Monaco, 11 Septembre 2023 – Les militants de Greenpeace ont manifesté aujourd’hui au Rendez-Vous de Septembre (RVS) à Monte Carlo (Monaco) en exigeant que les compagnies d’assurance et de la réassurance ne garantissent pas le développement de concessions pétrolières dans la bombe à carbone et le hotspot de la biodiversité qu’est la forêt tropicale du Congo..

Dont insure rainforest destruction. © Greenpeace /
Activists disrupt conference to urge insurance to stop supporting climate crisis. Oil companies want to drill in the Congo rainforest, destroying communities and biodiversity, and insurance companies shouldn’t prop them up.
© Greenpeace /

Après le rapport publié par Greenpeace Afrique et ses partenaires le weekend dernier, analysant les engagements spécifiques des compagnies d’assurance et de réassurance concernant les appels d’offres de pétrole et de gaz lancée l’année dernière par la République Démocratique du Congo (RDC), les militants venant de la France et de la Croatie, sont venus prêter mains à ceux de la RDC qui ont effectué ce voyage à Monte Carlo pour dissuader la majorité des compagnies d’assurance et de réassurance actives dans la souscription de combustibles fossiles au niveau mondial et obtenir des engagements publics de la part du plus grand nombre possible.

“Nous sommes à Monte-Carlo, un des quartiers les plus riches du monde pour affronter un groupe de compagnies d’assurance super riches et puissantes pour garantir que ces entreprises n’en rajoutent pas aux difficultés de milliers  des communautés les plus pauvres du monde en RDC,” a déclaré Irène Wabiwa, Chef de Projet International pour le Bassin du Congo à  Greenpeace Afrique.

Activists disrupt conference to urge insurance to stop supporting climate crisis. Oil companies want to drill in the Congo rainforest, destroying communities and biodiversity, and insurance companies shouldn’t prop them up.

“Alors que certaines compagnies nous ont donné l’engagement de ne pas fournir d’assurance pour les désastreuses enchères pétrolières en RDC, d’autres restent silencieuses et continuent leurs activités comme d’habitude : assurer les compagnies de combustibles fossiles sans le consentement des peuples autochtones et des communautés locales, alors que la planète brûle d’une crise climatique est hors de question.” poursuit-elle.

La RDC n’a pas la capacité nationale de fournir une assurance pour la prospection pétrolière et le risque élevé qu’elle implique. Par conséquent, les entreprises qui obtiennent des droits d’exploration dans les appels d’offres de blocs pétroliers en RDC s’appuieront très probablement sur les services de certaines des plus grandes compagnies d’assurance et de réassurance du monde, principalement concentrées en Europe et en Amérique du Nord. 

En juillet 2022, la RDC a lancé des appels d’offres pour les droits d’exploration de 30 blocs de pétrole et de gaz. 13 de ces blocs pétroliers chevauchent des aires protégées et des parcs nationaux, y compris le parc national des Virunga classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, contrairement aux promesses du ministre des Hydrocarbures de la RDC, Didier Budimbu. 

Plus important encore, les appels d’offres pétroliers en RDC ne respectent pas le Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP) des peuples autochtones et des communautés locales habitant les zones pour lesquelles les droits d’exploration sont mis aux enchères. Les militants forestiers de Greenpeace Afrique ont visité huit des blocs pétroliers. Ils ont constaté que les communautés locales “étaient toutes choquées par la perspective de voir leurs terres vendues aux enchères à des compagnies pétrolières”, et des visites ultérieures, un an plus tard, ont révélé une vague croissante d’opposition aux appels d’offres.

“Si les principales compagnies d’assurance cessaient de couvrir l’industrie des combustibles fossiles, les compagnies pétrolières auraient du mal à trouver un soutien pour leurs plans d’entreprise destructeurs pour l’environnement et des personnes. C’est pourquoi nous demandons aux compagnies d’assurance de cesser de soutenir l’industrie des combustibles fossiles,” conclut Irène Wabiwa.

FIN

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Contact : 

Raphaël Mavambu,
consultant en médias et communication,
Greenpeace Afrique, [email protected], +243 810 6790437