tradelink : l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) confirme l’illégalité des contrats attribués par l’ancien ministre de l’Environnement Claude Nyamugabo. 

Deux semaines après la demande de Greenpeace Afrique d’annuler l’attribution illégale de 1,4 millions d’ha de concessions dites de « conservation » à une entreprise dont l’un des actionnaires est un entrepreneur minier belge, le ministère de l’Environnement reste muet.

Le directeur général de l’ICCN, lui, a choisi de ne plus se taire : il confirme que les six contrats Tradelink ont tous violé la réglementation en la matière. 

Le décret n°011/27 du 20 mai 2011 fixant les règles spécifiques d’attribution des concessions forestières de conservation exige qu’un délégué de l’ICCN assiste à la réunion d’examen de l’offre technique et financière proposée par le requérant d’une concession. Le Pasteur Dr. Cosma Wilungula est catégorique : l’ICCN n’a jamais pris part à une telle réunion.

Ni les contrats concessions Tradelink encore moins leurs annexes n’ont jamais été communiqués à l’ICCN comme l’exige l’article 27 desdits contrats. L’ICCN « n’est pas informé de la disponibilité d’une quelconque concession après inventaire et plan d’aménagement » ajoute-t-il.

A de nombreuses reprises, Greenpeace Afrique a essayé de contacter le cabinet de la Ministre Ève Bazaiba, ainsi que le secrétaire général et le directeur général du ministère. Silence radio.

« Du côté du ministère de l’Environnement, c’est la politique de l’autruche”, dit Irène Wabiwa Betoko, cheffe de la campagne forêt à Greenpeace Afrique. “Vu la gravité des faits, son silence est totalement incompréhensible ».  

Irène Wabiwa ajoute : « L’histoire est-elle en train de se répéter ? Sur le site web du Ministère, sur sa page Facebook, sur le compte twitter de Madame Bazaiba on n’a droit qu’à un fil ininterrompu de communication sur d’autres sujets. Grande est notre consternation ».

FIN